Banque de données des akiya et maisons abordables au Japon

Coût de la vie à Tokyo : le vrai budget mensuel

Un ménage tokyoïte de 2,86 personnes a dépensé 351 556 ¥ par mois (1 932 €) en 2025, contre 314 001 ¥ (1 725 €) pour la moyenne japonaise : Tokyo coûte 12 % de plus que le reste du pays, pas deux fois plus. Le logement explique tout : sur l'indice officiel des prix, Tokyo ne dépasse la moyenne nationale que de 4,2 %, et le toit en explique à lui seul la moitié, parce que l'électricité, l'eau et surtout la voiture y coûtent moins cher que partout ailleurs au Japon. Voici le budget complet, poste par poste, tiré de l'enquête officielle de la ville, puis la seule question qui compte pour un acheteur : à partir de quand posséder coûte moins cher que louer.

Tokyo résidentiel vu de très haut : des centaines d'immeubles bas et moyens aux toits plats, serrés les uns contre les autres sur toute l'image, des rues étroites formant une trame irrégulière entre eux, une voie ferrée et une route qui filent en diagonale le long du coin inférieur gauche, et quelques bâtiments plus hauts qui rompent la ligne des toits. Aucun ciel n'est visible, la ville bâtie occupe tout le cadre.
Photo : Fábio Hanashiro (gofabio) · CC0

La réponse courte : 351 556 ¥ par mois

Deux séries officielles mesurent cela, et c'est la même enquête. Le kakei chosa (家計調査, enquête nationale sur les budgets des ménages) couvre le pays ; la préfecture de Tokyo y ajoute son propre échantillon et publie tomin no kurashimuki (都民のくらしむき, l'enquête tokyoïte). Les résultats annuels 2025, côte à côte, sont la réponse la plus propre à la question.

Poste mensuel, 2025TokyoJaponTokyo / Japon
Dépenses de consommation351 556 ¥ (1 932 €)314 001 ¥ (1 725 €)1,12
Alimentation104 143 ¥ (572 €)94 895 ¥ (521 €)1,10
dont restaurants20 665 ¥ (114 €)16 563 ¥ (91 €)1,25
Logement (hors remboursement de prêt)27 385 ¥ (150 €)18 678 ¥ (103 €)1,47
dont loyers et fermages15 419 ¥ (85 €)8 095 ¥ (44 €)1,91
Énergie et eau21 938 ¥ (121 €)24 547 ¥ (135 €)0,89
Mobilier et équipement ménager13 854 ¥ (76 €)13 068 ¥ (72 €)1,06
Habillement12 319 ¥ (68 €)10 063 ¥ (55 €)1,22
Santé19 532 ¥ (107 €)15 863 ¥ (87 €)1,23
Transports et télécoms39 599 ¥ (218 €)45 730 ¥ (251 €)0,87
Éducation16 768 ¥ (92 €)11 939 ¥ (66 €)1,40
Culture et loisirs41 756 ¥ (229 €)32 125 ¥ (177 €)1,30
Autres dépenses54 262 ¥ (298 €)47 093 ¥ (259 €)1,15

Le chiffre tokyoïte vient de 594 ménages enquêtés, de 2,86 personnes en moyenne, avec un chef de ménage de 60,6 ans. Le coefficient d'Engel, la part du budget consacrée à l'alimentation, atteint 29,6 % à Tokyo.

Trois avertissements avant d'utiliser ces chiffres

  • Les remboursements de prêt immobilier sont exclus des dépenses de consommation, par définition de l'enquête. L'impôt sur le revenu et les cotisations sociales aussi. Vous lisez ce qu'un ménage consomme, pas ce qui sort de son compte.
  • La ligne logement n'est pas un loyer. Elle moyenne les propriétaires, qui ne paient aucun loyer, avec les locataires. Nous y revenons plus bas : c'est le chiffre le plus mal lu de tous les comparateurs de coût de la vie.
  • Un ménage n'est pas une personne. Il s'agit de 2,86 personnes. Diviser par trois donne un ordre de grandeur par tête, mais sous-estime les charges fixes d'une personne seule.

Pour la vision nationale, et les lignes que seuls les propriétaires paient où qu'ils achètent, voyez notre budget mensuel détaillé d'un propriétaire au Japon.

Tokyo est 4 % plus chère que le reste du Japon, et le logement explique tout

Il existe une statistique conçue exactement pour répondre à « Tokyo est-elle chère », et presque personne ne la cite : le shohisha bukka chiikisa shisu (消-hi者物価地域差指数, indice de niveau de prix par région), publié à partir de l'enquête sur les prix de détail. Il chiffre le même panier dans chaque préfecture, la moyenne nationale valant 100. Les résultats 2025 ont été publiés le 18 septembre 2026.

Territoire, indice 2025Niveau de prixCommentaire
Préfecture de Tokyo104,2La plus élevée du Japon, 13ᵉ année consécutive
Les 23 arrondissements105,3Le plus élevé de toutes les villes mesurées
Kanagawa103,32ᵉ préfecture ; Yokohama 103,8, Kawasaki 103,7
Gunma96,2La moins chère ; Maebashi 96,5
Kagoshima96,42ᵉ moins chère

Relisez ce tableau. La préfecture la plus chère du Japon est 8 % plus chère que la moins chère, et 4,2 % au-dessus de la moyenne nationale. Dix préfectures se situent à 100 ou au-dessus, trente-sept en dessous. Le Japon est un pays remarquablement plat en matière de prix, et c'est précisément pour cela que la ligne logement décide de tout.

D'où viennent les 4,2 points de Tokyo

Le bureau des statistiques décompose l'écart par poste. À Tokyo, le logement contribue pour 2,16 points, plus de la moitié de l'excédent total, et c'est le premier contributeur positif. Un seul poste tire Tokyo sous la moyenne nationale : l'énergie et l'eau, à moins 0,51.

Sur les dix grands postes, l'écart le plus large entre deux préfectures est celui du logement, à 1,64 fois (Tokyo divisée par Okayama). Le plus resserré est la santé, à 1,05. Autrement dit : au Japon, la nourriture, les vêtements, les télécoms et les soins coûtent à peu près la même chose partout. Le toit, non.

Un point technique qui compte : cet indice exclut le loyer imputé des propriétaires. Il mesure ce qu'un locataire paie, pas le loyer théorique auquel un propriétaire renonce. C'est le cadre honnête pour qui compare la location et l'achat.

Les trois postes où Tokyo coûte réellement moins cher

C'est la partie du budget qui surprend tout lecteur européen, et elle représente de l'argent réel sur dix ans.

PosteTokyoJaponTokyo / JaponPourquoi
Frais liés à l'automobile19 492 ¥ (107 €)28 355 ¥ (156 €)0,69Beaucoup de ménages tokyoïtes n'ont aucune voiture
Eau et assainissement4 234 ¥ (23 €)5 067 ¥ (28 €)0,84Tarif municipal, réseau dense
Électricité11 952 ¥ (66 €)13 219 ¥ (73 €)0,90Petits logements, hivers doux, pas de kérosène
Télécoms10 616 ¥ (58 €)11 672 ¥ (64 €)0,91Concurrence et densité de la fibre
Transports en commun9 491 ¥ (52 €)5 703 ¥ (31 €)1,66On les utilise vraiment, tous les jours

L'arbitrage est explicite : un ménage tokyoïte dépense 3 788 ¥ de plus par mois en train et bus, et 8 863 ¥ de moins pour la voiture. Économie nette sur la mobilité : environ 5 000 ¥ par mois (27 €), et tout le poste transports et télécoms ressort 13 % sous la moyenne nationale.

Ce que cela change pour un acheteur

Si vous comparez un appartement près d'une gare de Tokyo avec une maison bon marché à la campagne, la voiture fait partie de la comparaison. Une akiya rurale à 5 000 000 ¥ (27 500 €) suppose en général une voiture, parfois deux, plus le carburant, le shaken (車検, contrôle technique biennal), l'assurance et la taxe. Sur les moyennes officielles, cela fait près de 28 000 ¥ par mois avant même de compter l'achat du véhicule. C'est la même logique qui gouverne toute notre approche de l'emplacement : voyez pourquoi acheter à distance de marche d'une gare change le calcul, et parcourez ce qui est réellement sur le marché dans notre catalogue de maisons japonaises à vendre.

L'énergie mérite une réserve. Tokyo est peu chère en énergie à cause de son climat et de la petite taille de ses logements, pas parce que le courant y coûte moins. Montez vers le nord et la ligne s'inverse brutalement : notre article sur l'isolation d'une maison japonaise donne les chiffres d'un hiver du Tohoku ou de Hokkaidō.

Le loyer à Tokyo : le chiffre officiel, et le piège qu'il contient

Voici l'erreur qui ruine la plupart des comparaisons de coût de la vie. L'enquête sur les ménages affiche une ligne logement tokyoïte de 27 385 ¥ par mois, dont 15 419 ¥ de loyer. Personne ne loue quoi que ce soit à Tokyo pour 15 419 ¥. Ce chiffre est une moyenne sur tous les ménages, et 44,7 % des logements occupés de Tokyo le sont par leur propriétaire, contribuant pour zéro à cette moyenne.

Le chiffre qu'il faut vient d'une autre enquête, le jutaku tochi tokei chosa (Jūtaku Tochi Tōkei Chōsa, recensement du parc de logements), mené tous les cinq ans. Dans son édition 2023, le loyer d'un logement loué s'établit à 59 656 ¥ par mois (328 €) au niveau national, en hausse de 7,1 % sur 2018. Par type de bailleur :

Type de logement loué, 2023Loyer mensuel nationalLoyer au tatami
Tous logements loués59 656 ¥ (328 €)3 403 ¥ (19 €)
Privé, non bois68 548 ¥ (377 €)4 151 ¥ (23 €)
Privé, bois54 409 ¥ (299 €)2 916 ¥ (16 €)
UR et sociétés publiques71 831 ¥ (395 €)3 633 ¥ (20 €)
Logement social24 961 ¥ (137 €)1 246 ¥ (7 €)

Tokyo paie 1,7 fois le loyer national, à surface égale

La même enquête publie le loyer au jo (tatami, l'unité tatami utilisée pour les pièces d'habitation, 1,65 m²). C'est la seule mesure de loyer strictement comparable entre territoires, parce qu'elle neutralise le fait que les logements tokyoïtes sont plus petits. Tokyo : 5 692 ¥ par tatami contre 3 403 ¥ au national, soit un rapport de 1,7. Chaque catégorie de bailleur tokyoïte dépasse son équivalent national. Pour un immeuble privé non bois, le cas le plus fréquent dans les 23 arrondissements, Tokyo demande 6 687 ¥ par tatami contre 4 151 ¥ au national.

Pour la perspective : le loyer au tatami de Tokyo valait 2 902 ¥ en 1983. Il a doublé en quarante ans, ce qui, sur une telle durée, est une tendance modérée, et un rappel utile que le marché locatif japonais n'est pas un marché qui s'emballe.

Les frais de locataire qu'aucun comparateur n'affiche

Louer au Japon suppose des frais d'entrée qu'un propriétaire ne paie plus jamais. L'usage du marché tokyoïte combine shikikin (敷金, dépôt de garantie restituable) et reikin (礼金, pas-de-porte non restituable), plus la commission d'agence, les frais de société de cautionnement et l'assurance incendie : couramment quatre à six mois de loyer pour obtenir les clés. Puis un koshinryo (更新料, frais de renouvellement) d'environ un mois, typiquement tous les deux ans. Ce sont des usages contractuels, pas des statistiques, et ils varient selon le bailleur, mais ils appartiennent à toute comparaison sérieuse entre louer et acheter. Notre guide de l'achat immobilier au Japon présente l'image miroir côté acquisition, où les frais totaux restent inférieurs ou égaux à 6 % du prix.

Tokyo est l'exception, pas la règle. Notre étude nationale du loyer au Japon reprend la même enquête préfecture par préfecture et calcule le point où acheter dépasse louer : environ sept ans et demi.

Ce que coûte l'achat : 1 361 000 ¥ le mètre carré dans les 23 arrondissements

Pour les prix réellement transactés, la référence est REINS, le réseau d'information immobilière désigné par le ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme. Son rapport mensuel de mars 2026 donne, pour les appartements d'occasion :

Territoire, mars 2026Prix au m²ÉquivalentSur un an
Tokyo, 23 arrondissements1 361 000 ¥7 478 € le m²+11,8 %
Moyenne du Grand Tokyo863 400 ¥4 744 € le m²+9,3 %
Yokohama et Kawasaki679 900 ¥3 736 € le m²+10,3 %
Tama, l'ouest de Tokyo596 000 ¥3 275 € le m²+2,6 %
Saitama453 200 ¥2 490 € le m²+7,7 %
Reste du Kanagawa428 800 ¥2 356 € le m²+8,1 %
Chiba412 700 ¥2 267 € le m²+10,8 %

Deux faits de ce tableau méritent qu'on s'y arrête. D'abord, les 23 arrondissements coûtent 3,3 fois Chiba et 2,3 fois Tama au mètre carré : le levier le plus puissant sur un budget logement tokyoïte est la carte, pas la négociation. Ensuite, le prix au mètre carré du Grand Tokyo monte depuis 71 mois consécutifs et dépasse désormais le niveau de septembre 1990, 855 000 ¥ le mètre carré, c'est-à-dire le sommet de la bulle. L'appartement moyen transacté dans le Grand Tokyo est parti à 55 210 000 ¥ (303 400 €), en hausse de 11,6 % en un an.

Cette comparaison avec 1990 n'est pas une curiosité. Elle signifie qu'acheter aujourd'hui dans Tokyo intra-muros, c'est acheter à un sommet historique en valeur nominale, sur un marché où le nombre de transactions dans les 23 arrondissements a en réalité reculé de 3,2 % sur un an. Notre article sur la bulle immobilière japonaise de 1991 explique ce qui était différent alors, et ce qui ne l'est pas.

Notez ce que ce tableau ne couvre pas : les maisons individuelles, et le reste du Japon. Hors région capitale, le tableau est inversé, et c'est là que vit notre sélection de maisons sous 100 000 dollars.

Cas pratique : un 60 m² dans les 23 arrondissements, louer contre acheter

Prenons un appartement de 60 m² à deux chambres dans les 23 arrondissements, l'achat typique d'un couple. À 1 361 000 ¥ le mètre carré, cela fait 81 660 000 ¥ (448 700 €), plus les frais à 6 % au maximum, soit jusqu'à 4 900 000 ¥ (26 900 €). Payé comptant, voici le coût mensuel de la propriété.

Poste mensuel, propriétaireYensÉquivalentBase de calcul
Charges et fonds de travaux25 000137 €Enquête MLIT copropriétés, tranche 60 m²
Taxe foncière et taxe d'urbanisme12 000 à 18 00066 à 99 €1,4 % plus 0,3 % de la valeur cadastrale, après abattements
Assurance incendie et séisme5 00027 €Copropriété, mobilier et parties privatives
Total, sans emprunt42 000 à 48 000231 à 264 €Avant tous travaux

Côté location maintenant. En partant du loyer tokyoïte officiel au tatami pour un immeuble privé non bois, 6 687 ¥, et des pièces d'habitation d'un 60 m² (environ 21 à 22 tatamis), le loyer équivalent se situe autour de 145 000 ¥ par mois (797 €). C'est une estimation construite sur le chiffre officiel au tatami, pas un loyer publié, et elle varie selon l'arrondissement et la gare : à prendre comme un ordre de grandeur.

Comparaison sur 10 ansLocationAchat comptant
Sortie mensuelle145 000 ¥ (797 €)45 000 ¥ (247 €)
Coût d'entrée4 à 6 mois de loyer81 660 000 ¥ plus jusqu'à 4 900 000 ¥ de frais
Renouvellementsenviron 1 mois tous les 2 ansaucun
Décaissé sur 10 ansenviron 18 000 000 ¥ (98 900 €)environ 5 400 000 ¥ (29 700 €) plus le capital
Actif au termerienl'appartement, quote-part de terrain comprise

Le rapport décisif est celui-ci : 81 660 000 ¥ de prix contre 1 740 000 ¥ de loyer annuel, soit 47 années de loyer, un rendement brut d'environ 2,1 %. Dans Tokyo intra-muros, acheter son logement n'est pas un moyen d'économiser du loyer. C'est un moyen de transformer du cash en un actif dont la composante foncière tient sa valeur, tout en retirant de sa vie les frais de renouvellement, le risque de déménagement et les révisions de loyer. Qui espère faire tenir le calcul par le rendement devrait d'abord lire notre article sur l'investissement à Tokyo, et éprouver ses propres hypothèses dans le simulateur de rentabilité.

Une règle à garder en tête quels que soient les chiffres : au Japon, un crédit immobilier n'est en pratique accessible qu'aux personnes qui résident au Japon ET y sont salariées. Sinon, l'achat se fait comptant. Notre article sur le crédit immobilier au Japon pour un étranger détaille les rares exceptions.

La ceinture périurbaine, où le calcul change du tout au tout

Le même 60 m², ailleurs dans la région capitale, aux mêmes prix REINS :

OùAppartement de 60 m²ÉquivalentFace aux 23 arrondissements
Tokyo, 23 arrondissements81 660 000 ¥448 700 €référence
Yokohama ou Kawasaki40 790 000 ¥224 100 €moins 50 %
Tama, toujours préfecture de Tokyo35 760 000 ¥196 500 €moins 56 %
Saitama27 190 000 ¥149 400 €moins 67 %
Chiba24 760 000 ¥136 000 €moins 70 %

Tama mérite un second regard : administrativement, c'est Tokyo, on y vote à Tokyo, on y paie les impôts de Tokyo, et le mètre carré y coûte 56 % de moins que dans les 23 arrondissements. Le prix de cette décote se mesure en minutes de train, et les chiffres officiels disent que les ménages tokyoïtes dépensent déjà beaucoup en billets et peu en voiture.

Et 897 000 logements vides dans Tokyo même

Le recensement du parc de 2023 a dénombré 8 201 000 logements à Tokyo, dont 897 000 vacants, soit un taux de vacance de 10,9 %. Parmi eux, 214 000 ne sont ni à vendre ni à louer : ils sont simplement vides, ce qui est la définition d'une akiya (akiya, logement vacant). Au niveau national, le taux atteint 13,8 %, pour 9 002 000 logements vides. Tokyo n'est pas exemptée de la trajectoire démographique qui a créé le phénomène akiya, elle est seulement le dernier endroit où cela se voit dans les prix.

En pratique, c'est là qu'un acheteur étranger avec un emploi tokyoïte et un budget tokyoïte trouve de l'air : les marges de la préfecture et celles d'à côté. Parcourez les maisons à vendre dans la préfecture de Chiba, dans le Kanagawa ou à Shizuoka, et comparez avec la poignée d'annonces de la préfecture de Tokyo elle-même. Pour la vue arrondissement par arrondissement de ce qui reste atteignable dans Tokyo central, voyez quels arrondissements de Tokyo viser.

Plus loin, l'écart se creuse : notre classement des endroits où vivre pas cher au Japon place Gunma et son chef-lieu Maebashi en bas de l'indice national des prix, à environ 75 minutes de Tokyo.

Pour les chiffres ville par ville, voir notre guide de la banlieue de Tokyo : où acheter une maison près de Tokyo, qui classe deux douzaines de villes-dortoirs par prix foncier officiel et temps de train.

Les erreurs qui font exploser un budget tokyoïte

  • Prendre la ligne logement de l'enquête pour un loyer. 15 419 ¥ par mois est une moyenne entre propriétaires et locataires. Une vraie location tokyoïte vaut plusieurs fois ce montant. Tout comparateur qui la présente comme « le loyer à Tokyo » lit mal sa source.
  • Comparer un loyer européen à un prix d'achat japonais. La seule comparaison juste met en regard une sortie mensuelle totale et une autre sortie mensuelle totale, taxes, charges et assurance comprises, comme dans les tableaux ci-dessus.
  • Oublier les charges et le fonds de travaux. Sur un 60 m², ils tournent autour de 25 000 ¥ par mois, ils augmentent avec l'âge de l'immeuble, et ils ne se négocient pas. Notre article sur les charges de copropriété au Japon explique comment le fonds de travaux est fixé et pourquoi il grimpe.
  • Croire que la valeur cadastrale est le prix. Le kotei shisan zei (kotei shisan-zei, taxe foncière) se calcule sur une valeur cadastrale qui vise environ 70 % de la valeur foncière officielle pour le terrain, et un coût de reconstruction déprécié pour le bâti. Un vendeur qui l'invoque pour justifier son prix mélange deux échelles : voyez la taxe foncière au Japon.
  • Budgéter une voiture dont vous n'aurez pas l'usage, ou oublier celle dont vous aurez besoin. Dans les 23 arrondissements, la voiture est le plus souvent un luxe, et une place de parking dans le centre de Tokyo peut coûter davantage par mois qu'une mensualité de crédit à la campagne. Vingt minutes plus loin, elle devient nécessaire.
  • Attendre de l'achat qu'il règle la question du séjour. Acheter un bien au Japon ne donne aucun droit de séjour et aucun visa, quel que soit le prix. Les deux questions sont entièrement distinctes : un étranger peut acheter sans visa, et il lui faut malgré tout un titre pour y vivre.
  • Ignorer la dépréciation du bâti. Au Japon, la construction perd sa valeur selon un calendrier pendant que le terrain la conserve. Sur un appartement de 60 m², votre quote-part de terrain est faible. Notre article sur la perte de valeur des maisons japonaises en expose le mécanisme.

Conclusion : une ville modérée, avec une ligne très chère

Tokyo n'est pas une ville chère au regard de sa propre réputation. Sur l'indice officiel, elle se situe 4,2 % au-dessus de la moyenne japonaise, 8 % au-dessus de la préfecture la moins chère, et elle est réellement moins chère que le reste du pays sur l'électricité, l'eau, les télécoms et surtout la voiture. Un ménage de près de trois personnes y a consommé 351 556 ¥ par mois en 2025, soit environ 37 500 ¥ de plus que la moyenne nationale.

Tout ce qui rend Tokyo chère tient dans une seule ligne. Le logement pèse 2,16 de ces 4,2 points, le loyer à surface égale vaut 1,7 fois le niveau national, et un mètre carré des 23 arrondissements coûte 3,3 fois un mètre carré de Chiba. C'est aussi la seule ligne sur laquelle un acheteur peut agir, de trois façons : s'éloigner sur la carte, accepter une surface plus petite, ou acheter plutôt que louer pour retirer du budget les frais de renouvellement et les révisions de loyer, en sachant qu'à 47 années de loyer, l'achat dans Tokyo central est une décision patrimoniale et non une économie.

La méthode est simple. Chiffrez le coût mensuel complet de la propriété avant de regarder les prix affichés, mettez la voiture dans la comparaison, demandez le dernier avis de taxe foncière avant de faire une offre, et éprouvez vos hypothèses dans le simulateur. Quand vous voudrez que la sélection soit faite sérieusement, avec les vérifications et la négociation menées depuis ici, notre accompagnement recherche et transaction couvre tout le chemin jusqu'aux clés. Sinon, commencez là où l'arithmétique est la plus clémente : le catalogue complet des annonces, et le panorama du marché immobilier japonais.

Questions fréquentes

Quel budget mensuel faut-il pour vivre à Tokyo ?

Les chiffres officiels de 2025 donnent 351 556 ¥ par mois (1 932 €) de dépenses de consommation pour un ménage tokyoïte de 2,86 personnes. Il faut y ajouter l'impôt sur le revenu, les cotisations sociales et soit le loyer, soit le coût de la propriété, qui ne figurent pas dans ce chiffre. Une personne seule consomme nettement moins au total, mais davantage par tête, car les charges fixes ne se divisent pas par deux.

Tokyo est-elle la ville la plus chère du Japon ?

Oui, et de moins que ce que l'on imagine. Sur l'indice de niveau de prix par région 2025, Tokyo affiche 104,2 pour une moyenne nationale de 100, et les 23 arrondissements 105,3. La préfecture la moins chère, Gunma, est à 96,2. L'écart entre la préfecture la plus chère et la moins chère du Japon est de 8 %.

Combien coûte un loyer à Tokyo ?

Le recensement du parc de logements donne 59 656 ¥ par mois de loyer moyen national, et montre que Tokyo demande 1,7 fois le tarif national par tatami de pièce habitable. En pratique, un appartement familial dans les 23 arrondissements se loue à six chiffres en yens, tandis qu'un studio loin du centre peut coûter le tiers.

Vaut-il mieux louer ou acheter à Tokyo ?

Mois par mois, être propriétaire sans emprunt coûte bien moins cher : environ 45 000 ¥ de charges et taxes contre près de 145 000 ¥ de loyer pour un 60 m². Mais l'achat coûte 81 660 000 ¥, soit environ 47 années de ce loyer : acheter dans Tokyo central est donc une décision patrimoniale plutôt qu'un moyen d'économiser.

Faut-il une voiture à Tokyo ?

En général non dans les 23 arrondissements, et les statistiques le montrent : les ménages tokyoïtes dépensent 31 % de moins que la moyenne nationale en frais d'automobile, et 66 % de plus en titres de transport. Résultat net, tout le poste transports et télécoms coûte 13 % de moins à Tokyo que dans le reste du Japon.

Combien coûtent l'électricité et l'eau à Tokyo ?

Moins que dans le reste du Japon. Énergie et eau réunies ont représenté 21 938 ¥ par mois à Tokyo en 2025, contre 24 547 ¥ au national, parce que les logements sont petits, les hivers doux et qu'il n'y a pas de chauffage au kérosène. L'électricité seule était à 11 952 ¥ contre 13 219 ¥ au national.

Un étranger peut-il acheter un appartement à Tokyo ?

Oui. Aucune restriction de nationalité ne pèse sur l'achat immobilier au Japon, et aucune condition de résidence pour posséder. L'achat ne donne ni visa ni droit de séjour d'aucune sorte. Le crédit, en revanche, est en pratique réservé aux personnes qui vivent au Japon et y sont salariées : un non-résident achète donc comptant.

Où acheter le moins cher près de Tokyo ?

Sur les transactions de mars 2026, Chiba à 412 700 ¥ le mètre carré est 70 % sous les 23 arrondissements, suivie de Saitama et des marges du Kanagawa. À l'intérieur même de la préfecture de Tokyo, le secteur de Tama coûte 56 % de moins au mètre carré que les 23 arrondissements tout en restant administrativement Tokyo.

Sources officielles

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