Combien prévoir au total ? Jamais plus de 6 % du prix
Au Japon, les frais annexes à l'achat (shohiyō, shohiyō) représentent au total au maximum 6 % du prix du bien — et souvent moins sur les biens chers, car plusieurs taxes sont calculées sur l'évaluation fiscale, très inférieure au prix du marché. C'est nettement moins qu'en France, où frais de notaire et commission d'agence dépassent facilement 10 % dans l'ancien.
Six postes composent l'addition :
- la commission d'agence chūkai tesūryō — le poste principal ;
- la taxe d'acquisition immobilière fudōsan shutoku-zei ;
- le droit d'enregistrement tōroku menkyo-zei ;
- les honoraires du shihō shoshi shihō shoshi ;
- le droit de timbre inshi-zei ;
- la régularisation prorata de la taxe foncière kotei shisan-zei seisan-kin.
Chaque poste est détaillé ci-dessous ; le déroulé complet de la transaction, étape par étape, est décrit dans notre guide de l'achat immobilier au Japon.
La commission d'agence (chūkai tesūryō) : 3 % + 60 000 ¥ + TVA
La commission de l'agence immobilière est plafonnée par la loi sur les transactions immobilières takuchi tatemono torihiki gyō-hō (Takuchi tatemono torihiki gyō hō). Pour un bien de plus de 4 M¥, le plafond est :
3 % du prix + 60 000 ¥ + TVA 10 %
Exemple sur un bien à 30 M¥
3 % × 30 000 000 + 60 000 = 960 000 ¥, plus 10 % de TVA (shōhi-zei) : 1 056 000 ¥, soit environ 7 000 €. La quasi-totalité des agences facturent le plafond : considérez-le comme le tarif normal du marché.
Cas particulier des petits biens
Depuis juillet 2024, pour les biens de 8 M¥ ou moins (typiquement les maisons vacantes), l'agence peut facturer jusqu'à 330 000 ¥ TTC même si la formule classique donnerait moins : sur une akiya à 3 M¥, la commission pèse donc proportionnellement plus lourd. Les biens sélectionnés dans nos pépites affichent toujours le prix hors frais annexes.
Les trois taxes de l'achat : acquisition, enregistrement, timbre
fudōsan shutoku-zei — la taxe d'acquisition
Perçue une seule fois par la préfecture, elle s'élève à 3 % de l'évaluation fiscale (kotei shisan-zei hyōka-gaku) pour les terrains et les logements — pas 3 % du prix payé. Cette évaluation est généralement très inférieure au prix du marché, et pour les terrains résidentiels la base est en plus réduite de moitié (mesure prolongée jusqu'en mars 2027). Résultat : la taxe représente souvent bien moins de 3 % du prix réel, parfois moins de 1 %. L'avis arrive par courrier 3 à 6 mois après l'achat : ne l'oubliez pas dans votre budget.
tōroku menkyo-zei — le droit d'enregistrement
Dû lors de l'inscription du transfert de propriété (shoyūken iten tōki) au registre foncier : 2 % de l'évaluation fiscale pour le terrain et 0,3 à 2 % pour le bâtiment selon les cas (des taux réduits existent pour une résidence principale répondant à certains critères). Là encore, la base est l'évaluation fiscale, pas le prix de vente.
inshi-zei — le droit de timbre
Un timbre fiscal est apposé sur le contrat de vente (baibai keiyakusho) : de 10 000 à 60 000 ¥ selon le prix. Au taux réduit actuellement en vigueur : 10 000 ¥ pour un contrat entre 10 et 50 M¥, 30 000 ¥ entre 50 et 100 M¥, 60 000 ¥ entre 100 et 500 M¥.
Le shihō shoshi : le juriste qui sécurise le transfert
Il n'y a pas de notaire dans une vente immobilière japonaise. C'est le shihō shoshi (shihō shoshi), juriste spécialisé dans les formalités foncières, qui vérifie l'identité des parties, contrôle les titres et inscrit le transfert de propriété au registre le jour du règlement (kessai).
Ses honoraires : environ 100 000 à 150 000 ¥ (670 à 1 000 €), auxquels s'ajoutent les droits d'enregistrement vus plus haut, qu'il collecte et reverse pour vous. C'est une dépense à ne jamais économiser : le shihō shoshi est votre principale protection contre les fraudes au titre de propriété.
La régularisation prorata de la taxe foncière (kotei shisan-zei seisan-kin)
Au Japon, la taxe foncière annuelle (kotei shisan-zei + toshi keikaku-zei) est due par le propriétaire inscrit au 1er janvier. L'usage — quasi systématique — veut que l'acheteur rembourse au vendeur la part correspondant à la période allant du jour du règlement au 31 décembre, au prorata des jours (kotei shisan-zei seisan-kin).
Exemple : bien à 30 M¥, taxe annuelle d'environ 100 000 ¥, règlement au 1er juillet → environ 50 000 ¥ à rembourser au vendeur. Le montant exact figure sur le décompte de règlement préparé par l'agence.
Exemple chiffré : un bien à 30 M¥ (≈ 200 000 €)
Voici l'addition complète pour un bien à 30 M¥ (≈ 200 000 € au taux de 150 ¥/€), avec une évaluation fiscale typique. Les montants de taxes sont des ordres de grandeur : l'évaluation exacte varie selon le bien.
| Poste | Base / règle | Montant estimé |
|---|---|---|
| Commission d'agence chūkai tesūryō | 3 % + 60 000 ¥ + TVA 10 % | 1 056 000 ¥ (≈ 7 040 €) |
| Taxe d'acquisition fudōsan shutoku-zei | 3 % de l'évaluation fiscale (terrain réduit de moitié) | ≈ 250 000 ¥ (≈ 1 670 €) |
| Enregistrement tōroku menkyo-zei | 2 % terrain / 0,3–2 % bâtiment, sur l'évaluation | ≈ 220 000 ¥ (≈ 1 470 €) |
| Shihō shoshi shihō shoshi | honoraires forfaitaires | ≈ 120 000 ¥ (≈ 800 €) |
| Droit de timbre inshi-zei | contrat entre 10 et 50 M¥ | 10 000 ¥ (≈ 65 €) |
| Prorata taxe foncière kotei shisan-zei seisan-kin | du jour du règlement au 31 décembre | ≈ 60 000 ¥ (≈ 400 €) |
| Total | — | ≈ 1 716 000 ¥ (≈ 11 400 €), soit 5,7 % |
On reste sous la barre des 6 %. Pour mesurer l'impact de ces frais sur votre rendement net, passez vos chiffres dans notre simulateur de rentabilité ; et si vous souhaitez être guidé de la recherche du bien à la remise des clés, découvrez notre accompagnement personnalisé.
Questions fréquentes
Y a-t-il des frais de notaire au Japon ?
Non : le notaire n'intervient pas dans une vente immobilière japonaise. Le transfert de propriété est sécurisé par le shihō shoshi shihō shoshi, dont les honoraires sont d'environ 100 000 à 150 000 ¥ (670 à 1 000 €). Les taxes d'enregistrement tōroku menkyo-zei s'y ajoutent, calculées sur l'évaluation fiscale du bien.
La commission d'agence de 3 % est-elle négociable ?
Le « 3 % + 60 000 ¥ + TVA » est un plafond légal fixé par la loi takuchi tatemono torihiki gyō-hō, pas un tarif imposé. En pratique, presque toutes les agences facturent le maximum ; quelques agences en ligne cassent les prix. Attention : pour les biens de 8 M¥ ou moins, un plafond spécial de 330 000 ¥ TTC s'applique depuis juillet 2024.
Quand paie-t-on la taxe d'acquisition fudōsan shutoku-zei ?
Elle n'est pas payée le jour de l'achat : la préfecture envoie l'avis d'imposition environ 3 à 6 mois après le transfert de propriété. Prévoyez cette somme dans votre trésorerie, car elle surprend beaucoup d'acheteurs. Elle se paie en une fois, en banque, au konbini ou en ligne.
Les frais sont-ils plus élevés pour un acheteur étranger non-résident ?
Non : taxes et commissions sont identiques quelle que soit la nationalité ou la résidence. Un non-résident doit en revanche prévoir quelques coûts pratiques supplémentaires : traduction ou interprétariat, procuration et notarisation de documents dans son pays, et frais de transfert international des fonds.
Faut-il payer la TVA (consommation) sur le prix du bien ?
Le terrain n'est jamais soumis à la TVA. Pour le bâtiment, la TVA de 10 % ne s'applique que si le vendeur est un professionnel (promoteur, marchand de biens) — et elle est alors déjà incluse dans le prix affiché. Entre particuliers, la vente d'un logement ancien n'est pas soumise à TVA.
Sources officielles
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