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Acheter un bien immobilier à Kyoto : prix, quartiers, règles

Acheter un bien immobilier à Kyoto, c'est acheter dans deux marchés que le même nom recouvre : la ville historique, où la médiane des biens que nous suivons atteint 79,8 M¥ (environ 493 000 €), et le reste de la préfecture, où elle tombe à 5,5 M¥ (environ 34 000 €). Un étranger non résident achète en pleine propriété, avec des frais totaux sous 6 % du prix, mais trois règles municipales, l'ordonnance de paysage, celle sur les machiya et la fiscalité locale, décident de ce qu'il pourra faire du bien.

Rue Teramachi dans l'arrondissement de Shimogyō à Kyoto : maisons de ville en bois sombre à deux étages alignées le long d'une chaussée étroite mouillée par la pluie, poteaux électriques et enseignes discrètes, tissu urbain typique du centre kyotoïte
Photo : TKdows 2026 · CC0

Kyoto, deux marchés sous un seul nom

La première chose à comprendre avant d'acheter un bien immobilier à Kyoto, c'est que le mot recouvre deux marchés sans rapport l'un avec l'autre. Il y a la ville de Kyoto (Kyōto-shi, Kyoto) et ses onze arrondissements : un tissu urbain dense, patrimonial, sous contrainte réglementaire forte. Et il y a le reste de la préfecture : Nantan, Funai, Kyōtango, Maizuru, Ayabe, Miyazu, des communes rurales ou de bord de mer situées à 60 ou 120 km du centre, où l'on achète une maison pour le prix d'une voiture.

Le 25 août 2026, notre catalogue suivait 169 biens publiés dans la préfecture de Kyoto, dont 109 dans la ville et 60 en dehors. L'écart de prix entre les deux ensembles n'est pas un écart de qualité : c'est un changement de marché.

Ce que séparent 60 kilomètres

SegmentBiens suivisPrix médianPremier quartileTroisième quartile
Ville de Kyoto (11 arrondissements)10979 800 000 ¥ (≈ 493 000 €)35 800 000 ¥ (≈ 221 000 €)180 000 000 ¥ (≈ 1 111 000 €)
Reste de la préfecture605 500 000 ¥ (≈ 34 000 €)3 500 000 ¥ (≈ 21 600 €)8 800 000 ¥ (≈ 54 300 €)

Source : catalogue immoJapon, biens publiés au 25 août 2026. Conversions au taux retenu à la rédaction, 162 ¥/€.

Une précision d'honnêteté : nos biens de Kyoto-ville sont à 86 % des machiya (machiya, maisons de ville traditionnelles en bois), parce que c'est ce que travaillent les agences avec lesquelles nous sommes connectés. Ce catalogue décrit donc très bien le marché de la maison ancienne kyotoïte, et pas du tout celui de l'appartement neuf en copropriété, dont l'offre passe par d'autres canaux. Gardez cette réserve en tête en lisant les médianes qui suivent, et parcourez nos annonces de maisons au Japon ou la page dédiée à la préfecture de Kyoto pour voir le stock réel du moment.

Prix 2026 : ce que coûte vraiment un bien à Kyoto

Deux mesures répondent à la question du prix, et elles ne disent pas la même chose : le prix des biens en vente (ce que demandent les vendeurs aujourd'hui) et le prix du terrain publié chaque année par l'État (chika kōji, chika kōji), qui sert de référence officielle et mesure, lui, une tendance.

Prix demandés, par type de bien

Type de bienBiensPrix médian≈ €
Machiya (maison de ville traditionnelle)Kyoto-ville9481 000 000 ¥500 000 €
Kominka (ferme ancienne)Kyoto-ville621 995 000 ¥135 800 €
Maison individuelleKyoto-ville59 800 000 ¥60 500 €
Maison individuelleReste de la préfecture466 000 000 ¥37 000 €
KominkaReste de la préfecture103 850 000 ¥23 800 €

Rapporté au mètre carré bâti, l'écart devient spectaculaire : la médiane de nos machiya kyotoïtes ressort à environ 1 260 000 ¥/m² (≈ 7 800 €/m²) quand celle des maisons rurales de la préfecture tombe à 52 800 ¥/m² (≈ 326 €/m²), soit un rapport de 1 à 24. Vous n'achetez pas la même chose : d'un côté une adresse rare dans une ville de 1,4 million d'habitants dont les monuments sont classés au patrimoine mondial, de l'autre du bâtiment et du terrain, en quantité, là où la population diminue.

Le prix du terrain, mesuré par l'État

Les valeurs ci-dessous sont les moyennes des points de référence résidentiels du chika kōji 2026, publié par le ministère du Territoire (Kokudo Kōtsū-shō). C'est la donnée à citer quand on parle de tendance, parce qu'elle est calculée sur les mêmes points d'une année sur l'autre.

ZoneTerrain résidentiel 2026≈ €/m²Variation sur un an
Préfecture de Kyoto (moyenne)164 084 ¥/m²1 013 €+2,33 %
Kamigyō458 923 ¥/m²2 833 €+5,39 %
Nakagyō387 200 ¥/m²2 390 €+4,85 %
Higashiyama341 428 ¥/m²2 108 €+7,13 %
Ukyō195 112 ¥/m²1 204 €+2,19 %
Yamashina149 350 ¥/m²922 €+3,14 %

Trois enseignements. Le terrain monte partout dans la ville, y compris en périphérie. La hausse est plus forte au centre et dans les arrondissements touristiques qu'à la moyenne préfectorale, ce qui creuse l'écart d'année en année. Enfin, un terrain résidentiel de Kamigyō vaut trois fois celui de Yamashina, à vingt minutes de train de distance : à Kyoto, le prix se joue sur l'adresse bien plus que sur la surface. Pour replacer ces chiffres dans la tendance nationale, voir notre analyse des prix de l'immobilier au Japon en 2026.

Le même exercice sur la métropole voisine donne des ordres de grandeur très différents : à trente minutes de train, le prix médian des biens que nous suivons tombe de 34 890 000 ¥ à 9 000 000 ¥, comme le détaille notre guide pour acheter une maison à Osaka.

Machiya, kominka, maison récente ou appartement : quel bien choisir

Le type de bien commande tout le reste : le budget de travaux, la fiscalité locale, la possibilité de louer, et même la faisabilité d'une revente. Voici les cinq familles que vous rencontrerez à Kyoto.

TypeTicket courantTravaux à prévoirPoint fortPoint de vigilance
Machiya urbaine40 à 160 M¥8 à 20 M¥Actif rare, adresse centrale, forte demande touristiqueStructure antérieure à 1981, contraintes de conservation
Kominka rurale2 à 12 M¥8 à 20 M¥Grandes surfaces, terrain, prix d'entrée très basÉloignement, revente lente, coût de chauffage
Maison d'après-guerre3 à 10 M¥3 à 8 M¥Le meilleur rapport surface / prixIsolation faible, valeur du bâti amortie
Appartement en copropriété (manshon, mansion (copropriété))20 à 80 M¥0 à 3 M¥Entretien mutualisé, gestion à distance simpleCharges mensuelles et fonds de réserve
Terrain nuVariableConstruction intégraleLibre de conceptionRègles de hauteur et de paysage strictes

La machiya : un stock qui se réduit chaque année

La machiya mérite un mot à part, parce qu'elle est le seul bien japonais dont la raréfaction est documentée par la ville elle-même. L'enquête municipale de l'exercice 2024 a recensé 34 580 machiya restantes, contre 40 146 lors de l'enquête de 2016 et 47 735 en 2008-2009 : 5 566 disparues en huit ans, soit un rythme moyen de 1,73 % par an. Aucun mécanisme ne les remplace, puisqu'on n'en construit plus. C'est ce qui explique que leur prix se tienne alors même que le bâti japonais, en règle générale, perd sa valeur en vingt ou trente ans.

Revers de la médaille : presque toutes sont antérieures à la norme sismique de 1981 (shin-taishin). La médiane d'année de construction de nos machiya kyotoïtes est 1930, et la plus ancienne du catalogue date de 1877. Cela ne les rend pas dangereuses par nature, mais cela impose un diagnostic sérieux et, souvent, un renforcement. Nos annonces spécialisées sont regroupées sur la page machiya à vendre, et les fermes anciennes sur kominka à vendre. Le détail des arbitrages est développé dans notre guide acheter une machiya à Kyoto.

Où acheter : les arrondissements de Kyoto comparés

Le tableau ci-dessous croise, arrondissement par arrondissement, le nombre de biens que nous suivons, leur prix médian et leur prix médian au mètre carré bâti. C'est une photographie de l'offre réelle à un instant donné, pas un indice de marché : là où l'échantillon est inférieur à cinq biens, le chiffre est indicatif et rien de plus.

ArrondissementBiens suivisPrix médian¥/m² bâtiProfil
Nakagyō11190 000 000 ¥1 947 000Centre commerçant, le plus cher
Sakyō13144 000 000 ¥1 471 000Universités, collines, Ginkaku-ji
Shimogyō17138 000 000 ¥1 389 000Gare de Kyoto, hôtels, flux touristique
Higashiyama2088 000 000 ¥1 427 000Gion, patrimoine, tourisme maximal
Kamigyō1465 900 000 ¥852 000Nishijin, cœur du tissu machiya
Minami1160 000 000 ¥1 241 000Sud de la gare, mixte et accessible
Kita1054 900 000 ¥729 000Résidentiel calme, Kinkaku-ji
Ukyō934 800 000 ¥325 000Arashiyama, surfaces plus grandes
Yamashina359 500 000 ¥206 000Derrière les collines, le moins cher au sol
Fushimi159 800 000 ¥595 000Saké, Inari, très étendu

Catalogue immoJapon au 25 août 2026. Nishikyō n'apparaît pas : aucun bien publié ce jour-là.

Comment lire ce tableau sans se tromper

Kamigyō affiche un prix médian plus bas que Higashiyama tout en ayant le terrain résidentiel le plus cher de la ville. Ce n'est pas une contradiction : Kamigyō concentre des machiya étroites d'environ 80 m² à restaurer, quand Higashiyama vend des maisons déjà rénovées et des biens d'exception. Le prix médian mesure l'offre, pas la valeur du sol. Le même raisonnement vaut pour Ukyō, dont le faible prix au mètre carré traduit des maisons plus grandes et plus récentes en périphérie, pas une aubaine sur le centre historique.

Pour une lecture par projet plutôt que par prix (habiter, louer à l'année, exploiter en courte durée), notre article Kyoto quartier par quartier reprend les mêmes arrondissements sous l'angle de l'usage.

Acheter depuis l'étranger : la procédure et le coût total

Le Japon n'impose aucune restriction de nationalité ni de résidence à l'achat immobilier. Un non-résident achète un bien à Kyoto dans les mêmes conditions qu'un citoyen japonais, en pleine propriété, terrain compris. Deux conséquences à poser tout de suite, parce qu'elles décident souvent du projet.

  • Acheter ne donne aucun droit de séjour. Être propriétaire ne rend pas résident : il n'existe pas de visa immobilier au Japon. Le sujet est traité en détail dans acheter une maison au Japon sans visa.
  • Le crédit immobilier japonais est réservé aux résidents salariés au Japon. Un acheteur étranger non résident achète comptant, sauf financement monté depuis son pays. Voir le crédit immobilier au Japon pour un étranger.

Les frais d'achat, poste par poste

Les frais totaux restent sous 6 % du prix, ce qui est bas au regard des standards européens. Pour une machiya à 65 900 000 ¥, l'ordre de grandeur est le suivant.

PosteBaseMontant≈ €
Commission d'agence3 % + 60 000 ¥, plus taxe à la consommation2 240 700 ¥13 830 €
Taxe d'enregistrement (tōroku menkyozei, tōroku menkyo-zei)Valeur cadastrale≈ 400 000 ¥2 470 €
Honoraires du shihō shoshi (shihō shoshi, juriste du registre foncier)Forfait≈ 150 000 ¥926 €
Droit de timbre (inshizei, inshi-zei)Montant du contrat30 000 ¥185 €
Taxe d'acquisition (fudōsan shutokuzei, fudōsan shutoku-zei), appelée quelques mois plus tardValeur cadastrale≈ 450 000 ¥2 780 €
Total≈ 3 270 700 ¥≈ 20 190 €

Soit environ 5,0 % du prix. Le détail complet, cas particuliers compris, est dans les frais d'achat immobilier au Japon.

Les six étapes, dans l'ordre

  1. Offre écrite (kaitsuke iraisho, kaitsuke依頼書) : elle fixe le prix proposé, le calendrier et les conditions, sans engagement juridique définitif.
  2. Explication des points importants (jūyō jikō setsumei, jūyō jikō setsumei) : obligatoire, délivrée par un agent licencié, possible en visioconférence.
  3. Signature et acompte (tetsukekin, 手付金), en général 10 % du prix. C'est un acompte de dédit : perdu si l'acheteur renonce, rendu au double si le vendeur renonce.
  4. Virement du solde depuis l'étranger, avec justificatif de l'origine des fonds.
  5. Transfert de propriété et inscription au registre foncier (tōki, tōki), le jour du solde.
  6. Nomination d'un représentant fiscal (nōzei kanrinin, nōzei kanrinin) si vous ne résidez pas au Japon, pour recevoir et payer les avis d'imposition locaux.

Une signature à distance est possible : elle passe par une procuration (ininjō, ininjō) et un certificat de signature (shomei shōmeisho, shomei shōmei) délivré par votre consulat, qui remplace le sceau enregistré japonais. Le guide d'achat immoJapon déroule chaque pièce, et notre accompagnement couvre l'ensemble, de la vérification avant l'offre à la remise des clés.

Les trois règles qui n'existent qu'à Kyoto

Ce qui distingue vraiment Kyoto des autres villes japonaises n'est pas le prix, c'est le droit local. Trois dispositifs municipaux changent la valeur d'usage d'un bien et n'ont d'équivalent nulle part ailleurs au Japon.

1. L'ordonnance de paysage (keikan jorei)

Depuis 2007, l'ordonnance de paysage (keikan jōrei, paysagejōrei) encadre la hauteur des bâtiments, la forme des toits, les couleurs de façade et l'affichage publicitaire. Les plafonds de hauteur descendent jusqu'à 10 ou 15 m dans les secteurs protégés, les enseignes en toiture et les enseignes clignotantes sont interdites dans la ville, et les palettes de couleurs sont normées. Conséquence concrète pour un acheteur : sur un terrain kyotoïte, ce que vous pourrez construire, surélever ou même repeindre est plus contraint qu'à Osaka ou à Nagoya. Vérifiez le secteur avant de signer, pas après.

2. L'ordonnance sur les machiya (2017)

Kyoto est la seule ville japonaise à avoir légiféré sur la démolition d'un type de maison. Pour une machiya désignée comme importante (jūyō kyō-machiya, 重要kyō-machiya) ou située dans un secteur de conservation prioritaire, le propriétaire doit déclarer la démolition un an avant d'engager les travaux, sous peine d'une amende pouvant atteindre 50 000 ¥ ; l'entreprise de démolition doit de son côté vérifier que la déclaration a bien été faite. Pour les autres machiya, une déclaration préalable reste requise, sans ce délai d'un an.

Ce n'est ni un obstacle ni un cadeau : c'est une information à obtenir avant de faire une offre. Un bien situé dans ce périmètre est plus difficile à démolir, donc plus difficile à valoriser comme terrain nu, mais il ouvre aussi l'accès aux aides municipales à la restauration. Demandez le statut de la maison à l'agence, par écrit.

3. La fiscalité locale : deux taxes propres à la ville

La taxe de séjour (shukuhaku-zei, shukuhaku-zei) a été relevée au 1er mars 2026. Elle est due par le voyageur et collectée par l'hébergeur, location de courte durée comprise, et Kyoto applique désormais le barème le plus élevé du pays.

Prix par personne et par nuitTaxe depuis le 1er mars 2026Taxe auparavant
Moins de 6 000 ¥200 ¥200 ¥
6 000 à 20 000 ¥400 ¥400 ¥
20 000 à 50 000 ¥1 000 ¥500 ¥
50 000 à 100 000 ¥4 000 ¥1 000 ¥
100 000 ¥ et plus10 000 ¥2 000 ¥

La taxe sur les logements non occupés arrive, mais pas à la date qu'on lit partout. Kyoto a fait voter en 2022 une taxe inédite au Japon sur les logements sans habitant (hikyojū jūtaku rikatsuyō sokushin zei, 非居住jūtaku利活用促進税), qui vise aussi les résidences secondaires. Beaucoup d'articles annoncent une entrée en vigueur en 2026 : c'est inexact. La ville a repoussé son calendrier et l'imposition débutera à l'exercice 2030, sur la situation constatée au 1er janvier de cette année-là.

  • Assiette : les logements situés dans la zone d'urbanisation (shigaika kuiki, shigaika kuiki) sans personne domiciliée à l'adresse.
  • Taux : 0,7 % de la valeur cadastrale du bâti, plus une part assise sur la surface de plancher, de 0,15 % à 0,6 % selon la valeur du bâtiment.
  • Exonérations : valeur cadastrale du bâti inférieure à 300 000 ¥ (seuil porté à 1 000 000 ¥ pendant les cinq premières années), bâtiments historiques, et surtout biens déclarés en vente, en location ou destinés à une activité.

Lisez bien la dernière ligne : une maison que vous louez, exploitez ou mettez en vente n'est pas concernée. La taxe cible le logement laissé vide, pas le bien qui travaille. Pour le reste de la fiscalité de détention, voir la taxe foncière au Japon et la taxe de séjour.

Louer à Kyoto : ce que le zonage autorise, et le rendement réel

Kyoto est la ville la plus demandée du Japon en courte durée, et la plus sévère. La loi nationale autorise 180 nuits par an en minpaku (minpaku, location de courte durée déclarée), mais l'arrêté municipal kyotoïte réduit cette possibilité, dans les zones à vocation résidentielle (jūkyo sen'yō chiiki, jūkyo sen'yō chiiki), à une fenêtre hivernale d'environ deux mois, autour du 15 janvier au 16 mars, c'est-à-dire la période creuse. S'y ajoute l'obligation d'un gestionnaire capable d'intervenir rapidement sur place.

La voie réaliste pour exploiter toute l'année est donc la licence hôtelière simplifiée (kan'i shukusho, kan'i shukusho) au titre de la loi sur les hôtels (ryokan gyō-hō, ryokan gyō-hō), qui autorise 365 nuits mais impose des normes d'équipement, de sécurité incendie et de réception. C'est le régime sous lequel fonctionnent la plupart des machiya exploitées en hébergement à Kyoto. Le détail des deux régimes est dans la licence minpaku 180 jours et la licence ryokan 365 jours, et les règles proprement kyotoïtes dans Airbnb à Kyoto.

Cas pratique chiffré : une machiya de Kamigyō

Prenons le bien médian de Kamigyō dans notre catalogue : une machiya de 83 m² à 65 900 000 ¥ (≈ 406 800 €), à restaurer. Exploitation en kan'i shukusho, 365 nuits autorisées, prix moyen par nuit de 29 550 ¥ (197 $ au taux retenu ici, 150 ¥/$) et taux d'occupation de 53,2 %, relevés par AirROI pour Kyoto en 2026.

LigneMontant≈ €
Prix d'achat65 900 000 ¥406 790 €
Frais d'achat (5,0 %)3 270 700 ¥20 190 €
Restauration complète10 000 000 ¥61 730 €
Investissement total79 170 700 ¥488 710 €
Recette brute d'hébergement (par an)5 737 000 ¥35 410 €
Commissions de plateforme (15 %)-861 000 ¥-5 310 €
Gestion locale (20 %)-1 147 000 ¥-7 080 €
Ménage (environ 78 séjours)-624 000 ¥-3 850 €
Taxe foncière et taxe d'urbanisme-672 000 ¥-4 150 €
Provision de gros entretien (1 %)-659 000 ¥-4 070 €
Assurance, énergie, consommables-500 000 ¥-3 090 €
Résultat net annuel1 274 000 ¥7 860 €
Rendement net sur investissement total≈ 1,6 %

Ce chiffre est volontairement prudent, et il dit l'essentiel : à Kyoto, on n'achète pas un rendement, on achète un actif rare. Un rendement à deux chiffres se trouve dans les préfectures rurales, pas à Gion. Refaites le calcul avec vos propres hypothèses dans notre simulateur de rentabilité, et comparez avec les opérations réelles présentées dans nos études de cas.

Les erreurs qui coûtent cher à Kyoto

  • Confondre les deux marchés. Chercher une maison à 5 M¥ et se retrouver à Kyōtango, à deux heures et demie du centre. Vérifiez toujours la commune et le temps de trajet réel, pas seulement la mention de la préfecture.
  • Croire au plafond national de 180 nuits. En zone résidentielle kyotoïte, une location de courte durée se limite en pratique à une fenêtre hivernale. C'est la méprise qui détruit le plus de projections financières.
  • Faire une offre sans connaître le statut de la machiya. Un bien situé dans un secteur de conservation prioritaire ne se démolit pas librement. L'apprendre après la signature revient à découvrir que le terrain nu n'est pas une option.
  • Ignorer l'obligation d'accès à la voie (setsudō gimu, setsudō gimu). Un terrain qui ne touche pas une voie de 4 m sur au moins 2 m ne peut pas être reconstruit. Dans les ruelles kyotoïtes, le cas est fréquent, et il divise la valeur.
  • Sous-estimer les travaux. Une restauration complète de machiya se situe entre 8 et 20 M¥. Un budget de 3 M¥ pour une maison de 1930 n'est pas un budget, c'est un espoir.
  • Acheter pour obtenir un titre de séjour. Aucun visa n'est attaché à la propriété immobilière au Japon. Le patrimoine et le séjour se traitent séparément.
  • Gérer à distance sans relais local. Kyoto exige un gestionnaire joignable et capable d'intervenir. Sans lui, l'exploitation est juridiquement fragile. Voir la gestion locative à distance.

Conclusion : Kyoto se choisit avec une adresse et un usage

Acheter un bien immobilier à Kyoto est simple sur le plan juridique et exigeant sur le plan local. Simple, parce qu'un étranger non résident achète en pleine propriété, avec des frais totaux sous 6 % et une procédure qui se conduit à distance. Exigeant, parce que trois règles municipales, l'ordonnance de paysage, celle sur les machiya et la fiscalité locale, décident de ce que vous pourrez faire du bien.

La bonne méthode tient en trois questions posées dans cet ordre : quel usage (habiter, louer à l'année, exploiter en hébergement), donc quel zonage, donc quel arrondissement, et seulement ensuite quel budget. Un acheteur qui part du prix se retrouve avec une maison à 60 km, ou avec une licence impossible à obtenir. Un acheteur qui part de l'usage trouve, dans une fourchette de 35 à 180 M¥ en ville, un actif dont le stock diminue de 1,73 % par an.

Le stock du moment est visible dans nos annonces, la sélection kyotoïte sur la page de la préfecture de Kyoto. Et si vous voulez confronter votre projet à la réalité du terrain avant de vous engager, le premier échange se fait par écrit, sans engagement depuis notre page accompagnement.

Questions fréquentes

Un étranger peut-il acheter une maison à Kyoto ?

Oui, sans aucune restriction de nationalité ni de résidence, terrain compris et en pleine propriété. Aucune autorisation préalable n'est requise. En revanche, l'achat ne donne aucun droit de séjour : la propriété et le visa sont deux sujets distincts.

Combien coûte une machiya à Kyoto en 2026 ?

Sur les 94 machiya kyotoïtes que nous suivions au 25 août 2026, le prix médian est de 81 000 000 ¥ (environ 500 000 €), la moitié des biens se situant entre 44 et 158 millions de yens. Il faut y ajouter 8 à 20 millions de yens de restauration pour une remise en état complète.

Quel est l'arrondissement le moins cher de Kyoto ?

Au terrain résidentiel, c'est Yamashina (149 350 ¥/m² en 2026), devant Ukyō (195 112 ¥/m²). Ce sont les deux arrondissements situés derrière les collines ou en périphérie ouest, à quinze ou vingt minutes de train du centre.

Peut-on emprunter au Japon pour acheter à Kyoto ?

Pas en tant que non-résident. Le crédit immobilier japonais suppose de résider au Japon et d'y percevoir un salaire, avec le plus souvent un titre de séjour stable. Un acheteur étranger vivant à l'étranger achète comptant, ou finance depuis son pays d'origine.

Peut-on faire de la location courte durée à Kyoto ?

Oui, mais le zonage décide. En zone à vocation résidentielle, l'arrêté municipal limite le minpaku à une fenêtre hivernale d'environ deux mois. Pour exploiter toute l'année, il faut une licence hôtelière simplifiée (kan'i shukusho), avec ses normes de sécurité et un gestionnaire joignable à proximité.

Quels sont les frais d'achat d'un bien à Kyoto ?

Ils restent sous 6 % du prix. Sur un bien à 65 900 000 ¥, comptez environ 3 270 000 ¥ (20 000 €) : commission d'agence, taxe d'enregistrement, honoraires du shihō shoshi, droit de timbre et taxe d'acquisition appelée quelques mois plus tard.

Kyoto va-t-elle taxer les logements vacants et les résidences secondaires ?

Oui, mais à partir de l'exercice 2030 et non de 2026 comme on le lit souvent : la ville a repoussé son calendrier. La taxe visera les logements sans habitant situés en zone d'urbanisation, au taux de 0,7 % de la valeur cadastrale du bâti plus une part de surface. Un bien loué, exploité ou mis en vente en est exonéré.

Combien reste-t-il de machiya à Kyoto ?

34 580 selon l'enquête municipale de l'exercice 2024, contre 40 146 huit ans plus tôt, soit une perte moyenne de 1,73 % par an. Comme il ne s'en construit plus, ce stock ne peut que diminuer, ce qui explique la tenue des prix sur ce segment.

Sources officielles

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