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Acheter une maison à Kamakura et sur la côte de Shōnan

Acheter une maison à Kamakura coûte en 2026 autour de 248 939 ¥ le mètre carré de terrain résidentiel, soit 1 537 €, et de 25 à 80 millions de yens pour une maison individuelle. Le vrai sujet n'est pas le prix : c'est la superposition de trois régimes de protection, patrimoine historique, zone paysagère et vestiges enfouis, qui décide de ce que vous pourrez réellement construire ou transformer.

Rue résidentielle de Yamanouchi, à Kita-Kamakura : un arrêt de bus jaune indiquant la gare de Kamakura, un trottoir pavé le long d'une chaussée étroite, des maisons individuelles japonaises basses derrière des haies taillées et, au fond, les collines boisées qui enferment la vallée
Photo : Syced · CC0

Kamakura en 2026 : ce que disent les prix officiels

Kamakura n'est pas une ville de province qui brade ses maisons. C'est une ancienne capitale militaire de moins de 180 000 habitants, posée entre une baie et un cirque de collines boisées, à cinquante minutes de train de Tokyo. Le marché y est cher, tendu, et surtout contraint par un empilement de règles que l'on ne trouve nulle part ailleurs au Japon.

Les kōji chika (公示地価, prix fonciers officiels publiés chaque année par le ministère des Transports et de l'Aménagement) donnent la mesure exacte du terrain, avant toute négociation.

CommuneTerrain résidentiel 2026ÉquivalentVariation sur un anProfil
Kamakura248 939 ¥/m21 537 €/m2+5,0 %Ancienne capitale, collines, plage, forte demande
Kamakura, secteur de la gare389 555 ¥/m22 405 €/m2n/aKomachi, Yuigahama, le coeur touristique
Chigasaki239 200 ¥/m21 477 €/m2+4,4 %Plat, surf, terrains plus grands
Fujisawa229 600 ¥/m21 417 €/m2+5,4 %Enoshima, université, gros noeud ferroviaire
Zushi216 000 ¥/m21 333 €/m2+5,2 %Baie abritée, résidentiel installé
Hayama178 600 ¥/m21 102 €/m2+6,8 %Pas de gare, villas, la hausse la plus rapide

Deux lectures s'imposent. D'abord, toute la côte monte, entre 4,4 et 6,8 % sur un an, quand la moyenne résidentielle du département de Kanagawa tourne autour de 3,4 % : Shōnan surperforme son département. Ensuite, le classement des prix ne suit pas la carte postale. Hayama, le village de villas le plus prisé de la côte, affiche le prix au mètre carré le plus bas du tableau, parce qu'il n'a pas de gare et que les parcelles y sont grandes. Le mètre carré ne dit rien du ticket d'entrée.

Le prix d'une maison, pas celui du terrain

Sur le marché de la maison d'occasion, les indices de transaction situent le prix moyen d'une maison individuelle à Kamakura autour de 55 M¥ en 2025, soit environ 343 000 €, en repli d'une dizaine de pour cent après le pic de 2024. Ce chiffre est une moyenne qui mélange des maisons de 25 M¥ à trois étages près d'Ōfuna et des villas de 130 M¥ dans les collines : il sert de repère, pas de prix cible.

Retenez plutôt l'ordre de grandeur suivant, qui correspond à ce que l'on voit passer réellement : 25 à 35 M¥ (154 000 à 216 000 €) pour une maison des années 1980 à 1990 à rénover dans le nord de la ville, 40 à 60 M¥ (247 000 à 370 000 €) pour une maison familiale correcte en zone résidentielle, au-delà de 80 M¥ (494 000 €) dès que l'on vise une vue mer ou une adresse dans le vieux Kamakura. Pour comparer avec le reste du pays, notre analyse de ce que coûte une maison au Japon donne les mêmes repères à l'échelle nationale.

Les six marchés de Kamakura, et ce que change chaque gare

Kamakura tient dans 39 km2, mais elle se comporte comme six villes distinctes, séparées par des collines qui ne se traversent qu'en tunnel. Le temps de trajet vers Tokyo, lui, varie assez peu : c'est le prix et l'ambiance qui changent.

SecteurGareVers TokyoCe que vous achetez
Kamakura centre, KomachiKamakura (Yokosuka)environ 55 minAdresse historique, prix les plus hauts, foule touristique le week-end
Yuigahama, ZaimokuzaKamakura, Enodenenviron 60 minLa plage à pied, zone d'aléa tsunami, maisons basses
Kita-Kamakura, YamanouchiKita-Kamakuraenviron 50 minTemples, vallées boisées, contraintes patrimoniales maximales
ŌfunaŌfuna (5 lignes)environ 45 minLe meilleur rapport transport et prix, ville de gare, peu de charme
Fukasawa, KamakurayamaShōnan Monorailenviron 65 minRésidentiel de hauteur, grandes parcelles, dépendance à la voiture
Koshigoe, ShichirigahamaEnodenenviron 70 minVue mer, ligne lente, littoral exposé

Ōfuna, l'anomalie que les acheteurs étrangers ratent

Ōfuna est administrativement Kamakura, mais personne ne l'associe à l'image de la ville. C'est pourtant le seul point du secteur où convergent cinq lignes, dont la Tōkaidō et la Shōnan Shinjuku, et d'où l'on rejoint Tokyo, Shinjuku et Yokohama sans changement. Un acheteur qui travaille à Tokyo et qui achète pour vivre, pas pour la vue, y trouve mécaniquement plus de mètres carrés par yen que dans le vieux Kamakura. C'est le même arbitrage que celui décrit dans notre article sur l'achat près d'une gare de la Yamanote : la gare fabrique la valeur, le décor la fait payer.

Hayama, Zushi et la question du dernier kilomètre

Hayama n'a pas de gare. On y accède par bus depuis Zushi, une dizaine de minutes en temps normal, beaucoup plus les week-ends d'été où la route côtière sature. C'est une résidence secondaire évidente et une résidence principale exigeante. Zushi, juste à côté, garde une gare JR et une baie abritée : c'est le compromis que choisissent la plupart des familles qui veulent la mer sans renoncer au train.

Les trois lois qui décident de ce que vous pourrez construire

C'est ici que Kamakura cesse d'être un marché immobilier ordinaire. Trois textes se superposent sur la même parcelle, et aucun agent ne vous les expliquera spontanément lors d'une première visite. Ils ne bloquent pas l'achat : ils déterminent ce que vous pourrez faire du terrain, donc sa vraie valeur.

1. La loi sur la préservation des anciennes capitales

La koto hozon hō (古都保存法, loi de 1966 sur la préservation du paysage historique des anciennes capitales) protège Kamakura au même titre que Kyoto et Nara. Environ 982 hectares, soit près de 25 % du territoire communal, sont classés en zone de préservation du paysage historique. Dans ce périmètre, environ 574 hectares, soit 14,5 % de la ville, forment un rekishiteki fūdo tokubetsu hozon chiku (歴史的風土特別保存地-ku, district spécial de préservation) où construire, abattre des arbres ou modifier le relief est soumis à autorisation départementale, souvent refusée. Un terrain classé dans ce district peut être magnifique et strictement inconstructible.

2. Le règlement de zone paysagère

Un fūchi chiku (風致地-ku, zone de protection du paysage) couvre environ 2 194 hectares à Kamakura, soit 55,5 % de la commune. Autrement dit : plus d'une parcelle sur deux. Kamakura n'applique que la deuxième catégorie, dont les règles sont les suivantes.

Règle en zone paysagère de 2e catégorieValeurCe que cela veut dire concrètement
Emprise au sol maximale30 %Sur 200 m2 de terrain, 60 m2 d'empreinte au sol au maximum
Hauteur maximale15 mCertains secteurs sont plafonnés à 8 ou 10 m
Recul par rapport aux limites5 mLa maison ne peut pas être collée à la rue ni au voisin
Part d'espace vert20 %40 m2 de jardin planté à conserver sur 200 m2
Abattage d'arbres et de bambousAutorisation systématiqueY compris un seul arbre, y compris chez vous
Bonus d'angle sur l'emprise au solNon applicableLa tolérance habituelle des terrains d'angle ne joue pas

Un acheteur qui raisonne avec les ratios japonais habituels, souvent 50 ou 60 % d'emprise au sol, se trompe donc du simple au double sur la surface constructible. C'est la première cause d'erreur de budget travaux à Kamakura.

3. Les vestiges enfouis, et le calendrier qu'ils imposent

La quasi-totalité du vieux Kamakura est classée maizō bunkazai hōzōchi (埋蔵文化財包蔵地, site à vestiges archéologiques connus) : le sous-sol peut contenir des structures de l'époque de Kamakura, du XIIe au XIVe siècle. L'article 93 de la bunkazai hogo hō (文化財保護法, loi de protection des biens culturels) impose alors une déclaration 60 jours avant le début des travaux. La mairie répond par l'une de trois consignes : fouille préalable, présence d'un agent pendant les travaux, ou simple vigilance.

Le point que personne n'écrit en français, et qui change tout pour un particulier : quand le maître d'ouvrage est une personne physique qui construit sa propre résidence, c'est la commission scolaire de Kamakura qui réalise la fouille et la prend en charge. Un promoteur ou un usage commercial, lui, paie. En revanche, le délai est pour vous dans les deux cas : comptez plusieurs jours pour un sondage, deux à trois mois pour une fouille complète, et parfois plus de six mois d'attente avant même qu'elle ne commence.

Conseil d'expert. Faites poser ces trois questions par écrit à la mairie avant la signature du compromis, pas après : la parcelle est-elle en district spécial de préservation, en zone paysagère, en site à vestiges connus. Les réponses sont publiques et gratuites. Elles valent plus que n'importe quelle photo d'annonce. Notre page sur le document d'explication des points importants détaille ce que l'agent est légalement tenu de vous révéler, et ce qu'il ne l'est pas.

Falaise, glissement, tsunami : lire le terrain avant le bien

Kamakura est une cuvette : une plaine côtière étroite, refermée par des collines de grès tendre creusées de tunnels et de yagura (やぐら, cavités funéraires médiévales). Cette géographie fait le charme de la ville et l'essentiel de son risque.

Le tsunami

La commune publie une carte d'aléa fondée sur l'hypothèse départementale : environ 12,5 % du territoire est en zone d'inondation présumée, avec une profondeur maximale modélisée pouvant atteindre 10 mètres sur le front de mer. Cela concerne directement Yuigahama, Zaimokuza, Koshigoe et le bas de la vallée jusqu'au sanctuaire. Une maison en zone d'aléa n'est pas invendable, mais elle se négocie, elle s'assure plus cher, et elle exige de connaître son itinéraire d'évacuation vers les hauteurs.

Le glissement de terrain et la règle du talus

Le département classe une partie importante des versants de Kamakura en zone d'alerte, voire en zone d'alerte spéciale, au titre de la loi de prévention des glissements de terrain. Par ailleurs, le règlement de construction du département de Kanagawa (Kanagawa-ken kenchiku kijun jōrei, 神奈川県建築kijunjōrei) définit une gake (崖, talus) comme un terrain de plus de 30 degrés de pente et encadre strictement la construction à son pied ou à son sommet : recul, en général de l'ordre de deux fois la hauteur du talus, ou ouvrage de soutènement calculé et déclaré.

Concrètement, un terrain adossé à une paroi de 6 mètres peut imposer 12 mètres de recul, ce qui peut suffire à rendre la parcelle inconstructible. Et un mur de soutènement existant, s'il a été bâti avant les normes actuelles, sera à reprendre à votre charge : c'est un poste à six ou sept chiffres en yens, jamais annoncé dans le prix. Nous avons détaillé la lecture des aléas japonais dans notre guide des risques naturels et de l'immobilier au Japon.

Le bâti lui-même

La ligne de partage reste la même que partout au Japon : le shin taishin (shin-taishin, nouvelle norme parasismique) entré en vigueur en juin 1981. Une maison antérieure demande un diagnostic et, souvent, un renforcement. Notre article sur la norme sismique de 1981 explique comment vérifier la date réelle du permis, qui n'est pas la date de construction affichée.

Le piège le plus cher : la maison non reconstructible

C'est l'erreur qui coûte le plus cher à Kamakura, et elle se cache derrière les annonces les plus séduisantes : une vieille maison de bois, au fond d'une ruelle, à quinze minutes à pied du grand bouddha, affichée nettement sous le marché.

L'article 43 de la kenchiku kijun hō (kenchiku kijun-hō, loi sur les normes de construction) impose que tout terrain constructible touche sur au moins 2 mètres une voie d'au moins 4 mètres de large. Or le vieux Kamakura s'est bâti sur des sentiers de vallée, des voies privées et, dans certains cas, des escaliers. Un bien qui ne respecte pas cette règle est saikenchiku fuka (saikenchiku fuka, non reconstructible) : la maison actuelle peut être entretenue et rénovée, mais si elle brûle ou si vous la démolissez, vous ne pourrez rien reconstruire.

Signal dans l'annonceCe qu'il faut vérifierConséquence si confirmé
Prix nettement sous le marché du quartierLargeur et statut de la voie d'accèsValeur de revente très réduite
Mention d'une voie privéeQui en est propriétaire, accord de passage écritDroit de passage à négocier et à payer
Accès par escalier ou sentierAbsence de façade sur voie carrossableNon reconstructible, chantier à la main
Aucune banque citée dans l'annonceÉligibilité au crédit japonaisAchat comptant obligatoire, y compris pour l'acheteur suivant

Un bien non reconstructible n'est pas nécessairement à fuir : il peut se justifier pour un usage personnel long, avec un prix qui l'intègre. Mais il doit être acheté en le sachant, et jamais au prix d'un terrain constructible. Ce point figure sur le document d'explication préalable, encore faut il savoir le lire, et le faire traduire. Le passage en revue de l'annonce japonaise est expliqué dans notre article pour lire une annonce immobilière japonaise.

La zone de maîtrise de l'urbanisation

Kamakura compte aussi des secteurs classés shigaika chōsei kuiki (市街化調整-ku域, zone où l'urbanisation est freinée), notamment vers Kita-Kamakura, Ōfuna et Fukasawa. Y construire ou y changer l'usage d'un bâtiment est en principe interdit, sauf dérogation. C'est fatal pour un projet d'hébergement touristique, et c'est une information de plan d'urbanisme, pas une information d'agence.

Combien coûte réellement une maison à Kamakura : cas pratique chiffré

Prenons un cas réaliste et complet : une maison individuelle de 1985, 95 m2 habitables sur 160 m2 de terrain, dans un secteur résidentiel de Kamakura à 15 minutes à pied de la gare, hors zone d'aléa tsunami mais en zone paysagère. Prix affiché : 42 M¥.

PosteMontant en yensÉquivalentCommentaire
Prix du bien42 000 000 ¥259 300 €Négociable, surtout si le bien est en ligne depuis plus de trois mois
Frais d'achat, plafond2 520 000 ¥15 600 €Au maximum 6 % du prix, taxe d'acquisition et honoraires compris
Diagnostic technique60 000 à 120 000 ¥370 à 740 €Non obligatoire, indispensable sur une maison de 1985
Renforcement parasismique éventuel1 500 000 à 3 000 000 ¥9 300 à 18 500 €Selon le diagnostic, à budgéter avant l'offre
Coût d'entrée totalenviron 46 M¥environ 284 000 €Hors travaux de confort

Le budget annuel du propriétaire

La taxe locale japonaise se calcule sur une valeur cadastrale, pas sur le prix payé. Pour du terrain résidentiel, l'assiette de la kotei shisanzei (kotei shisan-zei, taxe foncière) est divisée par six jusqu'à 200 m2, et par trois pour la toshi keikakuzei (toshi keikaku-zei, taxe d'urbanisme). Sur notre cas, la facture annuelle tombe autour de 140 000 à 150 000 ¥.

Charge annuelleMontantÉquivalent
Taxe foncière et taxe d'urbanisme140 000 à 150 000 ¥865 à 925 €
Assurance incendie et séisme, maison bois60 000 à 100 000 ¥370 à 620 €
Provision d'entretien, environ 1 % du prix420 000 ¥2 590 €
Association de quartier4 000 à 12 000 ¥25 à 74 €
Totalenviron 650 000 ¥environ 4 000 €

La provision d'entretien n'est pas une précaution théorique : sur la côte, l'air salin, les typhons et l'humidité usent les menuiseries, les tôles et les enduits bien plus vite qu'à l'intérieur des terres. Notre article sur la taxe foncière au Japon détaille le calcul de l'assiette, et celui sur l' humidité dans une maison japonaise explique pourquoi ce poste dérape sur le littoral.

Et en location ?

En posant l'hypothèse d'un loyer mensuel de 180 000 ¥, à vérifier sur les annonces locatives du quartier visé et non sur une moyenne nationale, le rendement brut ressort à environ 4,7 % du coût d'entrée. Après charges annuelles, gestion et fiscalité, le net réaliste se situe plutôt entre 2,5 et 3 %. Un non résident subit en outre une retenue à la source de 20,42 % sur les loyers, expliquée dans notre article sur les impôts sur les revenus locatifs au Japon pour un non résident. Le simulateur de rentabilité immoJapon permet de rejouer ce calcul avec vos propres hypothèses.

À retenir. Kamakura est un marché de valeur patrimoniale et de qualité de vie, pas un marché de rendement. Qui cherche du cash flow trouvera mieux ailleurs, y compris à quarante kilomètres de là.

Une vallée plus loin : l'ouest du Kanagawa à un dixième du prix

Le même département, une heure de train plus loin, propose un tout autre marché. Les communes de l'ouest du Kanagawa, Hadano, le district d'Ashigara, les contreforts de Hakone et le pays d'Aikō, vivent au pied des monts Tanzawa et de la caldeira de Hakone. On y trouve des maisons individuelles entre 2,8 M¥ et 7 M¥, soit environ 17 300 à 43 200 €, c'est à dire le prix d'un garage à Kamakura.

CritèreKamakura et la côteOuest du Kanagawa
Prix d'une maison25 à 80 M¥2,8 à 12 M¥
Trajet vers Tokyo45 à 70 min75 à 110 min
Contraintes patrimonialesTrès fortesFaibles à nulles
Liquidité à la reventeBonneFaible, marché local
Usage naturelRésidence principale, patrimoineRésidence secondaire, projet de rénovation

C'est exactement le compromis que fait un acheteur qui veut la nature, les onsen et les montagnes sans le ticket d'entrée de la côte. Le catalogue immoJapon suit aujourd'hui une quarantaine de biens dans le Kanagawa, très majoritairement de ce côté du département : les maisons à vendre dans le Kanagawa sont consultables directement, et l'ensemble des akiya et maisons japonaises à vendre couvre les 46 préfectures. Pour un budget serré, le hub des maisons au Japon à moins de 100 000 € regroupe la partie du catalogue qui correspond à ces montants.

Et la location courte durée ?

Kamakura reçoit des millions de visiteurs par an et la tentation de l'hébergement touristique est évidente. Deux réalités la bornent. La jūtaku shukuhaku jigyō-hō (jūtaku shukuhaku jigyō法, loi sur l'hébergement en résidence) plafonne le minpaku (minpaku, location courte durée chez l'habitant) à 180 nuitées par an, et la mairie a publié en décembre 2025 une ligne directrice locale qui encadre la pratique. Surtout, la zone d'usage du terrain commande : une bonne part de Kamakura est en zone exclusivement résidentielle, et les secteurs de maîtrise de l'urbanisation sont fermés à ce type de projet. Les mécanismes complets sont dans notre article sur la licence minpaku et la règle des 180 jours, et la voie sans plafond dans celui sur la licence hôtelière pour exploiter 365 jours.

Erreurs fréquentes et conseils d'expert

Les six erreurs qui coûtent le plus cher

  • Calculer la surface constructible avec les ratios standards. En zone paysagère, 30 % d'emprise au sol et 20 % d'espace vert obligatoire : la maison de vos plans ne rentre pas sur le terrain.
  • Signer avant d'avoir interrogé la mairie sur les vestiges enfouis. Soixante jours de déclaration, puis deux à trois mois de fouille possible : un chantier prévu au printemps démarre en automne.
  • Confondre le charme d'une ruelle et un accès légal. Une voie de moins de 4 mètres, et le bien devient non reconstructible, donc difficilement revendable et non finançable.
  • Oublier le mur de soutènement. Sur une parcelle en pente, sa reprise peut dépasser le coût de la rénovation intérieure.
  • Croire qu'acheter ouvre un droit au séjour. Posséder un bien au Japon ne donne aucun visa, quel que soit le montant investi. C'est le sujet de notre article sur l'achat par un étranger sans visa.
  • Compter sur un crédit japonais. Le prêt immobilier japonais reste en pratique réservé aux résidents salariés au Japon. Un acheteur non résident achète comptant, comme l'explique notre article sur le crédit immobilier au Japon pour un étranger.

Trois réflexes d'acheteur averti

  1. Demandez le plan cadastral et le certificat d'urbanisme avant l'offre. À Kamakura, la donnée réglementaire vaut plus que la visite. Trois documents suffisent à écarter 80 % des mauvaises surprises.
  2. Visitez un jour de pluie. Les vallées de Kamakura sont humides, les ruissellements se voient, les murs de soutènement suintent. Une visite d'avril par beau temps ne montre rien. Notre méthode de visite à distance d'un bien japonais liste ce qu'il faut faire filmer.
  3. Chiffrez la sortie autant que l'entrée. Une maison contrainte se revend à un acheteur contraint. La liquidité de Kamakura est bonne pour les biens conformes, mauvaise pour les autres, ce qui reste vrai partout comme le montre notre guide pour revendre un bien immobilier au Japon.

En résumé : acheter à Kamakura sans mauvaise surprise

Kamakura est l'un des rares endroits du Japon où le marché monte, où la demande est structurelle et où l'offre est bornée par la loi. À 248 939 ¥ le mètre carré de terrain résidentiel et environ 5 % de hausse annuelle, ce n'est plus une bonne affaire mais un actif patrimonial dans un cadre protégé, à cinquante minutes de Tokyo. Cela se paie, et cela se tient.

La difficulté n'est pas le prix, elle est réglementaire. Plus d'une parcelle sur deux est en zone paysagère, un quart de la ville est en zone de préservation historique, la quasi totalité du vieux centre repose sur des vestiges déclarés, une partie du littoral est en aléa tsunami et les versants sont en aléa glissement. Aucun de ces points n'interdit d'acheter. Tous imposent de vérifier avant de signer, jamais après.

Pour un budget inférieur à 100 000 €, la côte de Shōnan n'est pas le bon terrain de chasse : regardez l'ouest du département, ou les 46 préfectures du catalogue d'annonces immoJapon. Pour un projet à Kamakura même, la préparation compte plus que la vitesse, et le guide d'achat immobilier au Japon détaille pas à pas la procédure complète. Si vous voulez déléguer la recherche, les vérifications d'urbanisme et la négociation sur place, notre accompagnement de la recherche à la remise des clés prend le dossier en charge.

Questions fréquentes

Un étranger peut-il acheter une maison à Kamakura ?

Oui, sans aucune restriction de nationalité ni de résidence. Le droit japonais traite l'acheteur étranger comme un acheteur japonais, y compris sur la pleine propriété du terrain. Aucun visa n'est demandé pour signer, et un mandataire peut agir pour vous depuis la France.

Combien coûte une maison à Kamakura en 2026 ?

Comptez 25 à 35 M¥ (154 000 à 216 000 €) pour une maison ancienne à rénover, 40 à 60 M¥ (247 000 à 370 000 €) pour une maison familiale correcte, et plus de 80 M¥ (494 000 €) pour une adresse recherchée ou une vue mer. Le terrain résidentiel s'échange autour de 248 939 ¥ le mètre carré, soit 1 537 €.

Combien de temps faut-il pour aller de Kamakura à Tokyo ?

Environ 55 minutes de la gare de Kamakura à Tokyo par la ligne Yokosuka, sans changement, et environ 45 minutes depuis Ōfuna qui concentre cinq lignes. Yokohama est à environ 25 minutes. Le trajet est assis en heure creuse, debout aux heures de pointe.

Faut-il une autorisation pour abattre un arbre sur son terrain à Kamakura ?

Oui dans les zones de protection du paysage, qui couvrent 55,5 % de la commune. L'abattage d'arbres et de bambous y est soumis à autorisation, y compris pour un seul sujet et y compris sur une propriété privée. Les modifications de relief et les changements de couleur de façade le sont également.

Qu'est-ce qu'une maison non reconstructible et comment le vérifier ?

C'est un bien dont le terrain ne touche pas sur au moins 2 mètres une voie d'au moins 4 mètres de large, comme l'exige l'article 43 de la loi sur les normes de construction. La maison existante peut être rénovée, mais rien ne pourra être reconstruit après démolition. L'information figure au plan d'urbanisme et sur le document d'explication préalable.

Peut-on faire de la location courte durée à Kamakura ?

C'est possible mais borné. Le régime minpaku plafonne l'exploitation à 180 nuitées par an, la ville a publié une ligne directrice locale fin 2025, et la zone d'usage du terrain peut l'interdire, notamment dans les secteurs de maîtrise de l'urbanisation de Kita-Kamakura, Ōfuna et Fukasawa. Vérifiez le zonage avant d'acheter.

Acheter à Kamakura donne-t-il droit à un visa japonais ?

Non. Il n'existe aucun visa d'investissement immobilier au Japon, quel que soit le montant. Le séjour dépend d'un statut distinct, par exemple travail, conjoint ou gestion d'entreprise, et la propriété d'un logement ne pèse pas dans cette décision.

Peut-on emprunter au Japon pour acheter à Kamakura ?

En pratique non pour un non résident. Le crédit immobilier japonais s'adresse aux résidents salariés au Japon, avec une exigence d'ancienneté et de statut de séjour. Un acheteur étranger non résident achète comptant, ce qui doit être anticipé dans le calendrier du virement international.

Sources officielles

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