Banque de données des akiya et maisons abordables au Japon

Combien coûte une maison au Japon ? Prix réels 2026

Au Japon, une maison individuelle ancienne se paie en médiane 25 730 000 ¥ (158 800 €) selon les dossiers de crédit Flat 35, mais le prix réellement payé va de 8 000 000 ¥ (49 400 €) dans la préfecture de Wakayama à 41 000 000 ¥ (253 100 €) dans celle de Kanagawa, d'après les transactions officielles publiées par le ministère japonais du Territoire. Sur les 792 biens de notre catalogue, la médiane d'une maison de campagne descend même à 4 800 000 ¥ (29 600 €). Voici les prix réels par région et par type de bien, puis le budget total une fois les frais d'achat, les travaux et les taxes ajoutés.

Combien coûte une maison au Japon : la réponse en chiffres

Il n'existe pas un prix japonais, mais sept marchés qui ne se croisent jamais. Le tableau ci-dessous donne la médiane de chacun, c'est-à-dire le prix au milieu de la distribution : la moitié des biens se paie moins cher, l'autre moitié plus cher. La médiane est plus honnête qu'une moyenne, qu'une poignée de biens d'exception suffit à faire dériver.

SegmentPrix médian (¥)Équivalent (€)Source
Maison de campagne à rénover (akiya)4 800 00029 600Catalogue immoJapon, 384 maisons
Ferme traditionnelle (kominka)8 950 00055 200Catalogue immoJapon, 166 biens
Maison ancienne, marché japonais courant25 730 000158 800Flat 35, exercice 2024
Appartement ancien30 330 000187 200Flat 35, exercice 2024
Maison neuve clé en main (tateuri)38 260 000236 200Flat 35, exercice 2024
Maison de ville de Kyoto (machiya)69 400 000428 400Catalogue immoJapon, 176 biens
Appartement neuf, agglomération de Tokyo91 820 000566 800Fudosan Keizai, année 2025
Appartement neuf, 23 arrondissements de Tokyo136 130 000840 300Fudosan Keizai, année 2025

D'un bout à l'autre du tableau, le rapport est de 1 à 28. Ce n'est pas une anomalie de marché : c'est la même mécanique qui produit les deux extrêmes. Au Japon, la valeur d'un bien tient essentiellement au terrain, et le terrain vaut ce que vaut son emplacement dans un pays qui perd des habitants partout sauf dans quelques métropoles. Une maison de 110 m² parfaitement saine ne vaut presque rien si elle est à 40 minutes de la première gare, et une parcelle de 60 m² dans les 23 arrondissements de Tokyo se paie une fortune même avec une bâtisse à démolir dessus.

Le corollaire compte pour un acheteur étranger : choisir un budget, c'est choisir un type de vie, pas une gamme. Passer de 30 000 € à 300 000 € ne donne pas la même maison en mieux, mais un projet entièrement différent, dans une autre région, avec une autre fiscalité et un autre potentiel locatif. Notre guide de l'achat immobilier au Japon détaille chacun de ces parcours ; les annonces réelles avec prix sont dans notre catalogue d'akiya et de maisons japonaises.

Les prix réellement payés, préfecture par préfecture

La plupart des articles sur le prix des maisons au Japon citent des prix demandés, c'est-à-dire des annonces. Nous préférons les prix signés. Le ministère japonais du Territoire publie les transactions immobilières réelles, déclarées par les acquéreurs, dans sa base ouverte fudōsan jōhō raiburari (Fudōsan Jōhō Library, bibliothèque de l'information immobilière). Le tableau ci-dessous est calculé sur les 236 611 ventes de maisons individuelles enregistrées entre le premier trimestre 2024 et le quatrième trimestre 2025 dans les 36 préfectures que nous suivons.

PréfectureVentes analyséesPrix médian payé (¥)Équivalent (€)Prix médian du m² bâti (¥)
Kanagawa (神奈川県)25 66541 000 000253 100400 000
Aichi (愛知県)18 81033 000 000203 700285 714
Chiba (千葉県)21 90030 000 000185 200271 198
Kyoto (Kyoto府)11 48725 000 000154 300247 619
Osaka (Osaka府)26 78725 000 000154 300226 667
Hyogo (兵庫県)18 18625 000 000154 300220 000
Shizuoka (静岡県)8 24520 000 000123 500156 250
Okayama (岡山県)4 21619 000 000117 300150 000
Fukushima (福島県)4 26519 000 000117 300150 000
Nagano (長野県)4 12717 000 000104 900126 316
Niigata (新潟県)4 19314 000 00086 40091 892
Yamagata (山形県)1 68814 000 00086 40088 444
Akita (秋田県)1 84811 000 00067 90077 951
Wakayama (和歌山県)2 3338 000 00049 40065 714

Trois enseignements sortent de ce tableau, et aucun n'est intuitif pour un acheteur européen.

Le prix d'une maison au Japon s'effondre dès qu'on quitte les trois grandes régions

Entre Kanagawa (la banlieue sud de Tokyo) et Wakayama, il n'y a pas un facteur 1,5 comme entre deux régions françaises, mais un facteur 5,1. Et il ne s'agit pas de biens différents : ce sont des maisons individuelles ordinaires dans les deux cas. Ce que vous achetez à Kanagawa, c'est la proximité d'un bassin d'emploi de 37 millions d'habitants.

Le prix du mètre carré bâti n'a de sens qu'à l'intérieur d'une même région

400 000 ¥/m² à Kanagawa contre 65 714 ¥/m² à Wakayama : le rapport est de 6. Comparer un prix au mètre carré japonais à un prix français n'apprend rien, parce que le chiffre japonais incorpore la valeur du terrain, alors que le bâti lui-même se déprécie (voir notre article sur la dépréciation des maisons et la valeur du terrain au Japon).

Les montants publiés sont arrondis

Les médianes tombent sur des chiffres ronds parce que la publication officielle arrondit les montants de transaction avant diffusion, pour des raisons de confidentialité. Ces valeurs sont donc justes à l'échelle d'une préfecture, mais ne remplacent pas une estimation de bien à bien. Nous nous en servons comme référence de marché dans nos fiches d'annonces, jamais comme prix d'un bien précis.

Neuf, ancien, akiya : trois marchés, trois budgets

La seconde source sérieuse sur ce que coûte une maison au Japon est l'enquête annuelle du Jūtaku Kin'yū Shien Kikō (Jūtaku Kin'yū Shien Kikō, agence publique de financement du logement), menée sur les dossiers du prêt Flat 35. L'exercice 2024 porte sur 27 523 dossiers financés entre avril 2024 et mars 2025. Ce n'est pas un échantillon de vitrine : ce sont des opérations bouclées, avec leur coût total, terrain compris.

Type d'opérationCoût total (¥)Équivalent (€)
Appartement neuf55 920 000345 200
Maison sur mesure avec achat du terrain50 070 000309 100
Maison sur mesure sur terrain déjà détenu39 360 000243 000
Maison neuve clé en main38 260 000236 200
Appartement ancien30 330 000187 200
Maison individuelle ancienne25 730 000158 800

L'enquête donne aussi l'effort financier réel : le coût de l'opération représente 5,3 fois le revenu annuel de l'emprunteur pour une maison individuelle ancienne, et jusqu'à 7,5 fois pour une maison sur mesure avec achat du terrain. Le revenu moyen des ménages emprunteurs est de 6 690 000 ¥ (41 300 €) et l'emprunteur type a 44,5 ans, ce qui en dit long sur ce marché : on y achète tard, souvent une seule fois, et l'ancien reste nettement moins cher que le neuf.

Ce que notre propre catalogue montre du bas du marché

Ces chiffres décrivent le marché des acheteurs japonais solvables, en zone habitée. Le segment qui intéresse la plupart de nos lecteurs, la maison de campagne à rénover, se situe très en dessous. Relevé sur les 792 biens disponibles de notre catalogue au 14 août 2026 :

SegmentBiens au prix publié1er quartile (¥)Médiane (¥)Médiane (€)3e quartile (¥)
Maison de campagne3842 500 0004 800 00029 6009 800 000
Kominka1663 800 0008 950 00055 20014 900 000
Machiya de Kyoto17634 800 00069 400 000428 400138 000 000

Trois chiffres complètent le tableau : la médiane toutes catégories confondues est de 9 000 000 ¥ (55 600 €), 19 % des biens sont sous 3 000 000 ¥ (18 500 €), et l'année de construction médiane est 1973 sur les biens dont l'année est renseignée. Ce dernier point n'est pas anecdotique : une maison de 1973 est antérieure à la norme parasismique de 1981, ce qui change à la fois le coût des travaux et la valeur de revente (voir la norme sismique de 1981, le fameux shin-taishin). Enfin, 48 de ces 792 biens s'affichent prix sur demande : le vendeur ne publie pas de prix, souvent parce que la valeur du terrain et celle du bâti n'ont pas été arbitrées.

Pourquoi ce que vous payez, c'est le terrain

Le point le plus contre-intuitif du marché japonais tient en une phrase : la maison perd sa valeur, le terrain la garde. Une construction en bois est fiscalement amortie sur 22 ans et comptablement considérée comme proche de zéro au bout de 30 à 40 ans. Une maison de 1973 ne vaut donc, pour le marché, presque que son terrain, diminué du coût de démolition si elle est trop dégradée.

À l'inverse, le terrain monte là où l'activité se concentre. Le chika kōji (chika kōji, prix de référence des terrains publié chaque année par l'État au 1er janvier) donne la mesure exacte pour 2026 :

PérimètreÉvolution sur un an
Toutes catégories, moyenne nationale+2,8 %
Terrains résidentiels, moyenne nationale+2,1 %
Terrains commerciaux, moyenne nationale+4,3 %
Région de Tokyo, toutes catégories+5,7 %
Région d'Osaka, toutes catégories+3,8 %
Région de Nagoya, toutes catégories+2,3 %

La hausse nationale de 2,8 % est la plus forte depuis 1992, soit depuis l'éclatement de la bulle. Mais c'est une moyenne, et elle masque exactement ce que montre le tableau des transactions plus haut : les trois grandes régions tirent l'indice vers le haut pendant que des centaines de communes rurales continuent de baisser. Notre article sur les prix de l'immobilier au Japon en 2026 détaille ce marché à deux vitesses, et celui sur les 23 arrondissements de Tokyo descend au niveau de la rue.

Le stock de maisons vides explique le bas du marché

Le recensement du logement de 2023 compte 9 000 000 de logements vacants, soit 13,8 % du parc japonais, dont 3 850 000 qui ne sont ni en vente, ni en location, ni des résidences secondaires : de vraies maisons abandonnées. C'est ce stock qui produit les prix à 3 000 000 ¥ et qui alimente les banques d'akiya. Il explique aussi pourquoi un prix bas n'est jamais, en soi, une bonne affaire : il y a des dizaines de milliers de maisons à ce prix, et la plupart ne trouveront jamais preneur.

Le cas particulier de Kyoto

La médiane à 69 400 000 ¥ des machiya (machiya, maisons de ville traditionnelles en bois) de notre catalogue paraît incohérente avec les 25 000 000 ¥ des transactions de la préfecture de Kyoto. Elle ne l'est pas : une machiya rénovée du centre historique est un actif patrimonial, souvent exploité en hébergement touristique, sans équivalent dans les statistiques de maisons ordinaires. C'est un marché à part, décrit dans notre guide acheter une machiya à Kyoto.

Le prix affiché n'est pas votre budget

C'est l'erreur qui coûte le plus cher aux acheteurs étrangers : raisonner sur le prix de l'annonce. Au Japon, sur un bien ancien et bon marché, le prix d'achat représente souvent moins de la moitié du budget d'entrée. Voici la structure complète, sur un exemple à 5 000 000 ¥.

PosteMontant (¥)Équivalent (€)Nature
Prix affiché du bien5 000 00030 900Négociable
Frais d'achat, tout compris300 0001 900Plafonnés à 6 % du prix
Travaux de remise en état (110 m² à 40 000 ¥/m²)4 400 00027 200Le vrai poste variable
Budget d'entrée total9 700 00059 900
Taxes foncières annuelles (estimation)51 000 / an315 / anRécurrent

Les frais d'achat : 6 % maximum, et c'est une bonne nouvelle

Les frais d'acquisition au Japon (commission d'agence, taxe d'acquisition immobilière, droits d'enregistrement, honoraires du shihō shoshi (shihō shoshi, juriste chargé de l'inscription au registre foncier), timbre fiscal) restent sous 6 % du prix, largement en dessous des 7 à 8 % français. Le détail poste par poste est dans notre article sur les frais d'achat immobilier au Japon.

Les travaux : le poste qui décide de tout

Sur une maison antérieure à 1981, comptez une provision de l'ordre de 15 000 à 75 000 ¥ le mètre carré selon l'état, l'ambition du projet et l'accessibilité du chantier. C'est cette fourchette que nous utilisons dans nos propres estimations de rentabilité, et elle explique à elle seule pourquoi deux maisons au même prix d'annonce n'ont pas du tout le même coût réel. Notre article sur le coût de rénovation d'une machiya ou d'une kominka donne les prix par lot de travaux.

Les charges annuelles

La kotei shisan zei (kotei shisan-zei, taxe foncière) est de 1,4 % de la valeur cadastrale, plus 0,3 % de taxe d'urbanisme en zone urbanisée. La valeur cadastrale est nettement inférieure au prix payé, ce qui donne des montants annuels très bas en zone rurale, souvent quelques centaines d'euros. Détail dans notre article sur la taxe foncière au Japon.

Trois budgets réels : 30 000, 100 000 et 300 000 euros

Voici ce que chaque enveloppe achète concrètement, aux prix constatés en août 2026. Les montants en yens sont convertis à 162 ¥/€, le taux de référence que nous utilisons sur tout le site.

Budget 30 000 € (environ 4 900 000 ¥) : la maison de campagne à rénover

Vous êtes exactement à la médiane des maisons de notre catalogue. Concrètement : une maison individuelle de 100 à 130 m² habitables, construite entre 1965 et 1985, dans une préfecture rurale (Wakayama, Yamagata, Niigata, Akita), avec du terrain. Le bien est habitable mais rarement confortable : simple vitrage, isolation quasi absente, salle de bain d'origine.

Le piège de ce budget est de le dépenser en entier dans l'achat. La bonne répartition tient plutôt en 40 % d'achat et 60 % de travaux. Avec 30 000 € au total, visez une maison à 12 000 € et gardez le reste. Vérifiez surtout la distance à la gare : au-delà de 20 à 30 minutes en voiture d'une gare desservie et de commerces, la revente devient très difficile, quel que soit le prix payé.

Budget 100 000 € (environ 16 200 000 ¥) : le vrai confort ou le locatif

Ce budget change de nature. Il permet soit une kominka de caractère déjà partiellement rénovée (la médiane de nos 166 kominka est à 55 200 €, ce qui laisse 45 000 € de travaux), soit une maison correcte dans une préfecture bien desservie comme Shizuoka (médiane des transactions réelles : 123 500 €), soit un projet locatif en zone touristique. C'est à partir de ce niveau que la question du rendement se pose sérieusement : notre simulateur de rentabilité locative chiffre le revenu net après charges, gestion et fiscalité.

Budget 300 000 € (environ 48 600 000 ¥) : la ville ou le patrimoine

Vous entrez dans le marché japonais standard. Trois voies : une maison familiale dans les préfectures de la couronne de Tokyo (Chiba à 185 200 €, Kanagawa à 253 100 € de médiane), un appartement ancien en centre-ville de grande métropole, ou une petite machiya de Kyoto à rénover (premier quartile de notre catalogue : 214 800 €). Ce budget ouvre aussi l'immeuble de rapport en province. Nos études de cas chiffrées montrent deux opérations réelles de cet ordre, avec leur coût final et leur rendement.

Un rappel qui vaut pour les trois budgets

Aucun de ces achats ne se finance à crédit depuis l'étranger. Le prêt immobilier japonais est réservé aux résidents salariés au Japon ; quelques banques ouvertes aux étrangers prêtent sous conditions strictes, et un non-résident plafonne au mieux à 50 à 70 % de la valeur. Prévoyez un achat comptant, comme l'explique notre article sur le crédit immobilier au Japon pour un étranger.

Les sept erreurs qui font exploser la facture

  1. Confondre le prix de l'annonce et le budget. Sur un bien à 5 000 000 ¥, les travaux dépassent presque toujours le prix d'achat. Un projet chiffré sans provision de travaux n'est pas un projet, c'est un souhait.
  2. Courir après la maison à 1 ¥. Les biens cédés pour une somme symbolique existent, mais le prix est symbolique parce que le coût de remise en état, l'éloignement ou les obligations attachées au don ne le sont pas. Nous avons détaillé le mécanisme dans akiya à 1 yen ou gratuite, ce que cache le prix.
  3. Raisonner au prix du mètre carré à la française. Le mètre carré japonais intègre un terrain qui monte et un bâti qui se déprécie. Deux maisons au même prix au mètre carré n'ont pas la même valeur dans dix ans.
  4. Supposer qu'un crédit sera possible. C'est la première cause d'abandon de projet que nous voyons. Le financement se règle avant la recherche, pas après le coup de cœur.
  5. Acheter loin de tout parce que c'est moins cher. Le prix bas est la conséquence de l'éloignement, jamais une occasion. La règle simple : une gare desservie et des commerces à moins de 20 à 30 minutes, sinon le bien est un actif à sens unique.
  6. Sous-estimer la remise aux normes. Avant 1981, la structure ne répond pas à la norme parasismique en vigueur. Ajoutez l'isolation, l'humidité et le risque de termites, trois postes que la plupart des annonces passent sous silence.
  7. Croire que l'achat ouvre un droit de séjour. Acheter un bien immobilier au Japon ne donne aucun visa, aucun titre de séjour et aucun avantage à l'immigration. Le sujet est traité dans acheter une maison au Japon sans visa.

Conseils d'expert pour payer le bon prix

Vérifiez chaque prix contre les transactions réelles

La base publique du ministère du Territoire est gratuite et accessible à tous. Cherchez la commune du bien, le type de bien et la période, et regardez la distribution des prix payés, pas la moyenne. Un bien affiché 30 % au-dessus de la médiane locale doit justifier cet écart par quelque chose de visible : une rénovation récente, une parcelle plus grande, une exposition rare. Sinon, l'écart est votre marge de négociation.

Séparez toujours la valeur du terrain de celle du bâti

Demandez à l'agence la surface du terrain, la surface bâtie et l'année de construction. Le prix du terrain se compare au chika kōji de la zone ; le bâti se valorise à son coût de reconstruction diminué de son âge. Un vendeur qui refuse de détailler ces trois chiffres vend un prix, pas un bien.

Ce que veut dire un prix sur demande

Une annonce sans prix affiché (ō sōdan, 応相談, à débattre) n'est ni un piège ni une bonne affaire cachée. Elle signale le plus souvent une succession non réglée, un bien vendu par plusieurs indivisaires, ou un vendeur qui attend une offre pour se décider. Ce sont des dossiers plus longs, parfois plus négociables, mais qui demandent un interlocuteur sur place.

La négociation existe, mais elle n'est pas française

Une offre déposée par écrit (kaitsuke iraisho, kaitsuke依頼書, lettre d'intention d'achat) engage moralement l'acheteur et lance le processus. Une offre très basse déposée pour tester le marché se retourne contre vous : elle vous fait passer pour un acheteur non sérieux, et l'agence travaillera d'abord pour un autre. Le meilleur levier n'est pas le montant, c'est l'ancienneté de l'annonce et la qualité de votre dossier de financement.

Faites vérifier les trois documents qui contiennent les mauvaises surprises

Le registre foncier révèle les hypothèques et les servitudes, le document d'explication des points importants révèle les contraintes d'urbanisme et les risques naturels, et le plan cadastral révèle les litiges de bornage. Ces trois pièces se lisent en japonais juridique. Si vous n'avez personne sur place, notre accompagnement à l'achat couvre ces vérifications avant le dépôt de l'offre, et l'appel de découverte est gratuit.

Ce qu'il faut retenir

Combien coûte une maison au Japon ? Entre 8 000 000 ¥ (49 400 €) et 41 000 000 ¥ (253 100 €) selon la préfecture pour une maison individuelle ordinaire, avec une médiane nationale de 25 730 000 ¥ (158 800 €) sur le marché du crédit, et une médiane de 4 800 000 ¥ (29 600 €) sur le segment des maisons de campagne à rénover que nous suivons.

Trois règles résument tout le reste. La première : le prix affiché n'est pas le budget, comptez les frais d'achat (sous 6 %) et surtout les travaux, qui dépassent souvent le prix d'achat sur un bien ancien. La deuxième : ce que vous payez, c'est un emplacement, parce que le bâti se déprécie et que le terrain porte la valeur. La troisième : un prix très bas est la conséquence d'un problème de localisation, jamais une occasion en soi.

Pour passer des chiffres à un bien réel, parcourez notre catalogue de maisons japonaises avec leur prix, testez un projet dans le simulateur de rentabilité, et lisez le guide complet de l'achat immobilier au Japon avant de faire une offre.

Questions fréquentes

Combien coûte une maison au Japon en moyenne ?

Une maison individuelle ancienne se paie en médiane 25 730 000 ¥ (158 800 €) sur le marché du crédit japonais, et une maison neuve clé en main 38 260 000 ¥ (236 200 €). Mais la médiane réellement payée varie de 8 000 000 ¥ (49 400 €) dans la préfecture de Wakayama à 41 000 000 ¥ (253 100 €) dans celle de Kanagawa.

Peut-on acheter une maison au Japon pour 30 000 euros ?

Oui. La médiane des maisons de campagne de notre catalogue est à 4 800 000 ¥ (29 600 €) et 19 % des biens sont sous 3 000 000 ¥ (18 500 €). En revanche ce budget ne couvre pas les travaux : sur une maison antérieure à 1981, la remise en état dépasse souvent le prix d'achat.

Combien coûte une maison à Tokyo ?

Une maison individuelle dans la couronne de Tokyo se paie en médiane 30 000 000 ¥ (185 200 €) dans la préfecture de Chiba et 41 000 000 ¥ (253 100 €) dans celle de Kanagawa. Dans les 23 arrondissements de Tokyo, un appartement neuf s'est vendu en moyenne 136 130 000 ¥ (840 300 €) en 2025.

Un étranger peut-il acheter une maison au Japon ?

Oui, sans restriction de nationalité ni de résidence. Un non-résident peut acheter en pleine propriété, terrain compris, comme un citoyen japonais. Les seules difficultés pratiques concernent le financement, le sceau personnel et la présence sur place pour la signature.

Acheter une maison au Japon donne-t-il un visa ?

Non. L'achat immobilier n'ouvre aucun droit de séjour au Japon, aucun titre et aucune facilité d'immigration. Il n'existe pas de visa doré japonais. Le séjour se règle par une autre voie, comme un visa de travail ou le visa business manager.

Quels sont les frais d'achat d'une maison au Japon ?

Ils restent sous 6 % du prix, tout compris : commission d'agence, taxe d'acquisition immobilière, droits d'enregistrement, honoraires du juriste du registre foncier et timbre fiscal. C'est nettement moins qu'en France.

Peut-on emprunter au Japon quand on habite en France ?

Pratiquement pas. Le prêt immobilier japonais est réservé aux résidents salariés au Japon. Quelques banques ouvertes aux étrangers prêtent sous conditions strictes, et un non-résident plafonne au mieux à 50 à 70 % de la valeur du bien. La règle est donc l'achat comptant.

Pourquoi les maisons japonaises perdent-elles de la valeur ?

Parce que la construction en bois est amortie sur 22 ans et considérée par le marché comme proche de zéro après 30 à 40 ans. La valeur se reporte sur le terrain, qui monte dans les grandes métropoles et baisse dans les zones qui perdent des habitants.

Sources officielles

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