Banque de données des akiya et maisons abordables au Japon
La méthode, chapitre par chapitre

Acheter une maison au Japon, de A à Z

Le parcours complet de l'investisseur.

Acheter un bien ≠ obtenir un visa

Posséder un logement au Japon ne donne aucun droit de séjour.

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Comprendre & se préparer

Les bases avant tout : pourquoi le marché japonais est ouvert et attractif, et un point essentiel, acheter ne donne pas de visa.

Pourquoi investir au Japon

Des prix encore accessibles, la pleine propriété à vie (terrain + bâti) et des rendements élevés : jusqu'à 20 % net en location courte durée sur un bon achat.

  • Prix accessibles : ticket d'entrée dès quelques millions de yens
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Trois raisons d'acheter au Japon

  • Prix accessibles : hors hyper-centre, le prix au m² reste bien plus bas qu'à Paris ou Londres ; on trouve des maisons dès quelques millions de yens.
  • Pleine propriété à vie : vous êtes 100% propriétaire du terrain ET du bâti (freehold), sans bail ni limite de durée, avec les mêmes droits qu'un acheteur japonais.
  • Rendement élevé : en location courte durée, un bon achat bien situé peut viser jusqu'à ~20% net (cf. mes projets Uguisuan et Kinari Stay).

Où regarder les annonces

Les grands portails japonais (en japonais) pour se faire une idée du marché : SUUMO, at home, Akiya Bank (akiya à petit prix) et Rakumachi (biens déjà en revenus). Évitez les portails intermédiaires en anglais : contactez le vendeur (presque toujours son agence, très professionnelle) en vous aidant de l'IA, et demandez l'adresse exacte, l'état du bien et le détail des revenus.

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Acheter ne donne pas de visa

Posséder un bien au Japon ne donne aucun droit de séjour : il n'existe pas de « visa doré ». C'est le point le plus important à comprendre avant d'acheter.

  • Aucun visa lié à l'achat immobilier
  • Tous les visas sont « basés sur une activité »
  • Louer et encaisser des loyers ≠ visa Business Manager
  • On peut acheter sans résider au Japon
0visa accordé par un achat
Activitébase de tout visa japonais
2025visa Business Manager durci

Pas de golden visa

Le Japon n'a aucun programme de résidence par investissement immobilier. Acheter une maison, un appartement ou un immeuble ne donne ni visa ni titre de séjour. Tous les visas japonais sont « basés sur une activité » : il faut étudier, travailler ou gérer une entreprise réelle. Posséder un bien est considéré comme un actif privé, pas une activité économique.

Et le visa Business Manager ?

  • Depuis fin 2025, ses conditions sont nettement plus strictes.
  • Détenir des biens locatifs et encaisser des loyers ne suffit PAS : il faut une vraie entreprise licenciée, un bureau et un capital (~5 M¥).
  • Pour vivre dans votre bien, il faut un visa séparé : travail, conjoint, HSP, étudiant…
  • Bonne nouvelle : vous pouvez acheter en restant non-résident, puis venir en touriste.
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La guesthouse (簡易宿所, kan'i shukusho) & le minpaku (民泊)

Le cœur de la plateforme (deux régimes) : la guesthouse (le terme le plus courant), exploitée sous la licence légale 簡易宿所 (kan'i shukusho, « hébergement simplifié »), et le minpaku (民泊) type Airbnb, qui n'est pas une guesthouse à proprement parler. Comment acheter le bien qui correspond à chacun.

La guesthouse (ゲストハウス) et sa licence « hébergement simplifié » (簡易宿所, kan'i shukusho)

Auberge ou maison d'hôtes avec espaces communs : le terme le plus courant. Elle s'exploite sous la licence 簡易宿所 (kan'i shukusho), « hébergement simplifié » (旅館業法, ryokan gyōhō) : 365 nuits par an, sans plafond. Une seule fiche pour le bien ET sa licence : reprise 居抜き (inuki), normes, zonage, procédure, rentabilité 2025, étapes.

  • Le 簡易宿所 est la seule voie 365 nuits/an pour une guesthouse : licence 旅館業法 (ryokan gyōhō) sans plafond de nuitées ni nombre minimal de chambres, le minpaku (民泊) plafonne à 180 nuits.
  • Vérifiez le 用途地域 (yōto chiiki) AVANT d'acheter : interdit dans les zones résidentielles exclusives (低層・中高層), là où le minpaku reste possible, l'erreur classique de l'investisseur étranger.
  • Depuis 2018, la réception physique n'est plus obligatoire si check-in vidéo/ICT + intervention en ~10 minutes ; mais Kyoto exige en plus un employé posté à ≤ 800 m du bien.
  • Depuis le 13/12/2023, la licence 旅館業 (ryokan gyō) est transférable lors d'une cession de fonds (承継承認 (shōkei shōnin)) : la reprise 居抜き (inuki) est devenue la voie rapide.
  • Zonage éliminatoire : aucune licence possible en zones résidentielles exclusives (住居専用) ni en zone industrielle, vérifier AVANT toute offre.
  • Kyoto : gestionnaire à moins de 800 m (10 min), 5 établissements max par personne ; le minpaku y est réduit à ~60 jours en zone résidentielle.
365 nuits/anexploitation sans plafond : vs 180 nuits pour le minpaku
3,3 m²/pers.surface plancher mini par hôte sous 10 personnes (33 m² dès 10)
≈52 000 ¥taxe de demande à Kyoto, souvent 22 000–35 000 ¥ ailleurs (hors travaux)
≈300 000 ¥mise aux normes incendie type d'une maison (détection auto + blocs d'évacuation)

Ce que dit la 旅館業法 (ryokan gyōhō) : la catégorie « hébergement simplifié »

La 旅館業 (ryokan gyō)法 (loi hôtelière de 1948, réformée en juin 2018) distingue trois régimes : 旅館・ホテル営業, 簡易宿所営業 (kan'i shukusho eigyō) et 下宿営業 (pension). Le kan'i shukusho (littéralement « hébergement simplifié ») couvre les structures où les espaces de couchage sont partagés : guesthouses, hostels, dortoirs, capsule hotels. C'est une licence (許可) délivrée via le 保健所 (hokensho), pas une simple déclaration comme le minpaku. Ses deux atouts décisifs : aucun plafond de nuitées (365 nuits/an contre 180 pour le 民泊), et aucun nombre minimal de chambres. C'est pourquoi l'écrasante majorité des guesthouses japonaises opèrent sous ce statut.

Quoi chercher : licence existante ou à créer, reprise 居抜き (inuki)

Deux voies : reprendre un bien déjà licencié 簡易宿所 (kan'i shukusho, 365 nuits/an) ou créer la licence. Depuis la réforme du 13 décembre 2023 de la loi 旅館業法 (ryokan gyōhō), la cession de fonds de commerce (事業譲渡 (jigyō jōto)) permet de reprendre la licence existante via une approbation préalable (承継承認 (shōkei shōnin)) de la préfecture : fini l'obligation de redemander un permis. Ciblez les reprises 居抜き (murs + mobilier + licence + historique de réservations) sur Rakumachi, Tranbi ou HOME'S : démarrage immédiat, revenus vérifiables. Vérifiez d'abord le zonage 用途地域 (yōto chiiki) : licence impossible en zones résidentielles exclusives (低層・中高層住居専用, 田園住居) et zones industrielles (工業・工業専用).

Surface, sanitaires, réception : les exigences chiffrées

Surface : 33 m² de plancher minimum, abaissés depuis avril 2016 à 3,3 m² × capacité si vous accueillez moins de 10 hôtes, une machiya de 40 m² peut donc loger 6-8 personnes. Sanitaires : toilettes et lavabos « en nombre suffisant », bain ou douche exigés (certaines ordonnances locales chiffrent les ratios). La réception physique (玄関帳場 (genkan chōba)) n'est plus obligatoire depuis 2018 si un dispositif équivalent (check-in vidéo/ICT vérifiant l'identité des hôtes) existe et qu'un responsable peut intervenir en ~10 minutes en cas d'urgence. Vérifiez l'ordonnance locale : certaines villes maintiennent 33 m² ou un comptoir obligatoire.

Sécurité incendie (消防法 (shōbōhō)) : le poste de coûts décisif

Un 簡易宿所 est classé (5)項イ au code incendie : détecteur automatique d'incendie obligatoire quelle que soit la surface (version « petit établissement » sans câblage, admise sous 300 m²), blocs lumineux d'évacuation 誘導灯 (yūdōtō), extincteurs commerciaux dès 150 m² (des ordonnances locales peuvent abaisser ce seuil), rideaux et moquettes certifiés 防炎 (bōen). Comptez environ 300 000 ¥ d'équipement pour une maison individuelle. L'inspection des pompiers débouche sur le 消防法 (shōbōhō)令適合通知書 (shōbō hōrei tekigō tsūchisho), pièce exigée par le 保健所 (hokensho) : sans ce certificat, pas de licence. Chiffrez ce poste avant l'achat du bien, jamais après.

Zonage 用途地域 (yōto chiiki) et procédure au 保健所 (hokensho)

Au 建築基準法, un 簡易宿所 est un « hôtel/ryokan » : autorisé en zones 商業, 近隣商業, 準住居, 第二種住居, 第一種住居 (≤ 3 000 m²) et 準工業 ; interdit dans les quatre zones résidentielles exclusives (低層・中高層) et zones industrielles : contrairement au minpaku, possible presque partout. Vérifiez le 用途地域 (yōto chiiki) avant de signer. Procédure : pré-consultation 保健所 (hokensho) + pompiers + urbanisme, dossier (plans, 消防法 (shōbōhō)令適合通知書 (shōbō hōrei tekigō tsūchisho)), inspection sur place, licence ~1 mois après dépôt complet, 2 à 4 mois en pratique. Taxe : 20 000-30 000 ¥ ; sous 200 m², pas de 用途変更 formel (seuil relevé en 2019).

Kyoto vs Osaka vs Tokyo : trois régimes très différents

Kyoto, la plus stricte : le minpaku y est limité à ~60 jours (15 janvier–16 mars) en zone résidentielle, la licence 簡易宿所 est donc LA voie, avec gestionnaire joignable à 800 m / 10 min à pied (5 établissements max par personne) et régime spécial des machiya certifiées. Osaka : le tokku minpaku (2 nuits minimum, 365 j/an) ferme aux nouvelles demandes le 29 mai 2026 ; passez par le 旅館業法 (ryokan gyōhō). Tokyo : règles additionnelles par arrondissement (上乗せ規制), zones commerciales plus simples. Partout, le minpaku d'un propriétaire non-résident impose un gestionnaire agréé 住宅宿泊管理業者 (jūtaku shukuhaku kanri gyōsha).

Rentabilité réaliste 2025 : ADR, occupation, rendement

2025 = année record : 42,7 M de visiteurs, ADR hôtelier +10,8 %, RevPAR +15 % sur neuf mois, occupation +3,2 points. À Kyoto, l'occupation hôtelière tourne autour de 80 % à l'année, avec des pics à 85–88 %. Une guesthouse type : lits dortoir 3 000–5 000 ¥, chambres privées 8 000–15 000 ¥, occupation réaliste 65–80 % en ville touristique. Sur une machiya à 40–60 M¥ (achat cash, frais ≤6 %), 8–12 chambres bien gérées visent un rendement brut à deux chiffres, à condition d'intégrer commissions OTA (~15 %), ménage et gestion (15–20 % du CA).

Les étapes de A à Z (3–6 mois)

1) Ciblage et vérifications : zonage 用途地域 (yōto chiiki), hazard map, 検査済証 (kensazumishō), validité de la licence. 2) Pré-consultation 保健所 (santé) et 消防署 (pompiers) AVANT de signer. 3) Achat : offre, 重要事項説明 (jūyō jikō setsumei), acte, frais ≤6 %, cash si non-résident. 4) Reprise de licence par 承継承認 (cession de fonds) ou nouvelle demande (2–3 mois). 5) Travaux de conformité + obtention du 消防法 (shōbōhō)令適合通知書 (shōbō hōrei tekigō tsūchisho). 6) Ouverture ; après une reprise, l'administration inspecte l'établissement au moins une fois dans les 6 mois. Comptez 3–6 mois entre l'offre et la première nuitée.

Exemple réel en vente (juillet 2026) : Nishijin Machiya Guesthouse

Publiée le 17 juillet 2026 par Heritage Homes Japan : machiya d'environ 1890 à Nishijin (Kamigyo-ku, Kyoto), 58,39 m² de plancher, entièrement rénovée et déjà licenciée guesthouse, jamais exploitée depuis les travaux. Prix : ¥31 000 000, présentée par l'agence comme la guesthouse la moins chère de Kyoto. Le cas d'école de la reprise clé en main : la licence existe, l'historique est vierge, il reste à ouvrir. Voir la fiche (24 photos, carte) · toutes les guesthouses en vente.

Où trouver des biens déjà licenciés

Les agences spécialisées de Kyoto affichent la licence noir sur blanc : Arrows International Realty publie ses machiya-guesthouses avec la mention « Simple Lodging License » et sa date de délivrance (catégories dédiées Machiya Guesthouse, Minpaku/Airbnb, Hotel/Inn, machiya-hôtels licenciés de ¥250 à 318 M en juillet 2026), et Heritage Homes Japan signale « fully licensed » sur ses guesthouses. Ces annonces arrivent chaque jour sur notre hub : voir les biens licenciés en vente.

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Le minpaku (民泊), l'Airbnb japonais

Location de courte durée type Airbnb (ce n'est pas une guesthouse à proprement parler) : simple déclaration 届出 (todokede), mais 180 nuits par an maximum, et des règles locales parfois bien plus dures.

  • Minpaku = simple déclaration (届出 (todokede)), mais 180 nuits/an maximum : occupation plafonnée à ~49 %, rendement divisé par deux face à une licence 簡易宿所 exploitable 365 nuits.
  • Propriétaire non-résident au Japon = « hôte absent » (家主不在型 (yanushi fuzai-gata)) : délégation obligatoire à un gestionnaire agréé (住宅宿泊管理業者 (jūtaku shukuhaku kanri gyōsha)) enregistré auprès du MLIT, un coût à budgéter avant l'achat.
  • Kyoto est la ville la plus restrictive : ~60 jours seulement (15 janvier–16 mars) en zone résidentielle exclusive, plus un gestionnaire posté à moins de 800 m capable d'intervenir en 10 minutes.
  • Tokku minpaku d'Osaka (365 nuits, séjours de 2 nuits minimum, chambres ≥ 25 m²) : guichet fermé aux nouvelles demandes depuis le 29 mai 2026 ; il reste le rachat d'un bien déjà certifié ou le 簡易宿所.
  • Taxes de séjour en forte hausse (Osaka dès 5 000 ¥/nuit depuis sept. 2025, Kyoto jusqu'à 10 000 ¥/pers./nuit depuis mars 2026) et revenus imposables au Japon : à intégrer au business plan.
  • Règle de décision : minpaku pour rentabiliser une résidence secondaire ou tester un marché ; licence 簡易宿所 pour tout investissement touristique exploité à l'année.
180 nuits/anplafond légal du minpaku (住宅宿泊事業法 (jūtaku shukuhaku jigyōhō)), soit ~49 % d'occupation max
60 joursseule fenêtre autorisée à Kyoto en zone résidentielle exclusive (15 janv.–16 mars)
29 mai 2026fin des nouvelles certifications tokku minpaku (特区民泊 (tokku minpaku)) à Osaka
2 nuits min.séjour minimum du tokku minpaku, chambres de 25 m² minimum

Une déclaration, pas une licence, mais 180 nuits maximum

Le minpaku relève de la loi sur l'hébergement en résidence (住宅宿泊事業法 (jūtaku shukuhaku jigyōhō), 2018) : une simple déclaration (届出 (todokede)) auprès de la préfecture suffit, sans licence hôtelière. Contrepartie majeure : 180 nuits louées maximum par an, décomptées de midi le 1er avril à midi le 1er avril suivant. Le bien doit rester un « logement » habitable : résidence principale, secondaire ou logement proposé à la location. À 180 nuits, le taux d'occupation plafonne à 49 % : à prix de nuitée égal, le rendement est mécaniquement divisé par deux face à une licence 簡易宿所 exploitable 365 nuits par an.

Non-résident : le gestionnaire agréé est obligatoire

Toute personne, physique ou morale, japonaise ou étrangère, peut déclarer un minpaku : aucun visa ni résidence exigés. Mais dès que l'hôte n'habite pas sur place pendant les séjours (家主不在型 (yanushi fuzai-gata), « hôte absent »), la loi impose de confier l'exploitation à un 住宅宿泊管理業者 (jūtaku shukuhaku kanri gyōsha), gestionnaire professionnel enregistré auprès du MLIT : remise des clés, registre des hôtes, ménage, gestion des plaintes du voisinage. Un investisseur basé en France est donc automatiquement concerné : ce coût de gestion incompressible doit figurer dans le business plan avant l'achat, au même titre que les frais d'acquisition (≤ 6 %).

Kyoto : 60 jours par an en zone résidentielle

Kyoto applique les règles locales les plus dures du Japon. Dans les zones résidentielles exclusives (住居専用地域), le minpaku n'est autorisé que du 15 janvier à midi au 16 mars à midi : environ 60 jours, en pleine basse saison hivernale. S'ajoute le « devoir d'accourir » (駆けつけ要件 (kaketsuke yōken)) : pour tout hôte absent, un gestionnaire posté dans un rayon d'environ 800 m, capable d'intervenir en 10 minutes, règle étendue même aux biens licenciés sous la loi des ryokan. Depuis avril 2026, la ville renforce son équipe dédiée et multiplie les inspections surprises. À Kyoto, visez la licence 簡易宿所, pas le minpaku. Exception notable : les machiya labellisées 認定京町家 (nintei kyōmachiya) bénéficient d'un régime élargi au-delà de la fenêtre hivernale.

Tokku minpaku (特区民泊 (tokku minpaku)) : l'exception d'Osaka, désormais fermée aux nouveaux

Le régime spécial des zones stratégiques nationales offrait le meilleur des deux mondes à Osaka : pas de plafond de 180 nuits (exploitation 365 jours), contre un séjour minimum de 2 nuits/3 jours, des chambres d'au moins 25 m² et un accueil en langues étrangères. L'écrasante majorité des quelque 7 100 tokku minpaku recensés à l'été 2025 (94 % à Osaka) s'y concentre. Mais la ville a fermé le guichet : depuis le 29 mai 2026, plus aucune nouvelle certification ni extension. Attention à la revente : la certification 特区民泊 (tokku minpaku) est attachée à l'exploitant, elle ne suit pas les murs, reprendre une installation certifiée exige une nouvelle procédure, désormais impossible à Osaka. Pour du 365 nuits, la voie restante est la licence 旅館業 (簡易宿所).

Fiscalité et arbitrage : minpaku ou 簡易宿所 ?

Pour un particulier, les revenus minpaku sont en principe des « revenus divers » (雑所得 (zatsu shotoku)), imposés au barème 5-45 %, sans imputation des déficits sur les autres revenus, et les non-résidents restent imposables au Japon. Ajoutez la taxe de séjour, en forte hausse : Osaka taxe dès 5 000 ¥ la nuitée depuis septembre 2025, Kyoto grimpe jusqu'à 10 000 ¥ par personne et par nuit depuis mars 2026. Arbitrage : le minpaku sert à tester un marché ou rentabiliser une résidence secondaire ; pour un investissement pur visant un rendement à deux chiffres, la licence 簡易宿所 (365 nuits) s'impose presque toujours.

Exemple réel en vente (juillet 2026) : Gojo Furusato Guesthouse

Machiya de 1882 rénovée en 2024, à 3 minutes de la station Gojo (Kyoto), vendue ¥49 000 000 avec sa licence minpaku 180 jours et son historique : ¥4,96 M de revenus bruts de février à décembre 2025 et une note Airbnb de 4,95★. L'illustration parfaite de l'arbitrage 180 nuits : des revenus réels et vérifiables, un plafond légal à intégrer dans votre calcul de rendement. Voir la fiche · toutes les annonces.

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Trouver & choisir le bien

Où chercher, quels types de biens existent, et la vérité sur les fameuses akiya à 1 ¥.

Comment trouver un bien

Portails japonais, banques d'akiya municipales, agences et réseau hors marché : où chercher et comment ne pas se faire piéger.

  • Portails : SUUMO, Homes, At Home, real estate.co.jp (EN)
  • Akiya banks (空き家バンク) sur les sites municipaux
  • Agences locales + biens hors marché (réseau)
  • Forums (RetireJapan, r/JapanFinance) pour les avis
SUUMOplus grand portail (en japonais)
空き家バンクbanques d'akiya municipales
REINSbase inter-agences (via un agent)

Où chercher

Les portails grand public sont SUUMO, Homes et At Home (en japonais), et real estate.co.jp ou Housing Japan en anglais. Pour les maisons vacantes, les akiya banks (空き家バンク) sont publiées sur les sites des mairies. Beaucoup de biens ne sont jamais traduits : un agent bilingue ou un buyer's agent ouvre l'accès au hors marché et à la base inter-agences REINS.

Éviter les pièges

  • Méfiance avec les prix anormalement bas (akiya à 1 ¥ = rénovation lourde, parfois 再建築不可).
  • Vérifier titre, servitudes, copropriété et état antisismique avant toute offre.
  • Comparer les avis réels sur les forums (RetireJapan, r/JapanFinance, r/japanlife) plutôt que les seules pubs d'agences.
  • Faire traduire et expliquer chaque clause (le contrat est en japonais).
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Types de biens au Japon

Manshon, apato, tower mansion, machiya, akiya, local commercial : chaque type a ses règles, ses coûts et son potentiel.

  • Manshon (マンション) : béton/acier, le + acheté par les étrangers
  • Apato (アパート) : bois, plus petit et abordable
  • Machiya & akiya : maisons traditionnelles / vacantes
  • Pleine propriété (shoyuken) vs bail (shakuchiken)
マンションcopropriété béton, ascenseur, sécurité
アパートpetit immeuble bois, abordable
借地権bail : le bâtiment sans le terrain

Appartements : manshon vs apato

Le manshon (マンション) est une copropriété en béton armé ou acier (3 étages et +), avec ascenseur, bonne isolation phonique, hall sécurisé (auto-lock) et casiers à colis. C'est le bien le plus acheté par les étrangers, surtout dans le centre de Tokyo, car la structure de propriété est simple. L'apato (アパート) est plus petit, en bois ou acier léger, plus ancien et abordable, mais moins bien insonorisé. La tower mansion (タワマン, 20 étages et +) vise le haut de gamme avec conciergerie.

Maisons, machiya, akiya & propriété

  • Machiya : maison de ville traditionnelle (Kyoto), devoirs de préservation, subventions de rénovation, déclaration avant démolition.
  • Akiya : maison vacante très bon marché mais souvent à rénover lourdement.
  • Commercial (店舗) : local ou mixte, utile pour le minpaku selon le zonage.
  • Pleine propriété (shoyuken) = terrain + bâtiment ; bail (shakuchiken) = bâtiment seul, loyer foncier au propriétaire du sol : entrée moins chère mais revente plus délicate.
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Machiya, kominka, ryokan : l'architecture des maisons japonaises

Maison en bois, machiya (町家), kominka (古民家), ryokan (旅館) : chaque architecture a sa structure, ses codes, et un potentiel de maison d'hôtes différent.

  • Un ADN commun : la charpente bois à poteaux-poutres (木造軸組, mokuzō jikugumi)
  • Machiya (町家) : étroite et profonde, la maison de ville, cf. la maquette 3D de l'accueil
  • Kominka (古民家) : la ferme ancienne aux poutres courbes et au toit de chaume (茅葺, kayabuki)
  • Ryokan (旅館) : l'auberge, grandes surfaces, bains, reprise possible en 居抜き (inuki)
1981norme sismique 新耐震 (shin-taishin) : l'année charnière à vérifier
0,91 mle ken (間), module universel de la charpente japonaise
hari : les poutres courbes massives des kominka
茅葺kayabuki : toit de chaume, à refaire tous les 20-30 ans

L'ADN commun : la charpente bois (木造軸組, mokuzō jikugumi)

Presque toutes les maisons traditionnelles japonaises partagent la même logique : une ossature poteaux-poutres posée sur des pierres de fondation (礎石, soseki), assemblée par emboîtements (木組み, kigumi) plutôt que par clous porteurs, et dimensionnée sur le module du ken (間, ≈ 0,91 m), celui du tatami. Les murs ne portent pas : on peut ouvrir ou déplacer les cloisons (shōji, fusuma) librement. À l'achat, une date compte plus que tout : 1981, l'entrée en vigueur de la norme sismique 新耐震 (shin-taishin). Avant cette date, prévoyez un diagnostic (耐震診断, taishin shindan) et souvent un renforcement.

La machiya (町家) : la maison de ville

Étroite sur rue et très profonde : le fameux « lit d'anguille » (鰻の寝床, unagi no nedoko), héritage d'un impôt sur la largeur de façade. Sa signature : la façade à treillis (格子, kōshi), la fenêtre grillagée d'étage (虫籠窓, mushikomado), le couloir de terre battue qui traverse tout (通り庭, tōri-niwa) sous son puits de lumière (火袋, hibukuro), et le jardin intérieur (坪庭, tsubo-niwa). La maquette 3D de la page d'accueil montre exactement cette structure, pièce par pièce. Vocation idéale : la maison d'hôtes urbaine sous licence 簡易宿所 (kan'i shukusho), surtout à Kyoto.

La kominka (古民家) : la ferme ancienne

La maison rurale d'avant-guerre (souvent 100+ ans) : volumes hauts et sombres, poutres courbes massives (梁, hari) taillées dans des troncs entiers, grand sol de terre battue (土間, doma), foyer ouvert (囲炉裏, irori) dont la fumée protégeait la charpente, et parfois un toit de chaume (茅葺, kayabuki), magnifique, mais à refaire tous les 20-30 ans pour un coût élevé. Surfaces généreuses, terrain large : c'est la candidate parfaite pour une auberge rurale, à condition de budgéter isolation et mise aux normes.

Le ryokan (旅館) : l'auberge traditionnelle

Ce n'est plus une maison mais un outil d'exploitation : chambres en tatamis (和室, washitsu), couloirs, grands bains (parfois onsen 温泉), cuisine professionnelle. Les bâtiments sont souvent hybrides : cœur ancien en bois, extensions en béton. L'intérêt : beaucoup se vendent avec la licence 旅館業 (ryokan gyō) en place, à reprendre en 居抜き (inuki), murs, équipement et autorisation d'exploiter, sans repartir de zéro.

Sukiya (数寄屋) et kura (蔵) : les raffinés

Le style sukiya-zukuri (数寄屋造り), né des pavillons de thé, pousse la sobriété à l'extrême : bois naturels fins, tokonoma (床の間) épuré, lumière tamisée, le haut de gamme absolu, recherché pour les villas de luxe de Kyoto. Le kura (蔵) est l'entrepôt aux murs épais de terre chaulée, quasi ignifuge : reconverti en suite, atelier ou bar, c'est un atout rare sur une parcelle.

À l'achat : ce que l'architecture change

  • Année vs norme : avant 1981 (voire 2000 pour le bois), diagnostic sismique et budget de renforcement.
  • Isolation : quasi inexistante dans l'ancien, poste de rénovation n°1 pour du confort d'accueil.
  • 再建築不可 (saikenchiku fuka) : beaucoup de machiya sont non-reconstructibles ; on rénove, on ne démolit pas.
  • Artisans : une vraie rénovation passe par des charpentiers spécialisés (大工, daiku), comptez des délais.
  • Cible d'exploitation : machiya → maison d'hôtes urbaine (簡易宿所) ; kominka → auberge rurale ; ryokan → reprise directe avec licence.
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Akiya : la vérité sur les maisons à 1 ¥

Le vrai problème des maisons pas chères, ce n'est pas le prix : c'est l'emplacement. La plupart sont isolées, loin de tout : ce qui limite fortement leur valeur et leur usage.

  • Problème n°1 : l'emplacement (souvent isolé, loin de tout)
  • Priorité absolue : ≤ 20–30 min d'une gare et des commerces
  • 2 usages valables : résidence secondaire OU rénovation pour y vivre
  • Loin d'une gare = valeur et revente très limitées
≤ 20–30 mind'une gare : à vérifier en priorité
~15 %d'akiya réellement bien situées
10–15 M¥rénovation complète (souvent +)

Le vrai problème : l'emplacement

Le piège des maisons pas chères n'est pas tant le prix que l'emplacement. La grande majorité sont isolées, en pleine campagne, loin des gares, des commerces et des services : un véritable « no man's land » où la valeur du bien reste très limitée et la revente difficile. Seuls ~15 % des logements vacants sont réellement bien situés. La bonne nouvelle : le réseau ferroviaire japonais est dense et fiable, la première chose à vérifier, avant même le prix, c'est donc la distance à une gare.

Deux usages valables, et la règle d'or

  • Résidence secondaire / retraite : pour un usage personnel (maison de vacances, lieu de retrait au calme), l'isolement peut s'assumer ; vous n'achetez pas pour la revente.
  • Rénover pour y vivre (une famille qui veut la campagne) : viable uniquement si la maison est proche d'une gare (visez ≤ 20–30 min), et des commerces du quotidien. À vérifier en priorité absolue.
  • Coût réel des travaux : 10–15 M¥ pour une rénovation complète (parfois > 20 M¥) ; prévoyez 130–150 % de l'estimation, les défauts se cachant sous les murs et les planchers.
  • Pièges à écarter : taxe foncière jusqu'à ×6 si « maison vacante spéciale », terrain 再建築不可 (reconstruction interdite), titres incomplets, multiples héritiers.
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Analyser & sécuriser

Emplacement, risques naturels, zonage et due diligence : ce qui sépare une bonne affaire d'un piège.

Analyser un bien : emplacement & risques

Avant le prix, on étudie l'emplacement, le terrain, l'état du bâti et surtout les cartes de risques naturels (inondation, glissement, liquéfaction).

  • L'emplacement d'abord : gare, commerces, écoles
  • Cartes de risques (洪水・液状化・土砂)
  • Terrain, accès, structure, termites, humidité
  • Rendement brut/net et potentiel de revente
ハザードcarte des risques à vérifier
≥ 2 maccès voirie mini (sinon 再建築不可)
1981/2000normes antisismiques clés

L'emplacement et les risques avant tout

Avant de regarder le prix, on évalue l'emplacement (distance de la gare, commerces, écoles, attractivité, projets urbains), puis les risques naturels. Le portail officiel Hazard Map (ハザードマップ) de l'État superpose, pour chaque adresse, le risque d'inondation (洪水), de glissement de terrain (土砂災害) et de liquéfaction (液状化). Une zone inondable de 1 à 5 m se voit immédiatement, et l'assurance en tient compte.

Bâti, terrain & rendement

  • Le terrain prime sur la maison : accès, forme, orientation, et surtout 再建築不可 ?
  • Contrôler structure, toiture, réseaux (eau/gaz/électricité), termites (シロアリ), humidité.
  • Demander l'historique du bien et des travaux réalisés.
  • Calculer le rendement brut et net (利回り) et anticiper la revente.
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Zonage & urbanisme

Le zonage japonais (13 zones d'usage) décide ce que vous pouvez construire, louer et exploiter, à vérifier AVANT d'acheter.

  • 13 zones : 8 résidentielles, 2 commerciales, 3 industrielles
  • Système « cumulatif » : chaque zone ajoute des usages
  • Minpaku 180 j presque partout ; 365 j sauf résidentiel exclusif
  • Attention au 再建築不可 (reconstruction interdite)
13zones d'usage (yōto chiiki)
180nuits/an max en minpaku résidentiel
再建築不可terrains non reconstructibles

Comprendre les 13 zones

Le Japon classe le sol en 13 zones d'usage : 8 résidentielles (de la « Cat. 1 pavillonnaire » très calme, hauteur 10–12 m, aux zones mixtes), 2 commerciales et 3 industrielles. Le système est cumulatif : une zone supérieure autorise tout ce que la précédente permet, plus d'autres usages. En zone résidentielle Cat. 1, un commerce de moins de 50 m² est toléré s'il occupe moins de la moitié du logement.

Pièges à vérifier avant d'acheter

  • Location courte durée : le minpaku classique est permis presque partout (180 nuits/an) ; le 365 j (ryokan, ou tokku minpaku en zone spéciale) est possible dans presque toutes les zones sauf les zones résidentielles exclusives. Confirmez toujours le zonage auprès de la mairie.
  • Les municipalités ajoutent leurs propres limites ; le règlement de copropriété peut interdire le court séjour.
  • 再建築不可 : un terrain dont l'accès à la voie fait moins de 2 m ne peut pas être reconstruit, valeur et revente plombées.
  • Vérifier le code antisismique (normes 1981 et 2000).
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Arnaques & due diligence

Le registre foncier japonais est fiable, mais une vérification rigoureuse reste indispensable.

  • Vérifier le titre au Bureau des affaires juridiques
  • Contrôler servitudes et hypothèques
  • Se méfier des prix anormalement bas
  • Toujours passer par un agent agréé
登記簿extrait du registre foncier
重要事項説明explication légale obligatoire
宅建業agent licencié obligatoire

Vérifier avant de signer

Le registre foncier japonais (登記簿, Legal Affairs Bureau) est fiable et public : on y vérifie le titre, les servitudes et les hypothèques. Avant toute signature, l'agent agréé délivre le 重要事項説明 (explication des points importants). Méfiance avec les prix anormalement bas et les vendeurs pressés.

Signaux d'alerte

  • Prix très inférieur au marché sans raison claire (再建築不可, défaut caché, 心理的瑕疵).
  • Refus de fournir l'historique ou les diagnostics.
  • Pression à verser un acompte hors cadre légal.
  • Absence d'agent licencié (宅建業) ou de 重要事項説明.
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Acheter, étape par étape

Le déroulé complet, de l'offre à l'enregistrement du titre, avec les frais, le financement et les acteurs clés.

Contacter l'agent et faire une offre

Une annonce japonaise se lit et se négocie par écrit. Traduction, premier email, LINE, puis la lettre d'intention : voici la marche à suivre, y compris sans un mot de japonais.

  • Traduire la page avant d'écrire, et vérifier prix et surfaces
  • Écrire par email : l'écrit se traduit et laisse une trace
  • Faire rédiger vos questions en japonais poli par une IA
  • Passer sur LINE, la messagerie n°1 au Japon
  • Formaliser l'offre par un 買付依頼書 signé
Emaille bon canal pour un premier contact
LINEla messagerie n°1 au Japon
買付依頼書la lettre d'intention à envoyer

1. Traduire la page avant d'écrire

Si vous ne lisez pas le japonais, traduisez la fiche entière avant de contacter qui que ce soit : Chrome et Safari traduisent une page en un clic, et une capture d'écran collée dans une IA vous donnera une lecture plus fine, y compris des plans. Ne vous contentez pas du prix affiché en gros.

  • Le prix est écrit en 万円 : 1万 = 10 000 ¥, donc « 4,800万円 » vaut 48 000 000 ¥. C'est la première erreur de lecture d'un acheteur étranger.
  • Les surfaces peuvent être en 坪 (tsubo) : 1坪 ≈ 3,3 m². 30坪 font environ 99 m².
  • Repérez tout de suite 再建築不可 (reconstruction interdite), 現況渡し (vendu en l'état), 古家付き土地 (terrain avec maison ancienne, la valeur est dans le terrain).
  • Un traducteur automatique se trompe sur les termes juridiques : faites confirmer chaque point important par l'agent, par écrit.

2. Écrire, plutôt qu'appeler

Contactez l'annonceur par email. Un appel en japonais est intraduisible en direct, ne laisse aucune trace, et vous fait dépendre de votre créneau horaire. L'écrit se traduit dans les deux sens, se relit, et devient votre historique de négociation.

Dans ce premier message, demandez systématiquement le 販売図面 / 物件概要書 (la fiche technique PDF que les agences japonaises envoient sur demande) : plan, surfaces enregistrées, année de construction, zonage, charges. Elle contient beaucoup plus que l'annonce publiée.

3. L'IA fait sauter la barrière de la langue

C'est le point qui change tout : vous n'avez plus besoin de parler japonais pour dialoguer avec une agence. Écrivez vos questions en français, demandez à une IA de les traduire en japonais poli (敬語), envoyez la version japonaise, puis recollez la réponse dans la même IA pour la comprendre. Gardez toujours le français sous le japonais : cela lève une ambiguïté en une seconde si la traduction dérape.

Modèle de premier email (à adapter, puis à faire traduire) :

初めてご連絡いたします。
貴社サイトに掲載の物件(物件番号 ○○○○)について、購入を検討しております。
下記の点についてご教示いただけますでしょうか。
1. 現在も販売中でしょうか。
2. 販売図面(物件概要書)をお送りいただけますでしょうか。
3. 再建築は可能でしょうか。前面道路の幅員と接道状況をお教えください。
4. 上下水道・都市ガスの引込み状況をお教えください。
5. 固定資産税の年額はいくらでしょうか。
海外在住のため、メールでのやり取りをお願いできますと幸いです。翻訳ソフトを使用しておりますので、失礼な表現がありましたらご容赦ください。
どうぞよろしくお願いいたします。

Cette dernière phrase (« j'utilise un logiciel de traduction, veuillez m'excuser si une formulation est maladroite ») est une politesse japonaise très bien reçue : elle explique d'avance vos éventuelles maladresses.

4. Posez toutes vos questions

N'hésitez pas : les agents immobiliers japonais sont des professionnels sérieux, ils répondent, et une question précise vous fait gagner leur considération plutôt que l'inverse. Rien ne vous coûte à ce stade, la commission n'est due qu'à la vente.

  • Constructibilité : 再建築可否, largeur de la voie (接道 : au moins 2 m de façade sur une voie de 4 m), 用途地域 (zonage).
  • Terrain : 境界確定 (bornage confirmé ?), 越境 (empiètements de toiture, de clôture, de canalisation).
  • Bâti : année de construction et normes 1981 / 2000, 白蟻 (termites), 雨漏り (infiltrations), état de la charpente.
  • Réseaux : eau, tout-à-l'égout ou fosse, gaz de ville ou bouteille.
  • Charges : montant réel de la taxe foncière, et pour un appartement 管理費 et 修繕積立金.
  • Situation : bien occupé ou vacant, délai de remise (引渡し時期), et si la responsabilité du vendeur pour défauts (契約不適合責任) est exclue.
  • Exploitation : le bien peut-il accueillir une licence courte durée ? Demandez-le avant l'offre, pas après.

5. Passez sur LINE

Pour fluidifier, installez LINE : c'est la messagerie n°1 au Japon, l'équivalent local de WhatsApp, utilisée par les particuliers comme par les professionnels. Demandez à l'agent son identifiant ou son QR code LINE.

  • Réponses en quelques minutes plutôt qu'en un jour ouvré.
  • Photos et vidéos supplémentaires à la demande, y compris une visite filmée du bien.
  • Vous continuez à coller les messages dans votre IA : le principe ne change pas, seul le rythme change.

Gardez tout de même l'email pour ce qui engage : prix, conditions, dates, pièces jointes. Une conversation LINE se perd, un fil d'email se retrouve.

6. Faire une offre : le 買付依頼書

Au Japon, une offre se formalise par écrit : la lettre d'intention d'achat, appelée 買付依頼書 (kaitsuke iraisho) ou 買付証明書 (kaitsuke shōmeisho). Vous la signez et la transmettez au vendeur via l'agence. Elle n'est pas le contrat de vente et ne vous lie pas définitivement, mais elle vous place dans la file : sur un bien recherché, le premier à formaliser passe devant.

Pour la remplir, il vous faut de l'agence : l'adresse exacte du bien (所在地), la surface du terrain (土地面積) et la surface bâtie (建物面積) telles qu'enregistrées au cadastre (登記). Vous y ajoutez votre prix, l'acompte proposé, les dates de contrat et de règlement souhaitées, votre mode de financement (le plus souvent 現金購入, achat comptant) et vos conditions particulières.

Le document est en japonais : faites-le remplir champ par champ avec une IA, puis relisez la version traduite avant de signer.

Télécharger le modèle de 買付依頼書 (.docx)Réservé aux inscrits · document japonais vierge, à compléter

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Offre acceptée : signer et payer depuis la France

Le calendrier après l'acceptation, la signature à distance, l'interprète et le mandataire, l'acompte et ce qu'il engage vraiment.

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Les étapes pour acheter

De la définition du budget à l'enregistrement du titre, l'achat se déroule généralement en 6 à 12 semaines.

  • Cadrage du budget et du financement
  • Recherche, visites et offre d'achat
  • Contrat préliminaire et acompte 5–10 %
  • Acte final et enregistrement par le shihō shoshi
6–12 sem.de la recherche à la remise des clés
5–10%acompte (手付金) à la signature
≤ 6%frais annexes au total

Le parcours, étape par étape

  • 1. Cadrage & budget : capacité d'achat, crédit ou cash, villes et type de bien.
  • 2. Recherche & visite (内見 naiken) : sélection, visite sur place ou en visio, analyse du quartier et du bâti.
  • 3. Offre d'achat (買付証明書 kaitsuke shōmeisho) : lettre d'intention ; le premier à formaliser est prioritaire.
  • 4. Explication légale (重要事項説明 jūyō jikō setsumei) : un agent agréé détaille le bien et ses risques avant signature.
  • 5. Compromis (売買契約 baibai keiyaku) + acompte (手付金) : signature et versement de 5 à 10 %.
  • 6. Financement & due diligence : validation du prêt, vérification du titre, des servitudes et de la copropriété.
  • 7. Règlement & remise (決済・引渡し kessai / hikiwatashi) : paiement du solde, remise des clés.
  • 8. Enregistrement (登記 tōki) : le shihō shoshi inscrit le titre au Bureau des affaires juridiques.

À sécuriser à chaque étape

  • Tout le contrat est en japonais : faites traduire et expliquer chaque clause.
  • Le 重要事項説明 (explication légale) est obligatoire : n'achetez jamais sans.
  • Vérifiez le zonage et le 再建築不可 (reconstruction interdite) avant l'offre.
  • Non-résident : prévoyez un mandataire et le paiement (souvent cash).
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Documents nécessaires

La liste varie selon que vous êtes résident ou non-résident, mais reste simple à constituer avec un accompagnement.

  • Passeport ou carte de résident
  • Affidavit certifié pour les non-résidents
  • Justificatif de fonds / financement
  • Sceau (inkan) pour les résidents
パスポートpasseport ou carte de résident
印鑑sceau (inkan) pour les résidents
宣誓供述書affidavit pour non-résidents

Ce qu'il faut réunir

  • Identité : passeport ; carte de résident (在留カード) si vous vivez au Japon.
  • Non-résident : un affidavit (宣誓供述書) certifié remplace le justificatif de domicile et le sceau.
  • Résident : sceau enregistré (実印) + certificat (印鑑証明) et justificatif de domicile (住民票).
  • Fonds : preuve de financement (relevés, accord de prêt).

Bon à savoir

  • Les documents étrangers doivent souvent être traduits en japonais.
  • Le My Number est demandé pour les résidents (fiscalité).
  • Le shihō shoshi vérifie et prépare l'acte d'enregistrement.
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Frais & taxes d'achat

Prévoyez max 6 % du prix en frais annexes, puis une taxe foncière annuelle.

  • Commission d'agence ≈ 3 % +6万¥
  • Taxe d'acquisition 3 % de la valeur
  • Honoraires shihō shoshi 10万–30万¥
  • Taxe foncière annuelle ≈ 1,4 %
3% +6万¥commission d'agence (+ 10% de TVA)
3%taxe d'acquisition immobilière
0,4–2%droits d'enregistrement du titre
1,4%/antaxe foncière annuelle

Le détail des frais d'achat

Au-delà du prix, comptez max 6 % de frais annexes. La commission d'agence légale est de 3 % du prix + 60 000 ¥, majorée de 10 % de taxe de consommation. La taxe d'enregistrement et de licence représente 0,4 % pour le transfert du terrain et 2 % pour le bâtiment. La taxe d'acquisition (fudōsan shutoku zei) s'élève à 3 % de la valeur cadastrale d'un bien résidentiel.

Les taxes récurrentes

  • Taxe foncière (kotei shisan zei) : environ 1,4 % par an de la valeur cadastrale.
  • Taxe de planification urbaine : jusqu'à 0,3 % dans certaines zones.
  • La base d'imposition est la valeur cadastrale, généralement inférieure au prix de marché.
  • Honoraires du shihō shoshi : 100 000 à 300 000 ¥, payés une fois à l'achat.
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Frais d'achat (indicatif)
PosteMontant indicatif
Commission d'agence≈ 3 % + 6万¥
Taxe d'acquisition3 %
Droits d'enregistrement0,4–2 %
Shihō shoshi10万–30万 ¥
Taxe foncière annuelle≈ 1,4 %/an
Total frais annexes≤ 6 %

Crédit ou cash : financer l'achat

Oui : un non-résident peut emprunter au Japon, via des prêteurs spécialisés (ex. Yen Loans). Conditions strictes : appartement post-1990, bonne gare, apport 40–50 %, taux variable. Les banques classiques, elles, exigent résidence ET salaire au Japon.

  • Oui, un non-résident peut obtenir un crédit (prêteurs spécialisés)
  • Appartements post-1990 seulement : pas de maison / akiya
  • Financement 50–60 % (apport cash 40–50 %), près d'une gare
  • Taux variable (~4,5–5 %) sans plafond, plus risqué qu'un fixe français
Cashchemin le plus courant hors résidence
50–60%LTV max niche non-résident
~4,5–5%taux variable niche (vs ~1,5 % résident)

Qui peut emprunter ?

Résidents permanents et conjoints de Japonais accèdent aux prêts standards, aux meilleurs taux (~0,3–1,5 % variable). Sans PR, c'est possible via des banques « foreigner-friendly » : SMBC Prestia (n'exige pas la PR, sans garant, support en anglais), SBI Shinsei, Suruga, Resona, généralement avec un visa de travail stable, 3 ans et + au Japon, revenu ≥ 3–5 M¥, à 0,8–1,4 %. Le programme Flat 35 est en pratique réservé aux citoyens et résidents permanents.

Non-résident : la voie étroite (pas le crédit « à la française »)

Les banques de détail japonaises ne prêtent pas depuis l'étranger. Des prêteurs spécialisés, par ex. Yen Loans (licence à Tokyo) (ciblent toutefois les non-résidents) : pas de visa japonais, pas de salaire en yens, dossier possible à distance. Ce n'est pas « le crédit japonais à 1 % » : produit d'investisseur, plus cher et plus sélectif. Autres pistes selon le pays : Tokyo Star Bank, UOB / ORIX Asia.

  • Type : uniquement des appartements / condos (マンション) construits après 1990. Maisons, kominka, machiya, ryokan, immeubles entiers : refusés.
  • Emplacement : cœur de cible = Tokyo 23 arr. ; hors Tokyo, en général ≤ 10 min à pied (~800 m) d'une gare.
  • LTV : jusqu'à 60 % en location longue durée, souvent 50 % en résidence secondaire / courte durée, sur la valeur d'expertise, pas le prix affiché. Comptez donc 40–50 % d'apport cash + ≤ 6 % de frais d'achat.
  • Taux variable : TIBOR 1 mois + marge (ex. ~3,50 % → total ~4,5–5 %). Pas de plafond (cap) sur la hausse, seulement un plancher à 0 %. Mensualité souvent lissée 12 mois, puis tableau recalculé chaque année. Structurellement plus risqué qu'un fixe français ; le yen peut aussi bouger face à l'euro.
  • Frais typiques : engagement + expertise à l'ouverture, origination ~2 % du prêt, réserve de 3–6 mois de mensualités, servicing annuel, pénalités anticipées les 3 premières années.
  • Utile surtout si vous avez déjà un apport important et visez un appart liquide à Tokyo. Sinon, cash (ou refinancement sur un bien en France) reste plus simple. Faites confirmer LTV, taux et éligibilité par écrit avant le compromis.
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Rôle du shihō shoshi

Le shihō shoshi (clerc judiciaire) est le professionnel qui rend votre acquisition légalement définitive.

  • Vérification du titre de propriété
  • Préparation des documents d'acte
  • Enregistrement officiel au hōmukyoku
  • Honoraires de 10万 à 30万 ¥
司法書士clerc judiciaire (enregistrement)
10万–30万¥honoraires habituels
登記inscription au hōmukyoku

Le garant juridique de l'achat

Le shihō shoshi (司法書士) est le professionnel agréé qui rend votre acquisition légalement définitive. Le jour du règlement (決済), il vérifie l'identité des parties et le titre, prépare l'acte, puis procède à l'enregistrement (登記) au Bureau des affaires juridiques (法務局) : ce qui inscrit officiellement votre propriété.

En pratique

  • Honoraires : 10万 à 30万 ¥, payés une fois à l'achat.
  • Indépendant du vendeur et de l'agent : il sécurise la transaction.
  • Pour un non-résident, il coordonne avec votre mandataire.
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Erreurs à éviter

Quelques pièges récurrents peuvent transformer une bonne affaire en source de soucis.

  • Négliger l'état antisismique du bâti
  • Sous-estimer les frais annexes
  • Ignorer les règles de copropriété
  • Acheter sans vérification du titre
1981/2000normes antisismiques à vérifier
再建築不可piège de la non-reconstructibilité
≤ 6%frais annexes souvent oubliés

Les pièges les plus fréquents

  • Acheter uniquement parce que le prix est bas (akiya, 1 ¥…).
  • Négliger l'état antisismique (bâti d'avant 1981) et les termites.
  • Oublier que le terrain compte plus que la maison.
  • Sous-estimer les frais annexes (≤ 6 %) et la trésorerie de réserve.
  • Ignorer le zonage, le 再建築不可 et le règlement de copropriété.
  • Signer un contrat japonais sans traduction ni 重要事項説明.

La bonne méthode

  • Comparer plusieurs biens similaires.
  • Faire plusieurs devis de rénovation (130–150 % de l'estimation).
  • Documenter chaque étape (photos, notes, factures).
  • S'entourer : agent, artisan (工務店), comptable (税理士), shihō shoshi.
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Exploiter & gérer

Résidence, location longue durée, colocation, Airbnb : choisir la stratégie et la piloter, même à distance.

Que faire de votre bien

Résidence, maison de vacances, location longue durée, colocation étudiante ou Airbnb : chaque stratégie a son rendement et ses contraintes.

  • Résidence principale ou secondaire (vacances)
  • Location longue durée : stable, gérable à distance
  • Colocation / share house : rendement supérieur
  • Airbnb / minpaku : fort potentiel mais 180 nuits
3,6 / 4,3%rendement brut Tokyo / Osaka
55–70%du brut une fois net (charges, taxes)
~5%frais de gestion locative annuels

Habiter, ou faire travailler le bien

Trois grandes voies. Résidence (principale ou maison de vacances) : usage personnel, attention à l'entretien et à la distance. Location longue durée : la plus stable, gérable à distance via une société de gestion (~5 % du loyer). Exploitation touristique (Airbnb/minpaku) : la plus rentable dans les villes touristiques, mais la plus encadrée (180 nuits, zonage, copropriété).

Rendements & réalité

  • Rendement brut : ~3,6 % à Tokyo, ~4,3 % à Osaka ; le net = 55–70 % du brut (taxes, gestion, vacance).
  • Centre de Tokyo 2,5–3,5 % ; périphérie 4,5–5,2 %. Périphérie d'Osaka 6–7 %.
  • Le bâti se déprécie (la valeur est surtout dans le terrain) : une maison en bois s'amortit sur ~22 ans, et un bien ancien peut être amorti sur 4 ans pour réduire l'impôt.
  • Un fort rendement régional peut tromper si les prix baissent et la vacance atteint 15 %.
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Investissement locatif

L'immobilier japonais combine prix accessibles, taux bas et demande locative solide dans les grandes villes.

  • Rendements attractifs hors de Tokyo
  • Marché liquide et sécurisé
  • Financement à taux faible possible
  • Gestion déléguée même à distance
~91 M¥prix moyen logement Tokyo 2025
+10,7%hausse annuelle à Tokyo
19%part d'acheteurs étrangers (centre Tokyo)

Un marché porteur en 2026

Le marché résidentiel japonais combine prix encore accessibles hors hyper-centre, taux bas et demande locative solide dans les grandes villes. À Tokyo, le prix moyen d'un logement a atteint environ 91 M¥ en 2025 (+10,7 % sur un an), porté par une offre neuve limitée et la hausse des coûts de construction. La part d'acheteurs étrangers atteint 19 % dans les arrondissements centraux (Chiyoda, Minato, Shibuya).

Où chercher du rendement

  • Rendements souvent plus attractifs à Osaka, Fukuoka ou Sapporo qu'à Tokyo.
  • Marché liquide et sécurisé, gestion délégable même à distance.
  • Le yen faible offre une décote de change aux acheteurs en euros.
  • Attention à la dépréciation du bâti : la valeur est surtout dans le terrain.
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Rendement locatif brut par ville (indicatif)
VilleProfilRendement brut
TokyoPremium, liquide2,5–3,6 %
OsakaÉquilibré4–4,3 %
FukuokaCroissance4,5–5,5 %
Périphérie / NaganoRendement / ski6–7 %

Airbnb : Minpaku, Tokku & Ryokan

Trois régimes encadrent la location courte durée : du minpaku plafonné à 180 nuits au ryokan ouvert 365 jours. À choisir AVANT d'acheter.

  • Minpaku (民泊) : 180 nuits/an max
  • Tokku Minpaku (特区民泊) : 365 j, zones limitées, 2–9 nuits
  • Ryokan (旅館業) : 365 j, sauf zones résidentielles exclusives
  • Zonage à confirmer en mairie + copropriété
180 jplafond Minpaku (民泊)
365 jTokku Minpaku & Ryokan
2–9 nuitsséjour imposé en Tokku

Trois régimes, trois stratégies

La loi Minpaku (住宅宿泊事業法, 2018) autorise la location courte durée presque partout mais la plafonne à 180 nuits/an. Le Tokku Minpaku (特区民泊, zones stratégiques comme Osaka ou Ōta-ku à Tokyo) lève le plafond (365 j) mais impose un séjour de 2 à 9 nuits et 25 m² minimum, et les zones sont limitées (Osaka a cessé d'accepter de nouvelles demandes en 2026). Le Ryokan (旅館業法) ouvre 365 j sans plafond ni séjour minimum, autorisé dans presque toutes les zones sauf les zones résidentielles exclusives (低層住居専用地域). Dans tous les cas, vérifiez le zonage auprès de la mairie avant d'acheter, et selon la ville, 180 nuits en minpaku classique peuvent déjà suffire à la rentabilité.

👉 Simulez la rentabilité de votre projet (revenus, rendement net, cash-flow, revente) avec notre outil.

À vérifier avant d'acheter

  • Le zonage autorise-t-il l'exploitation visée ? (zone résidentielle exclusive = pas de 365 j)
  • Le règlement de copropriété n'interdit-il pas le court séjour ?
  • Forte demande à Kyoto, Osaka, Tokyo et zones touristiques.
  • En Minpaku, gestion par un opérateur agréé si le propriétaire est absent.
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Location courte durée : 3 régimes
RégimeNuits/anSéjour min.Zones
Minpaku (民泊)180aucunPresque partout
Tokku (特区民泊)3652–9 nuitsZones spéciales
Ryokan (旅館業)365aucunSauf résidentiel exclusif
Rendement Airbnb estimé par ville (indicatif, ~60 m²)
VilleADR (¥/nuit)OccupationRevenu brut/anRdt brut est.
Ōsaka23 00058 %4,0 M¥~11 %
Kyoto30 00053 %5,3 M¥~13 %
Tokyo29 00055 %4,8 M¥~6 %
Fukuoka18 00055 %3,0 M¥~11 %
Naha (Okinawa)21 00060 %4,0 M¥~15 %
Sapporo20 00052 %3,1 M¥~15 %
Hiroshima19 00055 %3,1 M¥~14 %
Niseko48 00045 %6,3 M¥~18 %

Colocation & share house étudiant

Studios près des universités et share houses offrent les rendements bruts les plus élevés, au prix d'une gestion plus active.

  • Studios près des facs = rendements parmi les + hauts
  • Share house : plusieurs loyers sous un même toit
  • Demande étudiante stable dans les grandes villes
  • Gestion plus active (rotation, entretien)
6–7%brut possible (périphérie d'Osaka)
4,5–5%cible des investisseurs étrangers
1K/1Rformats les plus demandés

Pourquoi viser l'étudiant

Les studios (1R/1K) proches des universités affichent des rendements parmi les plus élevés du marché, portés par une demande étudiante régulière. La share house (colocation organisée) cumule plusieurs loyers sous un même toit et séduit étudiants et jeunes actifs, surtout à Tokyo et Osaka. Les investisseurs étrangers visent en général 4,5–5 % brut minimum ; en périphérie d'Osaka, 6–7 % brut est atteignable.

Avantages & contraintes

  • + : rendement supérieur, vacance lissée (plusieurs locataires).
  • − : gestion plus active (rotation, ménage des parties communes, règlement intérieur).
  • Vérifier le zonage et le règlement de copropriété (certains interdisent la colocation/exploitation).
  • Souvent confié à un gestionnaire spécialisé share house.
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Gestion locative à distance

Une société de gestion (管理会社) gère locataires, loyers, ménage et maintenance : indispensable pour piloter depuis l'étranger.

  • Société de gestion (管理会社) ~5 % du loyer
  • Longue durée : gestion légère
  • Airbnb : ménage, check-in, optimisation
  • Comptable (税理士) pour la déclaration
~5%gestion longue durée
10–20%gestion courte durée (Airbnb)
管理会社votre relais sur place

Déléguer pour investir de loin

Depuis l'étranger, une société de gestion (管理会社) est votre relais : recherche de locataires, encaissement des loyers, état des lieux, petites réparations, interface avec la copropriété. Comptez ~5 % du loyer en longue durée. En courte durée (Airbnb), un gestionnaire spécialisé gère le ménage, le check-in, la messagerie et l'optimisation tarifaire (souvent 10–20 % des revenus).

Le réseau à construire

  • 管理会社 (gestion), 工務店 (artisan/constructeur), 税理士 (comptable fiscal), 司法書士 (actes).
  • Un mandataire fiscal (納税管理人) est requis pour un non-résident.
  • Prévoir une réserve de trésorerie pour les imprévus.
  • Centraliser devis, factures et échanges dans un dossier unique.
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Rentabilité & fiscalité

Études de cas chiffrées, checklist, et toute la fiscalité : revenus locatifs, taxes et plus-values.

Études de cas : Osaka, Kyoto, Nagano

Trois profils d'investissement illustratifs (rendement urbain, machiya touristique et montagne/ski) pour visualiser budgets et logiques.

  • Osaka : rendement locatif urbain
  • Kyoto : machiya & tourisme (minpaku encadré)
  • Nagano / Hakuba : montagne, ski, courte durée
  • Chiffres indicatifs, à affiner par projet
4–7%brut visé (périphérie d'Osaka)
Kyotomachiya : patrimoine + minpaku
Hakubaski, clientèle internationale

Trois logiques d'investissement

Osaka : un appartement (manshon) en périphérie vise un rendement brut de 4 à 7 %, sur un marché liquide et très demandé. Kyoto : une machiya rénovée combine valeur patrimoniale et exploitation touristique, mais le minpaku y est strictement encadré (vérifier la zone et la licence). Nagano / Hakuba : un chalet ou un appartement de montagne pour la location saisonnière de ski, avec une clientèle internationale et une forte saisonnalité.

Ce que montrent les cas

  • Le rendement régional élevé se paie en gestion et en saisonnalité.
  • Le patrimoine (Kyoto) protège la valeur mais contraint l'exploitation.
  • Chiffres indicatifs : chaque projet s'analyse au cas par cas ; nous le faisons avec vous.
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Checklist de l'investisseur

Quatre check-points pour ne rien oublier : avant l'achat, avant les travaux, avant la mise en location, avant la revente.

  • Avant achat : emplacement, risques, zonage, budget all-in
  • Avant travaux : devis multiples, structure, antisismique
  • Avant location : régime, assurance, gestion, conformité
  • Avant revente : fiscalité plus-value, marché, timing
4check-points clés
≤ 6%frais all-in à budgéter
130–150%de l'estimation travaux

Avant d'acheter / avant les travaux

  • Avant achat : emplacement, hazard map, zonage & 再建築不可, structure, titre, et un budget all-in (agence, taxes, enregistrement, 司法書士, assurance, banque, change, travaux, mobilier).
  • Avant travaux : plusieurs devis, état de la structure et de la toiture, mise aux normes antisismiques, prévoir 130–150 % de l'estimation.

Avant de louer / avant de revendre

  • Avant location : choisir le régime (Minpaku / Tokku / Ryokan ou longue durée), assurance, société de gestion, conformité.
  • Avant revente : fiscalité de la plus-value (détention < 5 ans = taux fort), état du marché local, timing.
  • Documenter chaque étape (photos, notes, factures) dans un dossier unique.
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Revenus locatifs

Les loyers perçus au Japon sont imposables et doivent être déclarés, y compris pour les non-résidents.

  • Déclaration annuelle obligatoire
  • Charges et amortissements déductibles
  • Gestionnaire fiscal requis si non-résident
  • Optimisation via la structure d'achat

Taxes immobilières

Posséder un bien implique une taxe à l'achat puis des taxes annuelles.

  • Taxe d'acquisition 3 % à l'achat
  • Taxe foncière annuelle ≈ 1,4 %
  • Taxe de planification urbaine éventuelle
  • Base = valeur cadastrale, souvent < prix

Plus-values immobilières

La revente d'un bien est taxée sur la plus-value, à un taux qui dépend fortement de la durée de détention.

  • Détention ≤ 5 ans : taux élevé (~39 %)
  • Détention > 5 ans : taux réduit (~20 %)
  • Abattement possible sur la résidence principale
  • Déclaration obligatoire, même non-résident
~39%plus-value court terme (≤ 5 ans)
~20%plus-value long terme (> 5 ans)
5 ansseuil clé (au 1er janvier)

Court terme vs long terme

La plus-value immobilière (譲渡所得) est imposée selon la durée de détention, appréciée au 1ᵉʳ janvier de l'année de la vente. Court terme (≤ 5 ans) : environ 39 % (national + local). Long terme (> 5 ans) : environ 20 %. Conserver le bien plus de 5 ans réduit donc fortement l'imposition à la revente.

Atténuer l'impôt

  • Abattement spécifique possible sur la résidence principale.
  • Les frais d'acquisition et de travaux augmentent le prix de revient (base).
  • Déclaration obligatoire, y compris pour un non-résident (via un mandataire fiscal).
  • La convention France-Japon évite la double imposition.
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En bonus : s'expatrier

L'expatriation vient en second plan. Rappel : posséder un bien ne donne aucun droit de séjour.

Guide de l'expatriation

S'installer au Japon demande de la préparation : visa, logement, banque et démarches en mairie.

  • Choisir le bon statut de résidence
  • Anticiper le CoE 1 à 3 mois avant
  • Déclarer son adresse sous 14 jours
  • S'affilier à l'assurance santé

Visa & statut de résidence

Le Japon ne délivre pas de visa unique : à chaque situation son statut, articulé autour du CoE (Certificate of Eligibility). Du visa de travail au visa investisseur, voici les grandes familles.

  • Travail: sponsorisé par un employeur japonais
  • Étudiant: inscription en école de langue ou université
  • Culturel: arts, cuisine, arts martiaux (activité non rémunérée)
  • Conjoint de Japonais·e ou de résident, ou PVT
  • Highly Skilled Professional, à points, voie rapide vers la PR
  • Business Manager : créer/diriger une société (voir fiche dédiée)
1–3 moisdélai du CoE avant le visa
5–7 jdélivrance du visa au consulat
JLPT N2japonais demandé (réforme 2026)

Le rôle central du CoE

Le Japon ne délivre pas de visa unique : chaque situation correspond à un statut de résidence. La pièce maîtresse est le Certificate of Eligibility (CoE), demandé au Japon par l'employeur ou le sponsor, puis converti en visa au consulat (5 à 7 jours ouvrés). Le CoE prend 1 à 3 mois : en 2026, les calendriers sont saturés, commencez 3 à 4 mois avant le départ.

Les principaux statuts

  • Travail (Engineer / Specialist in Humanities / International Services) : employeur sponsor.
  • Étudiant : école de langue ou université ; petit job autorisé (28 h/sem.).
  • Culturel / activités spécifiques : arts, cuisine, arts martiaux (activité non rémunérée).
  • Conjoint de Japonais·e ou de résident, PVT (−30 ans), nomade digital.
  • Highly Skilled Professional : système à points, voie rapide vers la PR.
  • Business Manager / investisseur : créer et diriger une société (voir la fiche dédiée ci-dessous).

Réforme 2026 : pour le visa Engineer/Specialist, un niveau de japonais (JLPT N2) ou une valeur économique tangible est désormais attendu.

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Visa investisseur (Business Manager)

Le visa le plus aligné avec un projet immobilier touristique : achetez une guesthouse, un ryokan ou un petit hôtel, créez une société pour l'exploiter, et obtenez un titre de séjour renouvelable, la voie d'une expatriation très long terme.

  • Capital social ≈ 5 M¥ et un bureau physique au Japon
  • Une activité réelle : un hébergement touristique exploité
  • Titre d'1 an, renouvelable (1 / 3 / 5 ans selon le dossier)
  • Après ~5 ans d'activité : éligibilité à la résidence permanente
≈ 5 M¥capital social minimum
1 andurée initiale, renouvelable
~5 ansvers la résidence permanente

De l'achat touristique au visa, en pratique

  • 1. Acheter l'actif : une guesthouse, un ryokan (旅館) ou un petit hôtel, idéalement avec la licence hôtelière (旅館業) déjà en place.
  • 2. Créer la société : une KK (株式会社) ou GK (合同会社) qui exploite le bien ; capital ≈ 5 M¥ et un vrai bureau (pas seulement un logement).
  • 3. Exploiter réellement : l'immigration exige une activité viable : chiffre d'affaires, business plan crédible, parfois un emploi créé.
  • 4. Renouveler & viser la PR : titre d'un an au départ, puis 1 / 3 / 5 ans ; après plusieurs années d'activité et une fiscalité en règle, la résidence permanente devient accessible.

L'atout du tourisme : avec un Japon à 42,7 M de visiteurs en 2025, un hébergement bien situé et bien géré finance la société tout en soutenant le dossier de visa.

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Visa nomade digital

Lancé en 2024, ce visa autorise un séjour de 6 mois pour les télétravailleurs étrangers.

  • Durée de 6 mois, non renouvelable en l'état
  • Revenu requis ~10 M¥ (~60 000 €)
  • Assurance santé privée obligatoire
  • Ne donne pas de carte de résident
6 moisdurée (non renouvelable en l'état)
~10 M¥revenu annuel requis (~60 000 €)
0carte de résident délivrée

Pour qui ?

Lancé en 2024, le visa nomade digital autorise un séjour de 6 mois pour les télétravailleurs étrangers employés ou prestataires hors du Japon. Il exige un revenu annuel d'environ 10 M¥ (~60 000 €) et une assurance santé privée couvrant le séjour. Il ne donne pas de carte de résident (zairyū) et n'ouvre pas, en l'état, de résidence fiscale au Japon : une porte d'entrée idéale pour « tester » le pays.

Points d'attention

  • Non renouvelable immédiatement : prévoir un délai avant de redéposer.
  • Pas d'inscription à l'assurance santé nationale ni au registre de résidence.
  • Idéal en amont d'un projet d'achat ou d'un visa de plus long terme.
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Résidence permanente

La résidence permanente offre une grande liberté, avec des règles renforcées en 2026.

  • En général après 10 ans de résidence
  • 1 à 3 ans pour les profils hautement qualifiés
  • Respect strict des impôts et cotisations
  • Statut révocable en cas de manquement
10 ansrésidence en général (1–3 ans en HSP)
3 ansmariage + 1 an au Japon (voie conjoint)
2027durcissement des règles à venir

Comment l'obtenir

La résidence permanente (eijūken) offre une grande liberté : plus de renouvellement de statut, accès facilité au crédit, libre choix d'emploi. La voie standard demande 10 ans de résidence continue, dont au moins 5 sur un visa qualifiant ; la voie conjoint, 3 ans de mariage + 1 an au Japon ; les profils hautement qualifiés (HSP) peuvent l'obtenir en 1 à 3 ans.

Des règles renforcées en 2026–2027

  • Respect strict des impôts et cotisations sociales : tout manquement peut entraîner la révocation.
  • À partir d'avril 2027, la transition vers la PR via visa de travail exigera un visa de 5 ans (au lieu de 3).
  • Casier vierge et stabilité de revenus attendus.
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Coût de la vie

Le coût de la vie est comparable à celui de Paris ; ce sont surtout les frais d'installation qui surprennent.

  • Studio Tokyo : 700–1 500 €/mois
  • Osaka, Kyoto, Fukuoka : 500–900 €
  • Prévoir 4 à 6 mois de loyer à l'entrée
  • Yen faible favorable aux euros
1 500–2 500 €budget mensuel confortable (solo)
-15 à -25%Osaka vs Tokyo (logement)
4–6 moisde loyer à l'entrée

Combien prévoir par mois

Un actif ou nomade seul vit confortablement avec 1 500 à 2 500 € par mois selon la ville. Studio 1K en banlieue : 80 000–120 000 ¥ (500–750 €) ; share house : 50 000–70 000 ¥. Transport avec Suica/PASMO : 10 000–15 000 ¥. Alimentation : 40 000–60 000 ¥ en mélangeant konbini, ramen et supermarché. Osaka est 15 à 25 % moins chère que Tokyo, Fukuoka encore davantage.

Les frais d'entrée qui surprennent

  • À la location, prévoyez 4 à 6 mois de loyer : dépôt (shikikin), key money (reikin), agence, garant, assurance.
  • Santé : système classé parmi les meilleurs au monde ; l'assurance nationale couvre ~70 %.
  • Le yen faible reste favorable aux budgets en euros.
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Impôt sur le revenu

Le Japon applique un impôt national progressif, complété d'une taxe locale et de cotisations sociales.

  • Barème national de 5 à 45 %
  • Surtaxe de reconstruction de 2,1 %
  • Résidence fiscale au-delà de 183 jours
  • Revenus mondiaux imposés pour les résidents
5–45%barème national progressif
~10%taxe de résidence locale
183 jseuil de résidence fiscale
2,1%surtaxe de reconstruction

Comment vous êtes imposé

Au-delà de 183 jours de séjour habituel, vous devenez résident fiscal japonais et êtes en principe imposé sur vos revenus mondiaux. Le barème national est progressif de 5 à 45 %, complété d'une taxe de résidence locale d'environ 10 % et d'une surtaxe de reconstruction de 2,1 %. Un salarié expatrié sous visa de travail est généralement résident fiscal dès son arrivée.

Le statut « résident non-permanent »

  • Pendant les 5 premières années, un « résident non-permanent » n'est imposé au Japon que sur ses revenus de source japonaise (et les sommes rapatriées).
  • Statut fiscalement avantageux en début d'expatriation.
  • Cotisations Shakai Hoken (santé, retraite, chômage) ≈ 15 % du salaire côté salarié.
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Convention France-Japon

Les accords bilatéraux protègent contre la double imposition et la double cotisation sociale.

  • Convention fiscale évitant la double imposition
  • Accord de sécurité sociale (2007)
  • Détachement : maintien du régime français
  • Trimestres japonais comptés pour la retraite
1996convention fiscale en vigueur
2007accord de sécurité sociale
0double imposition (si bien structuré)

Une double protection

La convention fiscale France-Japon (en vigueur depuis 1996) évite la double imposition : une fois votre résidence fiscale transférée au Japon, vous ne payez plus l'impôt sur le revenu en France, sauf sur vos revenus de source française (loyers, dividendes d'actions françaises). L'accord de sécurité sociale (2007) évite la double cotisation et permet, en détachement, de conserver le régime français.

Ce que cela change pour vous

  • Revenus de source française : restent imposables en France selon les règles dédiées.
  • Détachement : maintien possible du régime social français pour une durée limitée.
  • Retraite : les trimestres cotisés au Japon peuvent être pris en compte.
  • Une structuration en amont évite les mauvaises surprises des deux côtés.
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Vérifier l'état du bâti avant de signer

Le guide vous mène jusqu'à la remise des clés. Ces analyses répondent à la question qui décide vraiment de la valeur d'une maison japonaise : dans quel état est-elle, et combien coûtent les travaux ?

Guide gratuit

Le guide gratuit : acheter votre première maison au Japon

Recevez par email le guide Akiya d'immoJapon : la méthode en 7 étapes, les vraies fourchettes de prix et les pièges à éviter.

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