Les quatre familles de sites où circulent les annonces japonaises
Un acheteur francophone ouvre Google, tape « maison à vendre Japon » et tombe sur trois ou quatre sites anglophones qui affichent quelques centaines de biens. Le marché japonais réel, lui, compte plusieurs centaines de milliers d'annonces actives à la vente. L'écart ne vient pas d'un secret : il vient de la structure du marché, qui répartit l'information entre quatre circuits distincts.
Le schéma à connaître avant de chercher
| Circuit | Exemples | Ce qu'on y trouve | Accessible depuis l'étranger |
|---|---|---|---|
| Portails grand public | SUUMO, at home, LIFULL HOME'S | L'essentiel des biens urbains et périurbains à vendre, publiés par les agences | Oui, mais en japonais |
| Base professionnelle | reinzu (レインズ, REINS) | Les biens sous mandat exclusif, souvent avant leur diffusion publique | Non : réservée aux agents licenciés |
| Banques de logements vacants | Banques communales, portail national | Maisons rurales, souvent hors du circuit des agences | Oui, inscription parfois exigée |
| Sites d'agence et hors marché | Site propre de l'agence, mikōkai bukken (未公開物件, bien non publié) | Primo-diffusion, biens jamais mis en ligne | Partiellement |
Retenez la hiérarchie : un bien naît chez une agence, entre dans REINS si le mandat l'exige, puis ressort sur les portails grand public. Quand vous le voyez sur SUUMO, il a déjà circulé entre professionnels pendant plusieurs jours. C'est exactement la raison pour laquelle notre catalogue d'akiyas et de maisons japonaises agrège plusieurs sources plutôt que de recopier un seul portail.
Le portail n'est pas un vendeur
Aucun de ces sites n'a de stock. Ce sont des supports publicitaires : l'agence paie pour afficher un mandat, et c'est elle, titulaire de la licence takuchi tatemono torihikigyō (宅地bâtiment取引業, activité d'intermédiation immobilière), qui traite la vente. Le bouton de contact envoie donc un message à un professionnel local, pas au propriétaire, et il vous engage dans une relation où l'agence représente d'abord le vendeur. Ce rapport de force est détaillé dans notre article sur le fonctionnement d'une agence immobilière au Japon.
SUUMO, at home et LIFULL HOME'S : lequel pour quel besoin
Les trois portails se ressemblent de loin et se distinguent nettement à l'usage. Aucun n'est complet à lui seul : un bien peut être sur l'un et pas sur les deux autres, selon les contrats publicitaires de l'agence qui le détient.
| Portail | Éditeur | Point fort | Angle mort |
|---|---|---|---|
| SUUMO | Recruit | Volume et notoriété : le réflexe national, très fourni en zone urbaine et périurbaine, fiches détaillées | Partie vente entièrement en japonais, filtres pensés pour un résident |
| at home | At Home Co., Ltd. | Forte présence des petites agences indépendantes et des zones rurales, co-opérateur du portail national des logements vacants | Fiches plus sobres, peu de photos sur les biens ruraux |
| LIFULL HOME'S | LIFULL Co., Ltd. | Moteur de recherche riche (cartes, écoles, environnement), opère aussi une banque nationale d'akiya | Les versions traduites, quand elles existent, couvrent surtout la location |
Conseil d'expert : croiser deux portails, jamais un seul
Un mandat dit ippan baikai (ippan媒介, mandat simple) autorise le vendeur à confier son bien à plusieurs agences à la fois. Chacune publie de son côté, avec ses propres photos et parfois un texte différent. À l'inverse, un mandat exclusif n'est diffusé que par une seule agence, souvent sur un seul portail. Chercher sur un unique site revient donc à ignorer, au hasard, une partie du stock. La bonne méthode : lancer la même recherche sur SUUMO et sur at home, puis comparer par adresse et par surface, jamais par titre.
Les sites anglophones ne sont pas une quatrième famille
Les plateformes en anglais qui s'adressent aux acheteurs étrangers reprennent, pour la plupart, des mandats existants et n'ajoutent aucun bien au marché. Elles rendent service sur la langue, rarement sur la couverture. C'est ce constat qui nous a poussés à construire un catalogue francophone alimenté par les sources japonaises elles-mêmes, avec des fiches traduites et un simulateur de rentabilité et une carte des prix pour les lire.
Chercher en japonais sans parler japonais : le vocabulaire qui débloque tout
La plupart des recherches ratées tiennent à trois mots. Le premier sépare la location de la vente, le deuxième désigne le type de bien, le troisième exprime le prix. Une fois ces trois-là maîtrisés, un navigateur avec traduction automatique suffit pour circuler sur n'importe quel portail.
| Romaji | Japonais | Sens | Où cela compte |
|---|---|---|---|
| baibai | 売買 | Achat et vente | L'onglet à choisir. Sans lui, vous cherchez dans la location |
| chintai | location | Location | L'onglet à éviter : c'est celui qui s'ouvre par défaut |
| chūko ikkodate | 中古一戸建て | Maison individuelle d'occasion | La catégorie de la quasi-totalité des akiyas |
| shinchiku | 新築 | Neuf | À décocher si vous visez l'ancien |
| chūko manshon | 中古mansion (copropriété) | Appartement d'occasion en immeuble béton | Le marché urbain, charges de copropriété comprises |
| tochi | tochi | Terrain nu | Catégorie distincte, jamais mélangée aux maisons |
| kakaku | 価格 | Prix | Exprimé en man'en (万円), soit 10 000 yens |
| madori | madori (plan) | Distribution des pièces | Le fameux 3LDK ou 2DK |
| chikunen | chikunen | Année de construction | Déterminante pour la norme sismique |
| toho | à pied | À pied | Minutes calculées à 80 mètres par minute |
| shōdanchū | 商談中 | Négociation en cours | Le bien n'est plus vraiment disponible |
| seiyakuzumi | 成約済 | Vendu | L'annonce reste parfois en ligne des semaines |
Le piège du prix en man'en
Un prix affiché « 480万円 » ne vaut ni 480 yens ni 480 000 yens : il vaut 480 fois 10 000, soit 4 800 000 ¥ (environ 29 600 € au taux de 162 ¥/€ retenu à la rédaction). Trois zéros d'écart suffisent à transformer une bonne affaire en mirage, ou l'inverse. La lecture complète d'une fiche, plan et unités de surface compris, est dans notre guide pour déchiffrer une annonce immobilière japonaise, et le glossaire dans notre vocabulaire immobilier japonais.
La minute de marche n'est pas une minute
Le toho se calcule réglementairement à 80 mètres par minute, à plat, sans feu rouge, sans passage à niveau et sans dénivelé. Dans une ville de montagne comme Kanazawa ou sur une colline de Yokohama, « toho 15 minutes » se marche en vingt-cinq. Sur un akiya rural, la vraie question n'est d'ailleurs pas la distance à pied mais l'existence même d'une gare desservie : c'est le premier critère de revente, bien avant l'état du bâti.
Ce qu'un portail japonais ne montre jamais
Un portail affiche ce qu'une agence a décidé d'y mettre, quand elle a décidé de l'y mettre. Quatre zones d'ombre expliquent l'essentiel des frustrations d'un acheteur étranger.
REINS, la base que le public ne voit pas
Quand un vendeur signe un mandat exclusif, l'agence a l'obligation d'inscrire le bien dans reinzu (REINS), le réseau des organismes de distribution désignés par le ministère : sous cinq jours ouvrés pour un mandat exclusif renforcé (senzoku sennin baikai, 専属専任媒介), sous sept jours ouvrés pour un mandat exclusif simple (sennin baikai, 専任媒介). Le mandat simple, lui, n'impose rien. Autrement dit, un bien peut être connu de tous les professionnels du département pendant une semaine avant qu'une seule annonce publique n'existe. Le grand public n'accède qu'à la vitrine statistique de REINS, qui publie des prix de transactions passées, pas des biens à vendre.
Les biens non publiés
Les mikōkai bukken (未公開物件, biens non publiés) sont proposés de la main à la main à des clients déjà identifiés : investisseurs connus de l'agence, voisins, entreprises locales. Ils ne sont pas illégaux, ils sont simplement invisibles. Un acheteur qui ne parle à personne sur place n'en verra jamais un seul, quel que soit le temps passé sur les portails.
Doublons, annonces fantômes et annonces appâts
- Les doublons. Sous mandat simple, la même maison sort chez trois agences, avec trois jeux de photos et parfois trois titres. Comparez toujours par adresse, surface de terrain et année de construction.
- Les annonces fantômes. Un bien passé shōdanchū ou seiyakuzumi reste en ligne parce qu'il fait venir des prospects. La mention est en petits caractères, souvent en haut de la fiche.
- Les annonces appâts. Les otori bukken (おとり物件, biens appâts), affichés pour attirer puis « déjà vendus » quand on appelle, sont interdits par le code de concurrence loyale de l'affichage immobilier. Ils existent malgré tout, surtout sur les segments les moins chers.
Rien sur le risque, rien sur le voisinage
Une fiche japonaise décrit un bien, pas son environnement. Ni le zonage d'urbanisme, ni la zone inondable, ni le risque de glissement de terrain, ni la population de la commune dans dix ans n'y figurent. Ces informations existent, elles sont publiques et gratuites, mais elles vivent ailleurs : voir notre article sur les risques naturels et l'immobilier au Japon.
Le stock rural qui n'est sur aucun portail
Dans les campagnes, une part importante des maisons vides ne passe jamais par une agence. La commission légale sur un bien à 3 000 000 ¥ (environ 18 500 €) ne paie ni le déplacement d'un agent, ni l'état des lieux, ni la paperasse successorale. Le bien reste donc vacant, ou bien il atterrit dans une banque de logements vacants municipale.
Comment fonctionne le circuit des akiya banks
Chaque commune tient sa propre liste, avec sa propre interface et ses propres conditions. Le ministère a fait converger une partie de ces listes vers un portail national, dont l'exploitation a été confiée à deux opérateurs de portails privés (at home et LIFULL HOME'S) dans le cadre d'un projet pilote. Le résultat reste hétérogène : certaines communes publient tout, d'autres exigent une inscription préalable, un entretien, voire un engagement de résidence. Chaque étape est détaillée dans notre guide de l'akiya bank.
Pourquoi nous agrégeons plutôt que de renvoyer vers un portail
Un acheteur non résident qui doit surveiller trois portails nationaux, quarante-sept portails préfectoraux et des centaines de pages communales abandonne en deux semaines. C'est la raison d'être de notre catalogue : plus de 5 000 annonces suivies dans 46 préfectures, mises à jour chaque nuit, prix convertis et localisation vérifiée sur le terrain. Les entrées les plus consultées sont les maisons japonaises à moins de 50 000 € et, pour l'habitat traditionnel urbain, les machiya à vendre.
Vérifier un prix avec les sources officielles gratuites
Un portail affiche un prix demandé, jamais un prix de marché. Avant d'écrire à une agence, trois bases publiques permettent de savoir si le montant tient debout. Elles sont gratuites, elles sont en japonais, et elles valent mieux que n'importe quelle estimation commerciale.
| Source | Éditeur | Ce qu'elle donne | Limite |
|---|---|---|---|
| fudōsan jōhō raiburari (Fudōsan Jōhō Library, bibliothèque d'information immobilière) | Ministère de l'aménagement du territoire (MLIT) | Transactions réellement enregistrées, par commune et par type de bien, superposées aux cartes de risque et de zonage | Trimestres publiés avec plusieurs mois de décalage |
| REINS Market Information | Organismes de distribution désignés | Prix de transaction des maisons et appartements passés par les professionnels | Agrégé, sans adresse précise |
| rosenka (rosenka, valeur fiscale de rue) | Agence nationale des impôts (NTA) | Valeur fiscale au mètre carré, rue par rue, publiée chaque année | Base fiscale, inférieure au prix de marché |
Le réflexe qui évite de surpayer
Prenez le prix affiché, divisez-le par la surface habitable, et comparez au prix au mètre carré des transactions réelles de la même commune pour le même type de bien. Un écart de 20 % au-dessus se négocie ; un écart du simple au double signale presque toujours un bien rénové pour la location touristique, ou une erreur de catégorie. C'est précisément le calcul que notre analyse Premium effectue sur chaque fiche, en comparant le prix aux transactions enregistrées par le ministère quand la commune est couverte, et au catalogue quand elle ne l'est pas.
Cas pratique : de l'annonce repérée au budget réel
Vous repérez sur un portail une maison individuelle d'occasion affichée « 1 200万円 », soit 12 000 000 ¥ (environ 74 100 €), toho 12 minutes d'une gare, construite en 1998, 95 m² habitables sur 180 m² de terrain. Voici ce que l'annonce ne chiffre pas.
| Poste | Montant en yens | Équivalent | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Prix affiché | 12 000 000 ¥ | 74 074 € | Base de négociation, pas un prix ferme |
| Commission d'agence (plafond légal, taxe comprise) | 462 000 ¥ | 2 852 € | 3 % du prix plus 60 000 ¥, plus la taxe à la consommation |
| Droits d'enregistrement (tōroku menkyozei, tōroku menkyo-zei) | 115 000 ¥ | 710 € | Assis sur la valeur cadastrale, très inférieure au prix payé |
| Droit de timbre (inshizei, inshi-zei), taux réduit | 10 000 ¥ | 62 € | Barème fixe selon la tranche de prix du contrat |
| Honoraires du shihō shoshi (shihō shoshi, juriste du registre foncier) | 60 000 ¥ | 370 € | Inscription du transfert de propriété |
| Taxe d'acquisition (fudōsan shutokuzei, fudōsan shutoku-zei) | 0 à 20 000 ¥ | 0 à 123 € | Souvent annulée par les abattements sur le logement |
| Total des frais d'achat | 647 000 à 667 000 ¥ | 3 994 à 4 117 € | Soit 5,4 à 5,6 % du prix |
La règle à retenir : au Japon, les frais d'achat restent sous 6 % du prix, la commission d'agence en représentant les deux tiers. Le détail poste par poste est dans notre article sur les frais d'achat immobilier au Japon.
Le cas particulier des biens très bon marché
Depuis le 1er juillet 2024, la réglementation autorise une rémunération dérogatoire sur les biens vacants à 8 000 000 ¥ ou moins : jusqu'à 300 000 ¥ hors taxe, soit 330 000 ¥ taxe comprise, à condition que l'agence l'explique et la fasse accepter avant la signature du mandat. Ce n'est pas un pourcentage, c'est un plafond exprimé en yens, destiné à rendre viable le traitement des petits dossiers ruraux. Conséquence concrète : sur un akiya à 3 000 000 ¥, la commission n'est plus de 155 000 ¥ mais peut atteindre 330 000 ¥. Le montant reste modeste dans l'absolu, mais il doit figurer dans le budget dès le premier calcul.
Ce que le portail ne dira pas non plus
- Une maison de 1998 est postérieure à la norme sismique de 1981, ce qui change tout à l'assurance et à la revente : voir la norme sismique shin-taishin.
- Aucune banque japonaise ne prête à un non-résident : le crédit immobilier suppose de résider au Japon et d'y être salarié. Sinon, l'achat se fait comptant.
- Acheter ce bien ne donne strictement aucun droit de séjour. La propriété et le visa sont deux sujets sans lien.
Les sept erreurs qui coûtent le plus cher
- Chercher dans la location sans le savoir. Les portails s'ouvrent sur chintai. Si les prix affichés tournent autour de 80 000, vous regardez des loyers mensuels, pas des prix de vente.
- Prendre les sites anglophones pour le marché. Ils traduisent une fraction du stock. Le marché réel est en japonais, et la traduction automatique du navigateur suffit largement pour le parcourir.
- Écrire en anglais à une petite agence rurale. Beaucoup ne répondent pas, non par mépris mais par crainte de mal comprendre un engagement juridique. Un message court, en japonais poli, avec la référence du bien, change radicalement le taux de réponse.
- Confondre la minute de marche et le temps réel. Le calcul réglementaire ignore le relief, les feux et les passages à niveau.
- Ignorer la mention de négociation en cours. Une visite organisée depuis l'Europe sur un bien déjà sous compromis, c'est une semaine perdue.
- Croire que le portail vous représente. L'agence qui publie est mandatée par le vendeur. Faire vérifier le bien par un tiers avant l'offre n'est pas de la défiance, c'est la norme professionnelle : notre article sur la visite d'un bien à distance décrit la procédure.
- Acheter loin de tout parce que c'est moins cher. Le vrai discriminant d'un akiya n'est ni le prix ni l'état du bâti : c'est l'accès à une gare et à des commerces. Une maison à 20 minutes d'une gare vivante se reloue et se revend ; la même à 50 minutes ne se revend pas.
Ces sept points sont exactement ceux que nous vérifions avant de recommander un bien dans le cadre de notre accompagnement à l'achat, et ils sont repris dans le guide d'achat complet.
En résumé : le portail trouve, il n'achète pas
Un site immobilier japonais est un excellent outil de repérage et un mauvais outil de décision. Il montre ce qu'une agence a bien voulu publier, dans une langue que vous ne lisez pas, sans le contexte de risque, sans le prix de marché et sans le calendrier réel de la vente. Servez-vous-en pour comprendre les ordres de grandeur d'une commune, pas pour arbitrer.
La méthode qui fonctionne tient en quatre gestes : croiser au moins deux portails, vérifier le prix contre les transactions réelles publiées par le ministère, chercher séparément du côté des banques de logements vacants pour le rural, et ne jamais formuler d'offre sans avoir fait vérifier le bien sur place. Pour éviter les semaines de défrichage, notre catalogue d'annonces japonaises traduites fait déjà ce travail d'agrégation, et le premier contact par écrit, sans engagement sert précisément à savoir si votre projet tient la route avant d'y consacrer un budget.
Questions fréquentes
SUUMO existe-t-il en français ou en anglais ?
Non, pas pour la vente : la partie achat de SUUMO n'est publiée qu'en japonais. La traduction automatique d'un navigateur reste parfaitement utilisable pour naviguer et filtrer, à condition de connaître les quelques mots-clés de recherche.
Peut-on acheter directement sur un site immobilier japonais ?
Non. Les portails sont des supports publicitaires : ils transmettent votre message à l'agence titulaire du mandat, qui traite la vente. La transaction passe obligatoirement par un professionnel licencié, qui rédige et lit l'explication des points importants avant la signature.
Pourquoi la même maison apparaît-elle plusieurs fois avec des photos différentes ?
Parce que le vendeur a signé un mandat simple, qui l'autorise à confier son bien à plusieurs agences en même temps. Chacune publie sa propre annonce. Comparez par adresse, surface de terrain et année de construction plutôt que par titre pour repérer les doublons.
Que signifie un prix affiché en man'en ?
Le man'en vaut 10 000 yens. Un prix de 480 man'en correspond donc à 4 800 000 ¥, soit environ 29 600 € au taux de 162 ¥/€ retenu à la rédaction. C'est l'unité standard de tous les portails japonais, et la première source d'erreur de lecture pour un acheteur étranger.
Les agences japonaises répondent-elles à un acheteur étranger ?
Les grandes agences urbaines, souvent oui. Les petites structures rurales répondent beaucoup mieux à un message en japonais poli, court, mentionnant la référence du bien et une date de visite envisagée. Un premier contact en anglais reste très souvent sans réponse.
Où trouver les maisons vides qui ne sont sur aucun portail ?
Dans les banques de logements vacants tenues par les communes et dans le portail national qui en agrège une partie. Ces biens échappent aux portails parce que la commission qu'ils génèrent ne couvre pas le travail d'une agence.
Un portail japonais indique-t-il les risques naturels du terrain ?
Non, presque jamais. Inondation, glissement de terrain, liquéfaction et zonage d'urbanisme se consultent séparément, sur la bibliothèque d'information immobilière du ministère et sur les cartes de risque communales, qui sont publiques et gratuites.
Acheter un bien trouvé sur un portail japonais donne-t-il un visa ?
Non. La propriété immobilière n'ouvre aucun droit de séjour au Japon, quel que soit le montant investi. Le visa relève d'un statut d'activité ou d'une situation familiale, jamais d'un achat.
Sources officielles
- 国土交通省 (MLIT) : 不動産情報ライブラリ, transactions réelles et cartes de risque
- 国土交通省 (MLIT) : 宅地建物取引業法関係, mandats, obligations REINS et barème de rémunération (révision du 1er juillet 2024)
- 国土交通省 (MLIT) : 全国版空き家・空き地バンク Q&A, fonctionnement du portail national des logements vacants
- 指定流通機構 (REINS) : présentation du réseau et de REINS Market Information
- 国税庁 (NTA) : 路線価図・評価倍率表, valeur fiscale au mètre carré rue par rue
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