Banque de données des akiya et maisons abordables au Japon

Où vivre au Japon quand on est étranger : le comparatif

Où vivre au Japon dépend de trois arbitrages : d'où vient votre revenu, combien de temps de trajet vous acceptez, et si vous achetez pour habiter ou pour louer. Dans notre catalogue de 4 946 annonces suivies sur 46 préfectures, le prix médian d'une maison va de 2,9 M¥ (17 900 €) à Niigata à 35,8 M¥ (221 000 €) à Kyoto : un facteur douze qui rend le choix de la région bien plus déterminant que celui du bien.

Vue panoramique de la ville de Tottori depuis une colline boisée : quartiers de maisons basses et d'immeubles serrés dans la plaine, montagnes en arrière-plan, exemple de ville moyenne japonaise où s'installer
Photo : Carampaima · Public domain

Où vivre au Japon : quatre profils, quatre réponses

Il n'existe pas de « meilleure ville japonaise » dans l'absolu. Il existe une ville cohérente avec votre revenu, votre statut de séjour et votre tolérance à la distance. Avant de comparer des quartiers sur une carte, tranchez trois questions : d'où viendra votre argent une fois installé, combien de minutes de trajet quotidien vous acceptez, et si vous achetez pour habiter ou pour louer.

Ces trois réponses éliminent d'emblée 90 % du territoire. Le tableau ci-dessous résume les quatre profils que nous croisons le plus souvent chez les acheteurs étrangers, avec le budget d'achat réellement observé dans chaque cas.

ProfilCe qui décideZones à regarder en premierBudget d'achat observé
Salarié recruté ou muté au JaponTemps de trajet, école des enfants, accès au crédit localTokyo et Kanagawa, Osaka, Aichi, Fukuoka25 à 60 M¥ (154 000 à 370 000 €)
Indépendant ou télétravailleur payé depuis l'étrangerCoût du logement, fibre, aéroport international à moins de 2 hFukuoka, Okayama, Hyōgo, Nagano, Wakayama4 à 15 M¥ (25 000 à 93 000 €)
Investisseur non résident (location courte durée)Flux touristique, licence obtenable, gestion sur placeKyoto, Osaka, Atami, Nagano, Okinawa8 à 40 M¥ (49 000 à 247 000 €)
Résidence secondaire ou projet de retraiteClimat, hôpital, calme, entretien du bien à distanceEhime, Kagawa, Ōita, Miyazaki, Wakayama3 à 10 M¥ (18 500 à 62 000 €)

La règle qui change tout : acheter ne donne aucun droit de séjour

Le point le plus mal compris de tout le sujet. Aucun statut de résidence japonais ne s'obtient en achetant un logement : il n'existe pas de visa doré au Japon. Vous pouvez acquérir une maison en pleine propriété, sans résidence ni visa, mais vous n'y séjournerez que le temps que votre statut autorise, souvent 90 jours en exemption de visa court séjour. Nous détaillons ce point dans notre article sur l'achat d'une maison au Japon sans visa.

Conséquence pratique sur le choix du lieu : si votre présence sur place restera intermittente, la question « quelle ville me plaît » compte moins que « quelle ville je peux gérer à 10 000 km ». Un bien en centre de ville moyenne, desservi par une gare, se gère bien mieux qu'une ferme isolée à 40 minutes de route.

Les trois filtres à appliquer avant la moindre visite

  • Le filtre du revenu. Un revenu japonais salarié ouvre le crédit local ; un revenu étranger impose l'achat comptant. Ce seul point déplace le budget d'un facteur 3 à 5, donc la géographie possible.
  • Le filtre de la gare. Au Japon, la valeur et la liquidité d'un bien se lisent en minutes de marche jusqu'à la gare. Au-delà de 20 à 30 minutes de gare desservie, la revente devient longue, quel que soit le charme du bien.
  • Le filtre du climat. Deux mètres de neige à Aomori ou trois typhons par an à Miyazaki ne se corrigent par aucune rénovation. Ce filtre s'applique en premier, pas en dernier.

Le prix réel d'une maison, préfecture par préfecture

La plupart des comparatifs en ligne opposent des loyers ou des indices nationaux. Nous préférons publier ce que nous mesurons nous-mêmes : au 21 août 2026, notre catalogue compte 4 946 annonces publiées dans 46 préfectures (Okinawa est la seule préfecture sans banque d'akiya municipale inscrite au dispositif national). Les médianes ci-dessous sont calculées sur les biens dont le prix est publié, préfecture par préfecture.

Précision méthodologique importante : notre catalogue est orienté maisons anciennes, akiya (akiya, logements vacants) et maisons de campagne. Il lit donc le bas du marché japonais, pas l'indice national de tous les logements. Ces chiffres répondent à la question « qu'est-ce que j'achète avec 5 millions de yens », pas à « combien vaut le mètre carré à Tokyo ».

PréfectureAnnonces suiviesPrix médian publiéÉquivalent €Caractère dominant
Niigata2892 900 000 ¥17 900 €Neige lourde, grandes maisons, mer du Japon
Aomori2233 000 000 ¥18 500 €Hivers extrêmes, prix les plus bas du pays
Shimane713 000 000 ¥18 500 €Rural, très peu peuplé, patrimoine préservé
Wakayama3423 500 000 ¥21 600 €Littoral doux, proche Osaka, notre 1er stock
Nara1263 500 000 ¥21 600 €Historique, accès Kansai, vallées isolées
Kagoshima1733 800 000 ¥23 500 €Sud subtropical, volcan actif, îles
Okayama1904 000 000 ¥24 700 €Climat sec, peu de catastrophes, Shinkansen
Hokkaidō564 200 000 ¥25 900 €Grands terrains, hivers longs, ski
Fukuoka1454 800 000 ¥29 600 €Métropole dynamique et arrière-pays rural
Ōita1745 000 000 ¥30 900 €Sources chaudes, Beppu et Yufuin
Nagano805 000 000 ¥30 900 €Montagne, ski, résidences secondaires
Hyōgo915 770 000 ¥35 600 €Kobe et son arrière-pays, accès Kansai
Shizuoka868 800 000 ¥54 300 €Atami, Izu, Tokyo à 40 minutes de Shinkansen
Chiba8011 000 000 ¥67 900 €Grande banlieue de Tokyo, aéroport de Narita
Kyoto17135 800 000 ¥221 000 €Machiya urbaines, marché touristique tendu

Pourquoi Kyoto sort dix fois au-dessus d'Aomori

Parce que ce ne sont pas les mêmes biens. Notre stock de Kyoto est composé de machiya (machiya, maisons de ville traditionnelles en bois) situées dans les arrondissements centraux, souvent déjà restaurées et destinées à l'exploitation touristique. Notre stock d'Aomori est composé de maisons familiales d'après-guerre en périphérie. Comparer les deux médianes ne compare pas deux villes : cela compare deux marchés qui n'ont en commun que le pays. C'est exactement la raison pour laquelle nous publions la nature dominante de chaque stock à côté du chiffre.

Pour explorer par vous-même, la grille complète est filtrable par préfecture, prix et type sur la page des annonces akiya que nous suivons, et deux sélections par budget existent : les maisons japonaises sous 50 000 € et celles sous 100 000 €. Si votre projet est patrimonial plutôt que budgétaire, regardez plutôt les kominka à vendre et les machiya à vendre.

Ce que le prix d'affichage ne dit pas

Une maison à 3 M¥ ne coûte jamais 3 M¥. Ajoutez les frais d'acquisition, plafonnés à 6 % du prix au Japon (droits d'enregistrement, taxe d'acquisition, honoraires d'agence, shihō shoshi shihō shoshi, le juriste qui enregistre le transfert), puis la remise en état. Sur un bien de campagne non entretenu, la provision de travaux dépasse fréquemment le prix d'achat lui-même. Notre article sur les frais d'achat immobilier au Japon détaille chaque ligne, et combien coûte réellement une maison au Japon reprend le calcul complet.

Les grandes métropoles : ce que vous achetez vraiment

Vivre dans une métropole japonaise, c'est acheter un accès : à l'emploi, aux écoles internationales, aux hôpitaux, aux vols long-courriers. C'est aussi renoncer à la surface. Dans les onze arrondissements centraux de Tokyo, une maison individuelle avec jardin relève de l'exception patrimoniale, pas de l'offre courante.

MétropolePopulation (ordre de grandeur)Ce qu'on y gagneCe qu'on y perdAnnonces dans notre catalogue
Tokyo14 M (aire urbaine 37 M)Emploi, écoles internationales, liquidité de revente maximaleSurface, prix, silence10
Osaka2,7 M (préfecture 8,7 M)Coût d'entrée inférieur à Tokyo, tourisme, zone spéciale minpakuDensité, qualité de l'air en centre14
Nagoya (Aichi)2,3 MIndustrie, emploi stable, prix modérésAttrait touristique faible, revente moins fluide35
Fukuoka1,6 MVille jeune, aéroport à 10 min du centre, coût de la vie basMarché déjà repéré, typhons145
Sapporo (Hokkaidō)2,0 MEspace, ski, immobilier abordable pour une métropoleHiver long, chauffage coûteux56
Kobe (Hyōgo)1,5 MCadre littoral, tradition d'accueil des étrangersTerrain en pente, risque sismique connu91
Hiroshima1,2 MVille moyenne bien équipée, prix contenusOffre étrangère peu structurée75

Les chiffres d'annonces de la dernière colonne sont ceux de la préfecture entière, campagne comprise : les 145 annonces de Fukuoka ne sont pas 145 maisons dans le centre de Hakata. C'est d'ailleurs le signal utile : plus la métropole est chère, plus notre catalogue y est mince, parce que nous suivons le segment des maisons anciennes accessibles.

Tokyo : le seul marché où la revente est un acquis

Si votre horizon est incertain, Tokyo reste le choix défendable malgré le prix : c'est le seul marché japonais où un bien correct se revend en semaines plutôt qu'en années. Le choix de l'arrondissement fait ensuite tout le travail, et il varie du simple au triple : notre comparatif des arrondissements de Tokyo où acheter et l'article acheter près d'une gare de la Yamanote couvrent ce niveau de détail, et la page Tokyo regroupe les biens que nous y suivons.

Fukuoka, Osaka, Sapporo : les alternatives réellement crédibles

Fukuoka est la métropole que nous voyons monter le plus vite chez les acheteurs étrangers : population jeune, aéroport international à dix minutes de métro du centre, coût de la vie nettement sous Tokyo. Osaka combine une entrée moins chère et un cadre réglementaire favorable à la location courte durée dans sa zone spéciale. Sapporo offre de la surface et un accès direct aux stations de ski. Nos analyses détaillées : investir à Fukuoka, investir à Osaka, investir à Sapporo et investir à Nagoya.

Les villes moyennes : le meilleur compromis, et le moins connu

C'est le segment que les acheteurs étrangers découvrent en dernier, et souvent celui qu'ils choisissent. Une ville japonaise de 200 000 à 700 000 habitants offre un hôpital de référence, une gare desservie, des supermarchés ouverts tard, la fibre, et des maisons à un prix qui n'existe nulle part en Europe occidentale.

Sept villes moyennes que nous regardons de près

  • Okayama (environ 720 000 habitants) : réputée pour son faible taux de catastrophes naturelles, arrêt Shinkansen, climat sec. 190 annonces suivies, médiane 4 M¥ (24 700 €).
  • Matsuyama (environ 500 000 habitants, Ehime) : la plus grande ville de Shikoku, château, onsen de Dōgo, hivers doux. Ehime affiche 140 annonces et une médiane à 5 M¥ (30 900 €).
  • Kanazawa (environ 460 000 habitants, Ishikawa) : patrimoine intact, Shinkansen depuis Tokyo, mais neige abondante et marché serré. Voir investir à Kanazawa.
  • Ōita et Beppu (environ 470 000 et 110 000 habitants) : capitale japonaise des sources chaudes, université internationale, 174 annonces suivies.
  • Wakayama (environ 350 000 habitants) : une heure d'Osaka, littoral, climat doux, et notre premier gisement d'annonces avec 342 biens. Détail sur la page Wakayama.
  • Takamatsu (environ 420 000 habitants, Kagawa) : porte d'entrée des îles de la mer intérieure de Seto, très faible pluviométrie.
  • Sendai (environ 1,1 M, Miyagi) : la grande ville du Tōhoku, verte, universitaire, à 90 minutes de Tokyo en Shinkansen.

Le critère qui départage : la desserte ferroviaire

Entre deux villes moyennes équivalentes, choisissez celle qui est sur une ligne Shinkansen ou sur une ligne express directe vers une métropole. Ce n'est pas un confort, c'est un actif : la desserte soutient la valeur du bien, la demande locative et votre propre capacité à faire des allers-retours. Une ville à 45 minutes de Shinkansen d'une métropole est structurellement plus solide qu'une ville plus grande mais enclavée.

Pour explorer par zone, nos pages préfecture regroupent le stock réel : Fukuoka, Hyōgo, Nagano, Shizuoka et Kyoto.

Si le projet est un projet de retraite, les critères changent d'ordre : l'hôpital passe avant le prix, et la maison de plain-pied avant le charme. Nous les avons classés dans prendre sa retraite au Japon.

Sur la côte du Kanagawa, le compromis se joue autrement : la mer et Tokyo en une heure, mais un empilement de protections patrimoniales qui décide de ce que l'on peut construire. C'est l'objet de notre guide pour acheter une maison à Kamakura.

La campagne japonaise : la règle des 20 à 30 minutes

L'inaka (田舎, la campagne) est ce qui attire la plupart des acheteurs vers le Japon : des maisons à 2 ou 3 millions de yens, des charpentes centenaires, des montagnes. C'est aussi là que se concentrent les erreurs coûteuses.

Le contexte est structurel. L'enquête nationale sur le logement et les terrains de 2023 (jūtaku tochi tōkei chōsa, Jūtaku Tochi Tōkei Chōsa, Bureau des statistiques du ministère de l'Intérieur) recense environ 9 millions de logements vacants, soit un taux de vacance proche de 13,8 %. Ce stock n'est pas réparti au hasard : il se concentre exactement là où la population part, c'est-à-dire dans les communes que vous trouverez les moins chères.

La règle des 20 à 30 minutes

Notre position, répétée sur tout le site : le vrai problème d'une akiya n'est presque jamais son état, c'est son emplacement. Un bien situé à plus de 20 à 30 minutes d'une gare desservie et d'un pôle de commerces cumule trois handicaps qui ne se rattrapent pas : impossible à louer, difficile à revendre, coûteux à entretenir à distance. Une maison invendable à 500 000 ¥ reste plus chère qu'une maison correcte à 5 M¥ que l'on peut revendre.

Ce que la campagne apporte réellement

  • De la surface bâtie et du terrain pour un prix sans équivalent : 150 m² habitables et 300 m² de terrain sont courants sous 5 M¥.
  • Des dispositifs communaux : de nombreuses mairies subventionnent la rénovation, l'installation de jeunes ménages ou la reprise d'une akiya, sous conditions de résidence effective.
  • Un patrimoine bâti authentique : les kominka (kominka, fermes traditionnelles) se trouvent presque uniquement là.

Ce qu'elle exige en retour

Un véhicule obligatoire, un rapport actif avec le voisinage (l'association de quartier, chōnaikai 町内会, n'est pas facultative en pratique), des services médicaux à distance, et un entretien constant. L'humidité, les termites et le gel travaillent une maison vide bien plus vite qu'une maison habitée : nos articles sur l'humidité et les moisissures et sur les termites shiroari chiffrent les conséquences. Pour le tableau complet, lisez acheter à la campagne au Japon et comment fonctionne une akiya bank.

Attention au raccourci : la campagne fait chuter le prix d'achat, pas le budget mensuel. Deux voitures, un bâti ancien et un assainissement autonome reprennent l'essentiel de l'économie, comme le montrent les trois budgets comparés de notre article sur ce que coûte réellement un mois au Japon.

Climat, neige et risques naturels : le critère qu'on sous-estime

Le Japon s'étire sur 3 000 km du subarctique au subtropical. Choisir une région, c'est choisir un climat que la rénovation ne corrigera qu'à la marge, et une exposition aux aléas naturels que rien ne corrige.

RégionHiverÉtéAléa dominantEffet sur le budget annuel
HokkaidōLong, jusqu'à -15 °CSec et agréableNeige, gel des canalisationsChauffage élevé, déneigement
Tōhoku et côte de la mer du Japon (Aomori, Akita, Niigata)Très neigeuxChaud et humideNeige lourde, toitures à renforcerDéneigement, entretien de toiture
Kantō (Tokyo, Chiba, Kanagawa)Doux et secTrès chaud et humideSéisme, typhon en fin d'étéClimatisation, assurance
Kansai (Kyoto, Osaka, Nara, Wakayama)DouxÉtouffant à KyotoSéisme, inondation en fond de bassinClimatisation, ventilation
Chūgoku et Shikoku (Okayama, Kagawa, Ehime)DouxChaud, peu pluvieux côté SetoAléas les plus faibles du paysBudget le plus stable
Kyūshū (Fukuoka, Ōita, Kagoshima, Miyazaki)DouxChaud et très humideTyphons, cendres volcaniques au sudEntretien extérieur fréquent
OkinawaSans hiverSubtropicalTyphons puissants, corrosion salineConstruction béton, entretien élevé

Les deux vérifications non négociables

Le zonage d'aléa. Chaque commune japonaise publie ses cartes de risque (hazard map) : inondation, glissement de terrain, liquéfaction, tsunami. Une maison agréable en zone d'aléa fort reste une maison en zone d'aléa fort, et cela se paiera à l'assurance comme à la revente. Nous documentons cette lecture dans risques naturels et immobilier au Japon, et chaque fiche de notre catalogue affiche le contexte territorial issu des données publiques du ministère de l'Aménagement du territoire.

La date de construction. La norme parasismique renforcée de 1981 (shin taishin, shin-taishin) est la ligne de partage la plus utile du marché japonais. Un bâti antérieur n'est pas disqualifié, mais il impose un diagnostic et souvent un renforcement : voir la norme sismique de 1981.

Enfin, le froid japonais se vit à l'intérieur : l'isolation du parc ancien est très inférieure aux standards européens, quelle que soit la région. Lisez l'isolation thermique d'une maison japonaise avant de vous décider pour une région à hiver marqué.

À l'autre extrémité du pays, le climat subtropical a ses propres contraintes : typhons, air salin et bâti en béton. Notre guide sur l'achat d'une maison à Okinawa chiffre l'entretien que cela impose, et explique pourquoi l'archipel est le marché le plus tendu du Japon.

Ce que le lieu ne change pas : crédit, frais, impôts

Certains paramètres sont nationaux : les optimiser par le choix de la ville est une illusion. Autant les connaître avant de comparer des quartiers.

Le crédit immobilier

Un prêt immobilier japonais suppose d'être résident au Japon et salarié au Japon, avec une ancienneté et un statut de séjour stable. Quelques banques accompagnent des profils étrangers sous conditions, généralement avec un apport élevé. Un non-résident achète donc comptant, quelle que soit la préfecture visée. Le détail est dans le crédit immobilier au Japon pour un étranger et dans financer un achat au Japon depuis la France.

Les frais et la fiscalité de détention

Les frais d'acquisition totaux restent inférieurs ou égaux à 6 % du prix partout au Japon. La détention, elle, se paie chaque année : taxe foncière (kotei shisan zei, kotei shisan-zei) autour de 1,4 % de la valeur cadastrale, plus la taxe d'urbanisme en zone urbanisée. Le montant varie selon la commune, mais l'ordre de grandeur ne dépend pas de la région : sur une maison de campagne à 5 M¥, comptez généralement quelques dizaines de milliers de yens par an. Voir la taxe foncière au Japon.

Le point de vigilance : la maison vide taxée plus cher

Une maison laissée à l'abandon peut perdre l'abattement fiscal dont bénéficie un terrain d'habitation, ce qui multiplie la taxe foncière. Acheter loin et ne pas occuper le bien n'est donc pas neutre. C'est un argument supplémentaire pour privilégier un emplacement louable plutôt qu'un emplacement seulement joli.

Simuler avant d'arbitrer

Le comparatif ville par ville prend son sens une fois chiffré. Notre carte interactive et simulateur de rentabilité permet de tester une hypothèse de prix, de travaux et de revenu locatif par zone, et le guide d'achat complet reprend chaque étape de la transaction. Si vous voulez déléguer la recherche et la transaction, la page accompagnement décrit nos deux formules ainsi que le premier contact par écrit, sans engagement.

Cas pratique chiffré et erreurs fréquentes

Deux projets à 15 mois d'écart

Prenons deux acheteurs européens non résidents, tous deux payés depuis l'étranger, avec le même objectif : un pied-à-terre habitable une partie de l'année et louable le reste du temps.

PosteProjet A : maison à ŌitaProjet B : machiya à Kyoto
Prix d'achat5 000 000 ¥ (30 900 €)35 800 000 ¥ (221 000 €)
Frais d'acquisition (≤ 6 %)300 000 ¥ (1 850 €)2 148 000 ¥ (13 260 €)
Remise en état estimée4 000 000 à 8 000 000 ¥ (24 700 à 49 400 €)0 à 5 000 000 ¥ si déjà restaurée (0 à 30 900 €)
Budget total réaliste9 300 000 à 13 300 000 ¥ (57 400 à 82 100 €)37 900 000 à 42 900 000 ¥ (234 000 à 265 000 €)
Demande locativeSaisonnière, dépendante des onsenForte et annuelle, mais licence exigeante
Liquidité à la reventeFaible, acheteurs locaux uniquementBonne, marché international

Le projet A coûte quatre fois moins cher et laisse une trésorerie confortable ; le projet B est un actif liquide dans une ville dont la demande ne dépend pas de la saison. Aucun des deux n'est meilleur : ils répondent à deux questions différentes. L'erreur consiste à choisir A pour le prix, puis à lui demander la performance de B.

Les sept erreurs que nous voyons le plus souvent

  • Choisir la région d'après un voyage touristique. Une semaine à Kyoto en avril ne dit rien de l'été à Kyoto, ni de la vie quotidienne à quinze minutes du centre.
  • Ignorer la distance à la gare. C'est le premier critère de valeur au Japon, avant la surface et avant l'état.
  • Croire que l'achat ouvre un droit de séjour. Il n'en ouvre aucun, et cela conditionne tout le reste du projet.
  • Sous-estimer le climat. Deux mètres de neige impliquent une charpente, un déneigement et un chauffage que le prix d'achat ne laissait pas deviner.
  • Confondre prix bas et bonne affaire. Une maison à 300 000 ¥ dans une commune sans gare ni commerce est un passif, pas un actif.
  • Négliger le voisinage. À la campagne, l'association de quartier gère le ramassage des déchets, l'entretien des chemins et les corvées collectives.
  • Acheter avant d'avoir visité, même à distance. Une visite guidée en visioconférence coûte peu et évite l'essentiel des mauvaises surprises : voir visiter un bien au Japon à distance.

Le conseil que nous donnons systématiquement

Testez la vie avant d'acheter le lieu. Louez un mois hors saison touristique dans la ville visée, en semaine, et faites les trajets réels : la gare, l'hôpital, le supermarché, l'école éventuelle. C'est le seul filtre qui élimine à coup sûr les erreurs de géographie, et il coûte moins de 100 000 ¥ (620 €). Personne ne regrette ce mois-là.

Conclusion : commencez par le budget, finissez par la carte

Où vivre au Japon se décide dans cet ordre : la source de votre revenu, votre statut de séjour, puis le budget disponible, puis seulement la géographie. Un salarié recruté sur place a intérêt à rester dans l'orbite de son bassin d'emploi. Un travailleur indépendant payé depuis l'étranger a tout à gagner à viser une ville moyenne bien desservie, où 5 millions de yens achètent une maison entière plutôt qu'un studio. Un investisseur non résident doit choisir la demande locative avant le charme, et la liquidité avant le prix.

Les chiffres de cet article viennent de notre propre catalogue, mis à jour chaque nuit : 4 946 annonces suivies dans 46 préfectures au 21 août 2026. Ils vous donnent une échelle réelle, pas une moyenne nationale. Pour passer de la comparaison à la sélection, la grille filtrable de nos annonces de maisons japonaises et notre panorama de l'immobilier au Japon sont les deux points de départ ; nos études de cas chiffrées montrent à quoi ressemble un dossier mené jusqu'à la remise des clés.

Questions fréquentes

Quelle est la ville la moins chère où acheter une maison au Japon ?

Dans notre catalogue au 21 août 2026, les prix médians les plus bas se trouvent à Niigata (2,9 M¥, soit 17 900 €), Aomori et Shimane (3 M¥, 18 500 €). Ce sont des régions à hiver rigoureux ou très peu peuplées : le prix bas rémunère une contrainte réelle, jamais un hasard.

Peut-on vivre au Japon en achetant une maison ?

Non. Aucun statut de résidence japonais ne découle d'un achat immobilier : il n'existe pas de visa doré au Japon. Vous pouvez posséder un bien en pleine propriété sans être résident, mais votre durée de séjour reste celle qu'autorise votre statut, souvent 90 jours en exemption de visa.

Quelle ville japonaise est la plus adaptée à un étranger qui travaille à distance ?

Fukuoka et Okayama reviennent le plus souvent : aéroport proche, fibre, coût de la vie bas, arrêt Shinkansen. Fukuoka apporte une vie urbaine complète, Okayama un climat sec et un taux de catastrophes naturelles parmi les plus faibles du pays.

Faut-il préférer une grande ville ou la campagne pour un premier achat ?

Pour un premier achat sans résidence au Japon, une ville moyenne desservie par le train est le meilleur compromis : prix accessible, bien louable, revente possible. La campagne isolée demande une présence sur place ou une gestion locale que peu de primo-acheteurs ont déjà.

Combien coûte l'entretien annuel d'une maison au Japon ?

Comptez la taxe foncière (environ 1,4 % de la valeur cadastrale, souvent quelques dizaines de milliers de yens sur une maison rurale), l'assurance, et une provision d'entretien réaliste de 1 % de la valeur du bien par an. En zone neigeuse, ajoutez le déneigement et la surveillance de la toiture.

Peut-on emprunter auprès d'une banque japonaise en vivant à l'étranger ?

En pratique non. Le crédit immobilier japonais s'adresse aux résidents salariés au Japon, avec un statut de séjour stable. Les non-résidents achètent comptant, ce qui explique pourquoi le segment des maisons anciennes sous 10 M¥ attire autant d'acheteurs étrangers.

Où trouve-t-on le plus de maisons anciennes à vendre au Japon ?

Dans notre catalogue, Wakayama arrive en tête avec 342 annonces, devant Niigata (289) et Aomori (223). Ce classement suit la carte du dépeuplement : les préfectures qui perdent des habitants sont celles qui publient le plus de maisons vacantes.

Le climat change-t-il beaucoup d'une région à l'autre au Japon ?

Énormément. Le pays s'étend sur 3 000 km, du subarctique de Hokkaidō au subtropical d'Okinawa. Entre Aomori, qui figure parmi les villes les plus enneigées au monde, et Naha, sans hiver, le budget de chauffage, l'entretien et même le mode de construction diffèrent.

Sources officielles

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